Local view for "http://purl.org/linkedpolitics/eu/plenary/2013-05-22-Speech-3-467-000"

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"Madame la Présidente, Mme Ashton a sans doute de bons motifs pour ne pas être présente avec nous, aujourd'hui. Cependant, le débat précédent sur la Syrie a montré à quel point notre inexistence, notre impuissance politique, notre incapacité à agir et peut-être même, d'ailleurs, à activer la protection temporaire, justifieraient absolument sa présence et une action un peu plus volontariste de sa part. Je trouve que ce débat-ci doit aussi nous mobiliser. Il doit nous mobiliser parce que, cela a été dit, le recouvrement est évidemment une question qui touche à la dignité, aux droits, au droit d'inventaire, d'ailleurs aussi, des nouveaux gouvernements ou des nouveaux élus dans les pays de la transition démocratique. Mais je voudrais ajouter à ce qui a été dit un élément supplémentaire. Au-delà du travail qui doit être fait de façon juridique, de façon politique, et en espérant réellement un vrai pilotage de l'Union européenne, qui ne consiste pas seulement à observer l'action bilatérale de chacun des pays créanciers, sur leur propre territoire, de ces pays, il convient aussi d'opérer un réel audit sur ce qu'on appelle la dette "odieuse" pour ces pays. Et la dette odieuse, c'est celle qui a été contractée par des élites politiques, tantôt pour assurer leur enrichissement personnel, tantôt pour acheter des armes utilisées contre leur population. J'aimerais aussi que, non seulement le service pour l'action extérieure pilote ces opérations, qui sont multilatérales, avec la Ligue arabe – vous avez raison, Madame Neyts-Uyttebroeck, c'est très important –, avec d'autres partenaires, avec le G 8, mais aussi que nous acceptions de réaliser l'audit sur la dette odieuse. M. Moncef Marzouki, ici présent, nous l'a demandé solennellement au mois de février. Je pense qu'il est de notre devoir d'apporter rapidement, non seulement une réponse politique, que nous avons tant de mal à fournir à la Syrie, mais aussi une réponse relevant de la coordination des politiques relatives au recouvrement et à la dette odieuse. C'est impératif et indispensable. C'est ce droit d'inventaire que les pays ont. Il faut au moins que nous leur offrions cette capacité d'exercer ce droit d'inventaire au lendemain de périodes de dictature aussi longues. J'attends donc vraiment que, sur ce sujet, le service pour l'action extérieure et la haute représentante assument le pilotage d'une opération de grande ampleur, qui prendra du temps, mais qui exigera surtout de la ténacité, de la détermination et une volonté de coordonner l'ensemble des acteurs. C'est extrêmement important si nous voulons être concrets dans le signal que nous donnerons aux populations."@fr2
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