Local view for "http://purl.org/linkedpolitics/eu/plenary/2007-05-09-Speech-3-196"

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"Madame la Présidente, chers collègues, ma réponse sera relativement brève, quoique la question nécessiterait, il est vrai, un vaste débat. Je partage, bien sûr, les analyses et les jugements que j'ai entendus au sujet de la qualité démocratique d'un certain nombre de pays de la Corne de l'Afrique. Je suis un petit peu plus réservé, en revanche, sur le sens à donner pour ce qui est de l'implication de la Commission et de l'Union européenne. Aujourd'hui, s'il y a une région dans laquelle la Commission est investie totalement, c'est bien la Corne de l'Afrique. C'est sans doute à la Corne de l'Afrique que je consacre le plus de temps. Madame Kinnock, vous avez parlé, bien entendu, de l'Éthiopie, et vous l'avez fait fort justement. Il y a un problème de droit international avec ce pays. Je ne cesse, d'ailleurs, lors de mes contacts et à la faveur de mes relations bilatérales avec le Premier ministre éthiopien, d'évoquer cette question. Je travaille quasi quotidiennement sur cette question. Je fais passer les messages qu'il faut faire passer: la question des prisonniers politiques, notamment. Je sais d'ailleurs que, pour le moment, on s'efforce, par le biais des anciens, de faire évoluer cette question. Pour ce qui est de la Somalie, permettez-moi de vous dire mon étonnement qu'on laisserait entendre que nous ne disons rien au gouvernement de transition. Permettez-moi de rappeler que les 15 millions d'euros que l'on m'a littéralement obligé de mettre à la disposition de la force de stabilisation ougandaise en Somalie, quasiment sans conditions, j'y étais totalement opposé si n'était pas respecté au préalable le principe d'inclusivité. Le président Youssouf nous a promis, à la suite de cette position et de cette condition que j'avais exprimées, d'organiser le Congrès national de réconciliation. On attend encore et toujours! Alors, puisque un débat comme celui-ci est fait pour ça, je dois vous dire que, si les choses n'avancent pas bien, ou n'avancent pas fort en Somalie, c'est pour deux raisons essentielles. La première, c'est qu'on ne place pas le conflit somalien, et la question somalienne, dans la perspective de la Corne de l'Afrique tout entière et que la Somalie, dans un certain nombre de cas, est devenue le champ de bataille des conflits qui lui sont extérieurs. C'est ça la vérité! Le différend entre l'Éthiopie et l'Érythrée mine, lui aussi, la question somalienne. Si on n'avance pas, si on ne trouve pas de solution, c'est aussi pour une deuxième raison, que, du reste, Madame Kinnock, vous avez mise en évidence. Dans la communauté internationale, il y a deux points de vue. On a beau faire semblant qu'il n'y en a qu'un, il y a en fait deux points de vue dans la communauté internationale. Le premier, c'est plutôt celui de l'Union européenne, et le deuxième, c'est le point de vue des États-Unis. Dès lors qu'un des grands acteurs de la communauté internationale choisit, préférentiellement, une stratégie de partenariat privilégié avec un des acteurs - appelons-la comme ça - et que, par ailleurs, nous sommes, nous, invités par nos propres États membres à établir une concordance parfaite - quelqu'un vient d'ailleurs de le demander - avec les autres partenaires internationaux, nous nous trouvons, dans un certain nombre de cas, dans une position de suiveur et, partant, nous n'avons pas la capacité d'agir, dirais-je, de manière proprement autonome, sur la base de notre vision propre, de notre jugement propre. C'est ça la vérité. Je ne veux plus laisser passer ça, parce qu'il est vraiment trop facile de dire: "Vous ne faites pas assez, vous devriez assurer la coordination avec notre partenaire que sont les États-Unis". Je ne critique pas les États-Unis - ils ont le droit d'avoir leur stratégie -, mais je pense que, si l'Union européenne avait la capacité d'avoir, de temps en temps, une stratégie plus autonome et plus indépendante sur ces questions-là, nous serions sans doute beaucoup plus efficaces. Voilà ce que je tenais à vous dire. Permettez-moi aussi de vous dire que ce que j'ai fait, ces derniers mois, dans la question du dialogue politique notamment, a été consacré, pour l'essentiel, à la Corne de l'Afrique. Si je présente cette stratégie - à la faveur d'un rapport, excellent au demeurant, qui vient appuyer cette stratégie -, c'est précisément parce que je pense que l'Union européenne n'a pas le droit de ne pas prendre d'initiative sur cette question et parce que je me dis que, comme la situation est tellement complexe et tellement difficile, il faut commencer par essayer de réunir tous les intéressés autour de la table de négociation, afin de régler les problèmes qu'ils ont en commun, et de trouver des solutions en commun, et ce, dans le but de les placer, entre eux, dans une perspective de dialogue, d'un dialogue qui soit autre chose que de discuter sans arrêt de leurs conflits. En d'autres termes, ouvrons une perspective sur la question des infrastructures, sur la question de la sécurité alimentaire, sur la question de la sécheresse, sur la question du pastoralisme, sur la question de l'eau, sur toutes ces questions qu'ils ont en commun: peut-être, alors, aura-t-on une chance de régler progressivement la question politique. Voilà ce que je voulais dire, Madame la Présidente. C'est vrai qu'il faut coordonner nos actions avec les autres grands décideurs. Je le pense très sincèrement, mais je pense aussi qu'il faut, de temps en temps, avoir une position qui soit la nôtre, pour la Somalie notamment. Je pense que, si nous avions pu aller jusqu'au bout de notre logique et dire "on ne donnera pas un sou pour la force de stabilisation tant que ce Congrès national de réconciliation n'aura pas démarré", on aurait été dans une position beaucoup plus forte. Je signale aussi - et c'est par là que je terminerai - que j'ai encore envoyé une lettre, extrêmement précise et dure, au président Youssouf pour lui rappeler ses engagements d'inclusivité dans la résolution de ce conflit."@ro18
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"Louis Michel,"18,5,20,15,1,19,14,16,11,13,8
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"membre de la Commission"18,5,20,15,1,19,14,16,11,13,8
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"Madame la Présidente, chers collègues, ma réponse sera relativement brève, quoique la question nécessiterait, il est vrai, un vaste débat. Je partage, bien sûr, les analyses et les jugements que j'ai entendus au sujet de la qualité démocratique d'un certain nombre de pays de la Corne de l'Afrique. Je suis un petit peu plus réservé, en revanche, sur le sens à donner pour ce qui est de l'implication de la Commission et de l'Union européenne. Aujourd'hui, s'il y a une région dans laquelle la Commission est investie totalement, c'est bien la Corne de l'Afrique. C'est sans doute à la Corne de l'Afrique que je consacre le plus de temps. Madame Kinnock, vous avez parlé, bien entendu, de l'Éthiopie, et vous l'avez fait fort justement. Il y a un problème de droit international avec ce pays. Je ne cesse, d'ailleurs, lors de mes contacts et à la faveur de mes relations bilatérales avec le Premier ministre éthiopien, d'évoquer cette question. Je travaille quasi quotidiennement sur cette question. Je fais passer les messages qu'il faut faire passer: la question des prisonniers politiques, notamment. Je sais d'ailleurs que, pour le moment, on s'efforce, par le biais des anciens, de faire évoluer cette question. Pour ce qui est de la Somalie, permettez-moi de vous dire mon étonnement qu'on laisserait entendre que nous ne disons rien au gouvernement de transition. Permettez-moi de rappeler que les 15 millions d'euros que l'on m'a littéralement obligé de mettre à la disposition de la force de stabilisation ougandaise en Somalie, quasiment sans conditions, j'y étais totalement opposé si n'était pas respecté au préalable le principe d'inclusivité. Le président Youssouf nous a promis, à la suite de cette position et de cette condition que j'avais exprimées, d'organiser le Congrès national de réconciliation. On attend encore et toujours! Alors, puisque un débat comme celui-ci est fait pour ça, je dois vous dire que, si les choses n'avancent pas bien, ou n'avancent pas fort en Somalie, c'est pour deux raisons essentielles. La première, c'est qu'on ne place pas le conflit somalien, et la question somalienne, dans la perspective de la Corne de l'Afrique tout entière et que la Somalie, dans un certain nombre de cas, est devenue le champ de bataille des conflits qui lui sont extérieurs. C'est ça la vérité! Le différend entre l'Éthiopie et l'Érythrée mine, lui aussi, la question somalienne. Si on n'avance pas, si on ne trouve pas de solution, c'est aussi pour une deuxième raison, que, du reste, Madame Kinnock, vous avez mise en évidence. Dans la communauté internationale, il y a deux points de vue. On a beau faire semblant qu'il n'y en a qu'un, il y a en fait deux points de vue dans la communauté internationale. Le premier, c'est plutôt celui de l'Union européenne, et le deuxième, c'est le point de vue des États-Unis. Dès lors qu'un des grands acteurs de la communauté internationale choisit, préférentiellement, une stratégie de partenariat privilégié avec un des acteurs - appelons-la comme ça - et que, par ailleurs, nous sommes, nous, invités par nos propres États membres à établir une concordance parfaite - quelqu'un vient d'ailleurs de le demander - avec les autres partenaires internationaux, nous nous trouvons, dans un certain nombre de cas, dans une position de suiveur et, partant, nous n'avons pas la capacité d'agir, dirais-je, de manière proprement autonome, sur la base de notre vision propre, de notre jugement propre. C'est ça la vérité. Je ne veux plus laisser passer ça, parce qu'il est vraiment trop facile de dire: "Vous ne faites pas assez, vous devriez assurer la coordination avec notre partenaire que sont les États-Unis". Je ne critique pas les États-Unis - ils ont le droit d'avoir leur stratégie -, mais je pense que, si l'Union européenne avait la capacité d'avoir, de temps en temps, une stratégie plus autonome et plus indépendante sur ces questions-là, nous serions sans doute beaucoup plus efficaces. Voilà ce que je tenais à vous dire. Permettez-moi aussi de vous dire que ce que j'ai fait, ces derniers mois, dans la question du dialogue politique notamment, a été consacré, pour l'essentiel, à la Corne de l'Afrique. Si je présente cette stratégie - à la faveur d'un rapport, excellent au demeurant, qui vient appuyer cette stratégie -, c'est précisément parce que je pense que l'Union européenne n'a pas le droit de ne pas prendre d'initiative sur cette question et parce que je me dis que, comme la situation est tellement complexe et tellement difficile, il faut commencer par essayer de réunir tous les intéressés autour de la table de négociation, afin de régler les problèmes qu'ils ont en commun, et de trouver des solutions en commun, et ce, dans le but de les placer, entre eux, dans une perspective de dialogue, d'un dialogue qui soit autre chose que de discuter sans arrêt de leurs conflits. En d'autres termes, ouvrons une perspective sur la question des infrastructures, sur la question de la sécurité alimentaire, sur la question de la sécheresse, sur la question du pastoralisme, sur la question de l'eau, sur toutes ces questions qu'ils ont en commun: peut-être, alors, aura-t-on une chance de régler progressivement la question politique. Voilà ce que je voulais dire, Madame la Présidente. C'est vrai qu'il faut coordonner nos actions avec les autres grands décideurs. Je le pense très sincèrement, mais je pense aussi qu'il faut, de temps en temps, avoir une position qui soit la nôtre, pour la Somalie notamment. Je pense que, si nous avions pu aller jusqu'au bout de notre logique et dire "on ne donnera pas un sou pour la force de stabilisation tant que ce Congrès national de réconciliation n'aura pas démarré", on aurait été dans une position beaucoup plus forte. Je signale aussi - et c'est par là que je terminerai - que j'ai encore envoyé une lettre, extrêmement précise et dure, au président Youssouf pour lui rappeler ses engagements d'inclusivité dans la résolution de ce conflit."@et5
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"Madame la Présidente, chers collègues, ma réponse sera relativement brève, quoique la question nécessiterait, il est vrai, un vaste débat. Je partage, bien sûr, les analyses et les jugements que j'ai entendus au sujet de la qualité démocratique d'un certain nombre de pays de la Corne de l'Afrique. Je suis un petit peu plus réservé, en revanche, sur le sens à donner pour ce qui est de l'implication de la Commission et de l'Union européenne. Aujourd'hui, s'il y a une région dans laquelle la Commission est investie totalement, c'est bien la Corne de l'Afrique. C'est sans doute à la Corne de l'Afrique que je consacre le plus de temps. Madame Kinnock, vous avez parlé, bien entendu, de l'Éthiopie, et vous l'avez fait fort justement. Il y a un problème de droit international avec ce pays. Je ne cesse, d'ailleurs, lors de mes contacts et à la faveur de mes relations bilatérales avec le Premier ministre éthiopien, d'évoquer cette question. Je travaille quasi quotidiennement sur cette question. Je fais passer les messages qu'il faut faire passer: la question des prisonniers politiques, notamment. Je sais d'ailleurs que, pour le moment, on s'efforce, par le biais des anciens, de faire évoluer cette question. Pour ce qui est de la Somalie, permettez-moi de vous dire mon étonnement qu'on laisserait entendre que nous ne disons rien au gouvernement de transition. Permettez-moi de rappeler que les 15 millions d'euros que l'on m'a littéralement obligé de mettre à la disposition de la force de stabilisation ougandaise en Somalie, quasiment sans conditions, j'y étais totalement opposé si n'était pas respecté au préalable le principe d'inclusivité. Le président Youssouf nous a promis, à la suite de cette position et de cette condition que j'avais exprimées, d'organiser le Congrès national de réconciliation. On attend encore et toujours! Alors, puisque un débat comme celui-ci est fait pour ça, je dois vous dire que, si les choses n'avancent pas bien, ou n'avancent pas fort en Somalie, c'est pour deux raisons essentielles. La première, c'est qu'on ne place pas le conflit somalien, et la question somalienne, dans la perspective de la Corne de l'Afrique tout entière et que la Somalie, dans un certain nombre de cas, est devenue le champ de bataille des conflits qui lui sont extérieurs. C'est ça la vérité! Le différend entre l'Éthiopie et l'Érythrée mine, lui aussi, la question somalienne. Si on n'avance pas, si on ne trouve pas de solution, c'est aussi pour une deuxième raison, que, du reste, Madame Kinnock, vous avez mise en évidence. Dans la communauté internationale, il y a deux points de vue. On a beau faire semblant qu'il n'y en a qu'un, il y a en fait deux points de vue dans la communauté internationale. Le premier, c'est plutôt celui de l'Union européenne, et le deuxième, c'est le point de vue des États-Unis. Dès lors qu'un des grands acteurs de la communauté internationale choisit, préférentiellement, une stratégie de partenariat privilégié avec un des acteurs - appelons-la comme ça - et que, par ailleurs, nous sommes, nous, invités par nos propres États membres à établir une concordance parfaite - quelqu'un vient d'ailleurs de le demander - avec les autres partenaires internationaux, nous nous trouvons, dans un certain nombre de cas, dans une position de suiveur et, partant, nous n'avons pas la capacité d'agir, dirais-je, de manière proprement autonome, sur la base de notre vision propre, de notre jugement propre. C'est ça la vérité. Je ne veux plus laisser passer ça, parce qu'il est vraiment trop facile de dire: "Vous ne faites pas assez, vous devriez assurer la coordination avec notre partenaire que sont les États-Unis". Je ne critique pas les États-Unis - ils ont le droit d'avoir leur stratégie -, mais je pense que, si l'Union européenne avait la capacité d'avoir, de temps en temps, une stratégie plus autonome et plus indépendante sur ces questions-là, nous serions sans doute beaucoup plus efficaces. Voilà ce que je tenais à vous dire. Permettez-moi aussi de vous dire que ce que j'ai fait, ces derniers mois, dans la question du dialogue politique notamment, a été consacré, pour l'essentiel, à la Corne de l'Afrique. Si je présente cette stratégie - à la faveur d'un rapport, excellent au demeurant, qui vient appuyer cette stratégie -, c'est précisément parce que je pense que l'Union européenne n'a pas le droit de ne pas prendre d'initiative sur cette question et parce que je me dis que, comme la situation est tellement complexe et tellement difficile, il faut commencer par essayer de réunir tous les intéressés autour de la table de négociation, afin de régler les problèmes qu'ils ont en commun, et de trouver des solutions en commun, et ce, dans le but de les placer, entre eux, dans une perspective de dialogue, d'un dialogue qui soit autre chose que de discuter sans arrêt de leurs conflits. En d'autres termes, ouvrons une perspective sur la question des infrastructures, sur la question de la sécurité alimentaire, sur la question de la sécheresse, sur la question du pastoralisme, sur la question de l'eau, sur toutes ces questions qu'ils ont en commun: peut-être, alors, aura-t-on une chance de régler progressivement la question politique. Voilà ce que je voulais dire, Madame la Présidente. C'est vrai qu'il faut coordonner nos actions avec les autres grands décideurs. Je le pense très sincèrement, mais je pense aussi qu'il faut, de temps en temps, avoir une position qui soit la nôtre, pour la Somalie notamment. Je pense que, si nous avions pu aller jusqu'au bout de notre logique et dire "on ne donnera pas un sou pour la force de stabilisation tant que ce Congrès national de réconciliation n'aura pas démarré", on aurait été dans une position beaucoup plus forte. Je signale aussi - et c'est par là que je terminerai - que j'ai encore envoyé une lettre, extrêmement précise et dure, au président Youssouf pour lui rappeler ses engagements d'inclusivité dans la résolution de ce conflit."@sl20
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"Madame la Présidente, chers collègues, ma réponse sera relativement brève, quoique la question nécessiterait, il est vrai, un vaste débat. Je partage, bien sûr, les analyses et les jugements que j'ai entendus au sujet de la qualité démocratique d'un certain nombre de pays de la Corne de l'Afrique. Je suis un petit peu plus réservé, en revanche, sur le sens à donner pour ce qui est de l'implication de la Commission et de l'Union européenne. Aujourd'hui, s'il y a une région dans laquelle la Commission est investie totalement, c'est bien la Corne de l'Afrique. C'est sans doute à la Corne de l'Afrique que je consacre le plus de temps. Madame Kinnock, vous avez parlé, bien entendu, de l'Éthiopie, et vous l'avez fait fort justement. Il y a un problème de droit international avec ce pays. Je ne cesse, d'ailleurs, lors de mes contacts et à la faveur de mes relations bilatérales avec le Premier ministre éthiopien, d'évoquer cette question. Je travaille quasi quotidiennement sur cette question. Je fais passer les messages qu'il faut faire passer: la question des prisonniers politiques, notamment. Je sais d'ailleurs que, pour le moment, on s'efforce, par le biais des anciens, de faire évoluer cette question. Pour ce qui est de la Somalie, permettez-moi de vous dire mon étonnement qu'on laisserait entendre que nous ne disons rien au gouvernement de transition. Permettez-moi de rappeler que les 15 millions d'euros que l'on m'a littéralement obligé de mettre à la disposition de la force de stabilisation ougandaise en Somalie, quasiment sans conditions, j'y étais totalement opposé si n'était pas respecté au préalable le principe d'inclusivité. Le président Youssouf nous a promis, à la suite de cette position et de cette condition que j'avais exprimées, d'organiser le Congrès national de réconciliation. On attend encore et toujours! Alors, puisque un débat comme celui-ci est fait pour ça, je dois vous dire que, si les choses n'avancent pas bien, ou n'avancent pas fort en Somalie, c'est pour deux raisons essentielles. La première, c'est qu'on ne place pas le conflit somalien, et la question somalienne, dans la perspective de la Corne de l'Afrique tout entière et que la Somalie, dans un certain nombre de cas, est devenue le champ de bataille des conflits qui lui sont extérieurs. C'est ça la vérité! Le différend entre l'Éthiopie et l'Érythrée mine, lui aussi, la question somalienne. Si on n'avance pas, si on ne trouve pas de solution, c'est aussi pour une deuxième raison, que, du reste, Madame Kinnock, vous avez mise en évidence. Dans la communauté internationale, il y a deux points de vue. On a beau faire semblant qu'il n'y en a qu'un, il y a en fait deux points de vue dans la communauté internationale. Le premier, c'est plutôt celui de l'Union européenne, et le deuxième, c'est le point de vue des États-Unis. Dès lors qu'un des grands acteurs de la communauté internationale choisit, préférentiellement, une stratégie de partenariat privilégié avec un des acteurs - appelons-la comme ça - et que, par ailleurs, nous sommes, nous, invités par nos propres États membres à établir une concordance parfaite - quelqu'un vient d'ailleurs de le demander - avec les autres partenaires internationaux, nous nous trouvons, dans un certain nombre de cas, dans une position de suiveur et, partant, nous n'avons pas la capacité d'agir, dirais-je, de manière proprement autonome, sur la base de notre vision propre, de notre jugement propre. C'est ça la vérité. Je ne veux plus laisser passer ça, parce qu'il est vraiment trop facile de dire: "Vous ne faites pas assez, vous devriez assurer la coordination avec notre partenaire que sont les États-Unis". Je ne critique pas les États-Unis - ils ont le droit d'avoir leur stratégie -, mais je pense que, si l'Union européenne avait la capacité d'avoir, de temps en temps, une stratégie plus autonome et plus indépendante sur ces questions-là, nous serions sans doute beaucoup plus efficaces. Voilà ce que je tenais à vous dire. Permettez-moi aussi de vous dire que ce que j'ai fait, ces derniers mois, dans la question du dialogue politique notamment, a été consacré, pour l'essentiel, à la Corne de l'Afrique. Si je présente cette stratégie - à la faveur d'un rapport, excellent au demeurant, qui vient appuyer cette stratégie -, c'est précisément parce que je pense que l'Union européenne n'a pas le droit de ne pas prendre d'initiative sur cette question et parce que je me dis que, comme la situation est tellement complexe et tellement difficile, il faut commencer par essayer de réunir tous les intéressés autour de la table de négociation, afin de régler les problèmes qu'ils ont en commun, et de trouver des solutions en commun, et ce, dans le but de les placer, entre eux, dans une perspective de dialogue, d'un dialogue qui soit autre chose que de discuter sans arrêt de leurs conflits. En d'autres termes, ouvrons une perspective sur la question des infrastructures, sur la question de la sécurité alimentaire, sur la question de la sécheresse, sur la question du pastoralisme, sur la question de l'eau, sur toutes ces questions qu'ils ont en commun: peut-être, alors, aura-t-on une chance de régler progressivement la question politique. Voilà ce que je voulais dire, Madame la Présidente. C'est vrai qu'il faut coordonner nos actions avec les autres grands décideurs. Je le pense très sincèrement, mais je pense aussi qu'il faut, de temps en temps, avoir une position qui soit la nôtre, pour la Somalie notamment. Je pense que, si nous avions pu aller jusqu'au bout de notre logique et dire "on ne donnera pas un sou pour la force de stabilisation tant que ce Congrès national de réconciliation n'aura pas démarré", on aurait été dans une position beaucoup plus forte. Je signale aussi - et c'est par là que je terminerai - que j'ai encore envoyé une lettre, extrêmement précise et dure, au président Youssouf pour lui rappeler ses engagements d'inclusivité dans la résolution de ce conflit."@mt15
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"Madame la Présidente, chers collègues, ma réponse sera relativement brève, quoique la question nécessiterait, il est vrai, un vaste débat. Je partage, bien sûr, les analyses et les jugements que j'ai entendus au sujet de la qualité démocratique d'un certain nombre de pays de la Corne de l'Afrique. Je suis un petit peu plus réservé, en revanche, sur le sens à donner pour ce qui est de l'implication de la Commission et de l'Union européenne. Aujourd'hui, s'il y a une région dans laquelle la Commission est investie totalement, c'est bien la Corne de l'Afrique. C'est sans doute à la Corne de l'Afrique que je consacre le plus de temps. Madame Kinnock, vous avez parlé, bien entendu, de l'Éthiopie, et vous l'avez fait fort justement. Il y a un problème de droit international avec ce pays. Je ne cesse, d'ailleurs, lors de mes contacts et à la faveur de mes relations bilatérales avec le Premier ministre éthiopien, d'évoquer cette question. Je travaille quasi quotidiennement sur cette question. Je fais passer les messages qu'il faut faire passer: la question des prisonniers politiques, notamment. Je sais d'ailleurs que, pour le moment, on s'efforce, par le biais des anciens, de faire évoluer cette question. Pour ce qui est de la Somalie, permettez-moi de vous dire mon étonnement qu'on laisserait entendre que nous ne disons rien au gouvernement de transition. Permettez-moi de rappeler que les 15 millions d'euros que l'on m'a littéralement obligé de mettre à la disposition de la force de stabilisation ougandaise en Somalie, quasiment sans conditions, j'y étais totalement opposé si n'était pas respecté au préalable le principe d'inclusivité. Le président Youssouf nous a promis, à la suite de cette position et de cette condition que j'avais exprimées, d'organiser le Congrès national de réconciliation. On attend encore et toujours! Alors, puisque un débat comme celui-ci est fait pour ça, je dois vous dire que, si les choses n'avancent pas bien, ou n'avancent pas fort en Somalie, c'est pour deux raisons essentielles. La première, c'est qu'on ne place pas le conflit somalien, et la question somalienne, dans la perspective de la Corne de l'Afrique tout entière et que la Somalie, dans un certain nombre de cas, est devenue le champ de bataille des conflits qui lui sont extérieurs. C'est ça la vérité! Le différend entre l'Éthiopie et l'Érythrée mine, lui aussi, la question somalienne. Si on n'avance pas, si on ne trouve pas de solution, c'est aussi pour une deuxième raison, que, du reste, Madame Kinnock, vous avez mise en évidence. Dans la communauté internationale, il y a deux points de vue. On a beau faire semblant qu'il n'y en a qu'un, il y a en fait deux points de vue dans la communauté internationale. Le premier, c'est plutôt celui de l'Union européenne, et le deuxième, c'est le point de vue des États-Unis. Dès lors qu'un des grands acteurs de la communauté internationale choisit, préférentiellement, une stratégie de partenariat privilégié avec un des acteurs - appelons-la comme ça - et que, par ailleurs, nous sommes, nous, invités par nos propres États membres à établir une concordance parfaite - quelqu'un vient d'ailleurs de le demander - avec les autres partenaires internationaux, nous nous trouvons, dans un certain nombre de cas, dans une position de suiveur et, partant, nous n'avons pas la capacité d'agir, dirais-je, de manière proprement autonome, sur la base de notre vision propre, de notre jugement propre. C'est ça la vérité. Je ne veux plus laisser passer ça, parce qu'il est vraiment trop facile de dire: "Vous ne faites pas assez, vous devriez assurer la coordination avec notre partenaire que sont les États-Unis". Je ne critique pas les États-Unis - ils ont le droit d'avoir leur stratégie -, mais je pense que, si l'Union européenne avait la capacité d'avoir, de temps en temps, une stratégie plus autonome et plus indépendante sur ces questions-là, nous serions sans doute beaucoup plus efficaces. Voilà ce que je tenais à vous dire. Permettez-moi aussi de vous dire que ce que j'ai fait, ces derniers mois, dans la question du dialogue politique notamment, a été consacré, pour l'essentiel, à la Corne de l'Afrique. Si je présente cette stratégie - à la faveur d'un rapport, excellent au demeurant, qui vient appuyer cette stratégie -, c'est précisément parce que je pense que l'Union européenne n'a pas le droit de ne pas prendre d'initiative sur cette question et parce que je me dis que, comme la situation est tellement complexe et tellement difficile, il faut commencer par essayer de réunir tous les intéressés autour de la table de négociation, afin de régler les problèmes qu'ils ont en commun, et de trouver des solutions en commun, et ce, dans le but de les placer, entre eux, dans une perspective de dialogue, d'un dialogue qui soit autre chose que de discuter sans arrêt de leurs conflits. En d'autres termes, ouvrons une perspective sur la question des infrastructures, sur la question de la sécurité alimentaire, sur la question de la sécheresse, sur la question du pastoralisme, sur la question de l'eau, sur toutes ces questions qu'ils ont en commun: peut-être, alors, aura-t-on une chance de régler progressivement la question politique. Voilà ce que je voulais dire, Madame la Présidente. C'est vrai qu'il faut coordonner nos actions avec les autres grands décideurs. Je le pense très sincèrement, mais je pense aussi qu'il faut, de temps en temps, avoir une position qui soit la nôtre, pour la Somalie notamment. Je pense que, si nous avions pu aller jusqu'au bout de notre logique et dire "on ne donnera pas un sou pour la force de stabilisation tant que ce Congrès national de réconciliation n'aura pas démarré", on aurait été dans une position beaucoup plus forte. Je signale aussi - et c'est par là que je terminerai - que j'ai encore envoyé une lettre, extrêmement précise et dure, au président Youssouf pour lui rappeler ses engagements d'inclusivité dans la résolution de ce conflit."@cs1
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"Louis Michel,"18,5,20,15,1,19,14,16,11,13,8
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"membre de la Commission"18,5,20,15,1,19,14,16,11,13,8
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"Madame la Présidente, chers collègues, ma réponse sera relativement brève, quoique la question nécessiterait, il est vrai, un vaste débat. Je partage, bien sûr, les analyses et les jugements que j'ai entendus au sujet de la qualité démocratique d'un certain nombre de pays de la Corne de l'Afrique. Je suis un petit peu plus réservé, en revanche, sur le sens à donner pour ce qui est de l'implication de la Commission et de l'Union européenne. Aujourd'hui, s'il y a une région dans laquelle la Commission est investie totalement, c'est bien la Corne de l'Afrique. C'est sans doute à la Corne de l'Afrique que je consacre le plus de temps. Madame Kinnock, vous avez parlé, bien entendu, de l'Éthiopie, et vous l'avez fait fort justement. Il y a un problème de droit international avec ce pays. Je ne cesse, d'ailleurs, lors de mes contacts et à la faveur de mes relations bilatérales avec le Premier ministre éthiopien, d'évoquer cette question. Je travaille quasi quotidiennement sur cette question. Je fais passer les messages qu'il faut faire passer: la question des prisonniers politiques, notamment. Je sais d'ailleurs que, pour le moment, on s'efforce, par le biais des anciens, de faire évoluer cette question. Pour ce qui est de la Somalie, permettez-moi de vous dire mon étonnement qu'on laisserait entendre que nous ne disons rien au gouvernement de transition. Permettez-moi de rappeler que les 15 millions d'euros que l'on m'a littéralement obligé de mettre à la disposition de la force de stabilisation ougandaise en Somalie, quasiment sans conditions, j'y étais totalement opposé si n'était pas respecté au préalable le principe d'inclusivité. Le président Youssouf nous a promis, à la suite de cette position et de cette condition que j'avais exprimées, d'organiser le Congrès national de réconciliation. On attend encore et toujours! Alors, puisque un débat comme celui-ci est fait pour ça, je dois vous dire que, si les choses n'avancent pas bien, ou n'avancent pas fort en Somalie, c'est pour deux raisons essentielles. La première, c'est qu'on ne place pas le conflit somalien, et la question somalienne, dans la perspective de la Corne de l'Afrique tout entière et que la Somalie, dans un certain nombre de cas, est devenue le champ de bataille des conflits qui lui sont extérieurs. C'est ça la vérité! Le différend entre l'Éthiopie et l'Érythrée mine, lui aussi, la question somalienne. Si on n'avance pas, si on ne trouve pas de solution, c'est aussi pour une deuxième raison, que, du reste, Madame Kinnock, vous avez mise en évidence. Dans la communauté internationale, il y a deux points de vue. On a beau faire semblant qu'il n'y en a qu'un, il y a en fait deux points de vue dans la communauté internationale. Le premier, c'est plutôt celui de l'Union européenne, et le deuxième, c'est le point de vue des États-Unis. Dès lors qu'un des grands acteurs de la communauté internationale choisit, préférentiellement, une stratégie de partenariat privilégié avec un des acteurs - appelons-la comme ça - et que, par ailleurs, nous sommes, nous, invités par nos propres États membres à établir une concordance parfaite - quelqu'un vient d'ailleurs de le demander - avec les autres partenaires internationaux, nous nous trouvons, dans un certain nombre de cas, dans une position de suiveur et, partant, nous n'avons pas la capacité d'agir, dirais-je, de manière proprement autonome, sur la base de notre vision propre, de notre jugement propre. C'est ça la vérité. Je ne veux plus laisser passer ça, parce qu'il est vraiment trop facile de dire: "Vous ne faites pas assez, vous devriez assurer la coordination avec notre partenaire que sont les États-Unis". Je ne critique pas les États-Unis - ils ont le droit d'avoir leur stratégie -, mais je pense que, si l'Union européenne avait la capacité d'avoir, de temps en temps, une stratégie plus autonome et plus indépendante sur ces questions-là, nous serions sans doute beaucoup plus efficaces. Voilà ce que je tenais à vous dire. Permettez-moi aussi de vous dire que ce que j'ai fait, ces derniers mois, dans la question du dialogue politique notamment, a été consacré, pour l'essentiel, à la Corne de l'Afrique. Si je présente cette stratégie - à la faveur d'un rapport, excellent au demeurant, qui vient appuyer cette stratégie -, c'est précisément parce que je pense que l'Union européenne n'a pas le droit de ne pas prendre d'initiative sur cette question et parce que je me dis que, comme la situation est tellement complexe et tellement difficile, il faut commencer par essayer de réunir tous les intéressés autour de la table de négociation, afin de régler les problèmes qu'ils ont en commun, et de trouver des solutions en commun, et ce, dans le but de les placer, entre eux, dans une perspective de dialogue, d'un dialogue qui soit autre chose que de discuter sans arrêt de leurs conflits. En d'autres termes, ouvrons une perspective sur la question des infrastructures, sur la question de la sécurité alimentaire, sur la question de la sécheresse, sur la question du pastoralisme, sur la question de l'eau, sur toutes ces questions qu'ils ont en commun: peut-être, alors, aura-t-on une chance de régler progressivement la question politique. Voilà ce que je voulais dire, Madame la Présidente. C'est vrai qu'il faut coordonner nos actions avec les autres grands décideurs. Je le pense très sincèrement, mais je pense aussi qu'il faut, de temps en temps, avoir une position qui soit la nôtre, pour la Somalie notamment. Je pense que, si nous avions pu aller jusqu'au bout de notre logique et dire "on ne donnera pas un sou pour la force de stabilisation tant que ce Congrès national de réconciliation n'aura pas démarré", on aurait été dans une position beaucoup plus forte. Je signale aussi - et c'est par là que je terminerai - que j'ai encore envoyé une lettre, extrêmement précise et dure, au président Youssouf pour lui rappeler ses engagements d'inclusivité dans la résolution de ce conflit."@sk19
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"Louis Michel,"18,5,20,15,1,19,14,16,11,13,8
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"membre de la Commission"18,5,20,15,1,19,14,16,11,13,8
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"Madame la Présidente, chers collègues, ma réponse sera relativement brève, quoique la question nécessiterait, il est vrai, un vaste débat. Je partage, bien sûr, les analyses et les jugements que j'ai entendus au sujet de la qualité démocratique d'un certain nombre de pays de la Corne de l'Afrique. Je suis un petit peu plus réservé, en revanche, sur le sens à donner pour ce qui est de l'implication de la Commission et de l'Union européenne. Aujourd'hui, s'il y a une région dans laquelle la Commission est investie totalement, c'est bien la Corne de l'Afrique. C'est sans doute à la Corne de l'Afrique que je consacre le plus de temps. Madame Kinnock, vous avez parlé, bien entendu, de l'Éthiopie, et vous l'avez fait fort justement. Il y a un problème de droit international avec ce pays. Je ne cesse, d'ailleurs, lors de mes contacts et à la faveur de mes relations bilatérales avec le Premier ministre éthiopien, d'évoquer cette question. Je travaille quasi quotidiennement sur cette question. Je fais passer les messages qu'il faut faire passer: la question des prisonniers politiques, notamment. Je sais d'ailleurs que, pour le moment, on s'efforce, par le biais des anciens, de faire évoluer cette question. Pour ce qui est de la Somalie, permettez-moi de vous dire mon étonnement qu'on laisserait entendre que nous ne disons rien au gouvernement de transition. Permettez-moi de rappeler que les 15 millions d'euros que l'on m'a littéralement obligé de mettre à la disposition de la force de stabilisation ougandaise en Somalie, quasiment sans conditions, j'y étais totalement opposé si n'était pas respecté au préalable le principe d'inclusivité. Le président Youssouf nous a promis, à la suite de cette position et de cette condition que j'avais exprimées, d'organiser le Congrès national de réconciliation. On attend encore et toujours! Alors, puisque un débat comme celui-ci est fait pour ça, je dois vous dire que, si les choses n'avancent pas bien, ou n'avancent pas fort en Somalie, c'est pour deux raisons essentielles. La première, c'est qu'on ne place pas le conflit somalien, et la question somalienne, dans la perspective de la Corne de l'Afrique tout entière et que la Somalie, dans un certain nombre de cas, est devenue le champ de bataille des conflits qui lui sont extérieurs. C'est ça la vérité! Le différend entre l'Éthiopie et l'Érythrée mine, lui aussi, la question somalienne. Si on n'avance pas, si on ne trouve pas de solution, c'est aussi pour une deuxième raison, que, du reste, Madame Kinnock, vous avez mise en évidence. Dans la communauté internationale, il y a deux points de vue. On a beau faire semblant qu'il n'y en a qu'un, il y a en fait deux points de vue dans la communauté internationale. Le premier, c'est plutôt celui de l'Union européenne, et le deuxième, c'est le point de vue des États-Unis. Dès lors qu'un des grands acteurs de la communauté internationale choisit, préférentiellement, une stratégie de partenariat privilégié avec un des acteurs - appelons-la comme ça - et que, par ailleurs, nous sommes, nous, invités par nos propres États membres à établir une concordance parfaite - quelqu'un vient d'ailleurs de le demander - avec les autres partenaires internationaux, nous nous trouvons, dans un certain nombre de cas, dans une position de suiveur et, partant, nous n'avons pas la capacité d'agir, dirais-je, de manière proprement autonome, sur la base de notre vision propre, de notre jugement propre. C'est ça la vérité. Je ne veux plus laisser passer ça, parce qu'il est vraiment trop facile de dire: "Vous ne faites pas assez, vous devriez assurer la coordination avec notre partenaire que sont les États-Unis". Je ne critique pas les États-Unis - ils ont le droit d'avoir leur stratégie -, mais je pense que, si l'Union européenne avait la capacité d'avoir, de temps en temps, une stratégie plus autonome et plus indépendante sur ces questions-là, nous serions sans doute beaucoup plus efficaces. Voilà ce que je tenais à vous dire. Permettez-moi aussi de vous dire que ce que j'ai fait, ces derniers mois, dans la question du dialogue politique notamment, a été consacré, pour l'essentiel, à la Corne de l'Afrique. Si je présente cette stratégie - à la faveur d'un rapport, excellent au demeurant, qui vient appuyer cette stratégie -, c'est précisément parce que je pense que l'Union européenne n'a pas le droit de ne pas prendre d'initiative sur cette question et parce que je me dis que, comme la situation est tellement complexe et tellement difficile, il faut commencer par essayer de réunir tous les intéressés autour de la table de négociation, afin de régler les problèmes qu'ils ont en commun, et de trouver des solutions en commun, et ce, dans le but de les placer, entre eux, dans une perspective de dialogue, d'un dialogue qui soit autre chose que de discuter sans arrêt de leurs conflits. En d'autres termes, ouvrons une perspective sur la question des infrastructures, sur la question de la sécurité alimentaire, sur la question de la sécheresse, sur la question du pastoralisme, sur la question de l'eau, sur toutes ces questions qu'ils ont en commun: peut-être, alors, aura-t-on une chance de régler progressivement la question politique. Voilà ce que je voulais dire, Madame la Présidente. C'est vrai qu'il faut coordonner nos actions avec les autres grands décideurs. Je le pense très sincèrement, mais je pense aussi qu'il faut, de temps en temps, avoir une position qui soit la nôtre, pour la Somalie notamment. Je pense que, si nous avions pu aller jusqu'au bout de notre logique et dire "on ne donnera pas un sou pour la force de stabilisation tant que ce Congrès national de réconciliation n'aura pas démarré", on aurait été dans une position beaucoup plus forte. Je signale aussi - et c'est par là que je terminerai - que j'ai encore envoyé une lettre, extrêmement précise et dure, au président Youssouf pour lui rappeler ses engagements d'inclusivité dans la résolution de ce conflit."@lt14
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"Louis Michel,"18,5,20,15,1,19,14,16,11,13,8
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"membre de la Commission"18,5,20,15,1,19,14,16,11,13,8
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"Madame la Présidente, chers collègues, ma réponse sera relativement brève, quoique la question nécessiterait, il est vrai, un vaste débat. Je partage, bien sûr, les analyses et les jugements que j'ai entendus au sujet de la qualité démocratique d'un certain nombre de pays de la Corne de l'Afrique. Je suis un petit peu plus réservé, en revanche, sur le sens à donner pour ce qui est de l'implication de la Commission et de l'Union européenne. Aujourd'hui, s'il y a une région dans laquelle la Commission est investie totalement, c'est bien la Corne de l'Afrique. C'est sans doute à la Corne de l'Afrique que je consacre le plus de temps. Madame Kinnock, vous avez parlé, bien entendu, de l'Éthiopie, et vous l'avez fait fort justement. Il y a un problème de droit international avec ce pays. Je ne cesse, d'ailleurs, lors de mes contacts et à la faveur de mes relations bilatérales avec le Premier ministre éthiopien, d'évoquer cette question. Je travaille quasi quotidiennement sur cette question. Je fais passer les messages qu'il faut faire passer: la question des prisonniers politiques, notamment. Je sais d'ailleurs que, pour le moment, on s'efforce, par le biais des anciens, de faire évoluer cette question. Pour ce qui est de la Somalie, permettez-moi de vous dire mon étonnement qu'on laisserait entendre que nous ne disons rien au gouvernement de transition. Permettez-moi de rappeler que les 15 millions d'euros que l'on m'a littéralement obligé de mettre à la disposition de la force de stabilisation ougandaise en Somalie, quasiment sans conditions, j'y étais totalement opposé si n'était pas respecté au préalable le principe d'inclusivité. Le président Youssouf nous a promis, à la suite de cette position et de cette condition que j'avais exprimées, d'organiser le Congrès national de réconciliation. On attend encore et toujours! Alors, puisque un débat comme celui-ci est fait pour ça, je dois vous dire que, si les choses n'avancent pas bien, ou n'avancent pas fort en Somalie, c'est pour deux raisons essentielles. La première, c'est qu'on ne place pas le conflit somalien, et la question somalienne, dans la perspective de la Corne de l'Afrique tout entière et que la Somalie, dans un certain nombre de cas, est devenue le champ de bataille des conflits qui lui sont extérieurs. C'est ça la vérité! Le différend entre l'Éthiopie et l'Érythrée mine, lui aussi, la question somalienne. Si on n'avance pas, si on ne trouve pas de solution, c'est aussi pour une deuxième raison, que, du reste, Madame Kinnock, vous avez mise en évidence. Dans la communauté internationale, il y a deux points de vue. On a beau faire semblant qu'il n'y en a qu'un, il y a en fait deux points de vue dans la communauté internationale. Le premier, c'est plutôt celui de l'Union européenne, et le deuxième, c'est le point de vue des États-Unis. Dès lors qu'un des grands acteurs de la communauté internationale choisit, préférentiellement, une stratégie de partenariat privilégié avec un des acteurs - appelons-la comme ça - et que, par ailleurs, nous sommes, nous, invités par nos propres États membres à établir une concordance parfaite - quelqu'un vient d'ailleurs de le demander - avec les autres partenaires internationaux, nous nous trouvons, dans un certain nombre de cas, dans une position de suiveur et, partant, nous n'avons pas la capacité d'agir, dirais-je, de manière proprement autonome, sur la base de notre vision propre, de notre jugement propre. C'est ça la vérité. Je ne veux plus laisser passer ça, parce qu'il est vraiment trop facile de dire: "Vous ne faites pas assez, vous devriez assurer la coordination avec notre partenaire que sont les États-Unis". Je ne critique pas les États-Unis - ils ont le droit d'avoir leur stratégie -, mais je pense que, si l'Union européenne avait la capacité d'avoir, de temps en temps, une stratégie plus autonome et plus indépendante sur ces questions-là, nous serions sans doute beaucoup plus efficaces. Voilà ce que je tenais à vous dire. Permettez-moi aussi de vous dire que ce que j'ai fait, ces derniers mois, dans la question du dialogue politique notamment, a été consacré, pour l'essentiel, à la Corne de l'Afrique. Si je présente cette stratégie - à la faveur d'un rapport, excellent au demeurant, qui vient appuyer cette stratégie -, c'est précisément parce que je pense que l'Union européenne n'a pas le droit de ne pas prendre d'initiative sur cette question et parce que je me dis que, comme la situation est tellement complexe et tellement difficile, il faut commencer par essayer de réunir tous les intéressés autour de la table de négociation, afin de régler les problèmes qu'ils ont en commun, et de trouver des solutions en commun, et ce, dans le but de les placer, entre eux, dans une perspective de dialogue, d'un dialogue qui soit autre chose que de discuter sans arrêt de leurs conflits. En d'autres termes, ouvrons une perspective sur la question des infrastructures, sur la question de la sécurité alimentaire, sur la question de la sécheresse, sur la question du pastoralisme, sur la question de l'eau, sur toutes ces questions qu'ils ont en commun: peut-être, alors, aura-t-on une chance de régler progressivement la question politique. Voilà ce que je voulais dire, Madame la Présidente. C'est vrai qu'il faut coordonner nos actions avec les autres grands décideurs. Je le pense très sincèrement, mais je pense aussi qu'il faut, de temps en temps, avoir une position qui soit la nôtre, pour la Somalie notamment. Je pense que, si nous avions pu aller jusqu'au bout de notre logique et dire "on ne donnera pas un sou pour la force de stabilisation tant que ce Congrès national de réconciliation n'aura pas démarré", on aurait été dans une position beaucoup plus forte. Je signale aussi - et c'est par là que je terminerai - que j'ai encore envoyé une lettre, extrêmement précise et dure, au président Youssouf pour lui rappeler ses engagements d'inclusivité dans la résolution de ce conflit."@pl16
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"Louis Michel,"18,5,20,15,1,19,14,16,11,13,8
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"Madame la Présidente, chers collègues, ma réponse sera relativement brève, quoique la question nécessiterait, il est vrai, un vaste débat. Je partage, bien sûr, les analyses et les jugements que j'ai entendus au sujet de la qualité démocratique d'un certain nombre de pays de la Corne de l'Afrique. Je suis un petit peu plus réservé, en revanche, sur le sens à donner pour ce qui est de l'implication de la Commission et de l'Union européenne. Aujourd'hui, s'il y a une région dans laquelle la Commission est investie totalement, c'est bien la Corne de l'Afrique. C'est sans doute à la Corne de l'Afrique que je consacre le plus de temps. Madame Kinnock, vous avez parlé, bien entendu, de l'Éthiopie, et vous l'avez fait fort justement. Il y a un problème de droit international avec ce pays. Je ne cesse, d'ailleurs, lors de mes contacts et à la faveur de mes relations bilatérales avec le Premier ministre éthiopien, d'évoquer cette question. Je travaille quasi quotidiennement sur cette question. Je fais passer les messages qu'il faut faire passer: la question des prisonniers politiques, notamment. Je sais d'ailleurs que, pour le moment, on s'efforce, par le biais des anciens, de faire évoluer cette question. Pour ce qui est de la Somalie, permettez-moi de vous dire mon étonnement qu'on laisserait entendre que nous ne disons rien au gouvernement de transition. Permettez-moi de rappeler que les 15 millions d'euros que l'on m'a littéralement obligé de mettre à la disposition de la force de stabilisation ougandaise en Somalie, quasiment sans conditions, j'y étais totalement opposé si n'était pas respecté au préalable le principe d'inclusivité. Le président Youssouf nous a promis, à la suite de cette position et de cette condition que j'avais exprimées, d'organiser le Congrès national de réconciliation. On attend encore et toujours! Alors, puisque un débat comme celui-ci est fait pour ça, je dois vous dire que, si les choses n'avancent pas bien, ou n'avancent pas fort en Somalie, c'est pour deux raisons essentielles. La première, c'est qu'on ne place pas le conflit somalien, et la question somalienne, dans la perspective de la Corne de l'Afrique tout entière et que la Somalie, dans un certain nombre de cas, est devenue le champ de bataille des conflits qui lui sont extérieurs. C'est ça la vérité! Le différend entre l'Éthiopie et l'Érythrée mine, lui aussi, la question somalienne. Si on n'avance pas, si on ne trouve pas de solution, c'est aussi pour une deuxième raison, que, du reste, Madame Kinnock, vous avez mise en évidence. Dans la communauté internationale, il y a deux points de vue. On a beau faire semblant qu'il n'y en a qu'un, il y a en fait deux points de vue dans la communauté internationale. Le premier, c'est plutôt celui de l'Union européenne, et le deuxième, c'est le point de vue des États-Unis. Dès lors qu'un des grands acteurs de la communauté internationale choisit, préférentiellement, une stratégie de partenariat privilégié avec un des acteurs - appelons-la comme ça - et que, par ailleurs, nous sommes, nous, invités par nos propres États membres à établir une concordance parfaite - quelqu'un vient d'ailleurs de le demander - avec les autres partenaires internationaux, nous nous trouvons, dans un certain nombre de cas, dans une position de suiveur et, partant, nous n'avons pas la capacité d'agir, dirais-je, de manière proprement autonome, sur la base de notre vision propre, de notre jugement propre. C'est ça la vérité. Je ne veux plus laisser passer ça, parce qu'il est vraiment trop facile de dire: "Vous ne faites pas assez, vous devriez assurer la coordination avec notre partenaire que sont les États-Unis". Je ne critique pas les États-Unis - ils ont le droit d'avoir leur stratégie -, mais je pense que, si l'Union européenne avait la capacité d'avoir, de temps en temps, une stratégie plus autonome et plus indépendante sur ces questions-là, nous serions sans doute beaucoup plus efficaces. Voilà ce que je tenais à vous dire. Permettez-moi aussi de vous dire que ce que j'ai fait, ces derniers mois, dans la question du dialogue politique notamment, a été consacré, pour l'essentiel, à la Corne de l'Afrique. Si je présente cette stratégie - à la faveur d'un rapport, excellent au demeurant, qui vient appuyer cette stratégie -, c'est précisément parce que je pense que l'Union européenne n'a pas le droit de ne pas prendre d'initiative sur cette question et parce que je me dis que, comme la situation est tellement complexe et tellement difficile, il faut commencer par essayer de réunir tous les intéressés autour de la table de négociation, afin de régler les problèmes qu'ils ont en commun, et de trouver des solutions en commun, et ce, dans le but de les placer, entre eux, dans une perspective de dialogue, d'un dialogue qui soit autre chose que de discuter sans arrêt de leurs conflits. En d'autres termes, ouvrons une perspective sur la question des infrastructures, sur la question de la sécurité alimentaire, sur la question de la sécheresse, sur la question du pastoralisme, sur la question de l'eau, sur toutes ces questions qu'ils ont en commun: peut-être, alors, aura-t-on une chance de régler progressivement la question politique. Voilà ce que je voulais dire, Madame la Présidente. C'est vrai qu'il faut coordonner nos actions avec les autres grands décideurs. Je le pense très sincèrement, mais je pense aussi qu'il faut, de temps en temps, avoir une position qui soit la nôtre, pour la Somalie notamment. Je pense que, si nous avions pu aller jusqu'au bout de notre logique et dire "on ne donnera pas un sou pour la force de stabilisation tant que ce Congrès national de réconciliation n'aura pas démarré", on aurait été dans une position beaucoup plus forte. Je signale aussi - et c'est par là que je terminerai - que j'ai encore envoyé une lettre, extrêmement précise et dure, au président Youssouf pour lui rappeler ses engagements d'inclusivité dans la résolution de ce conflit."@hu11
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"Louis Michel,"18,5,20,15,1,19,14,16,11,13,8
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"membre de la Commission"18,5,20,15,1,19,14,16,11,13,8
lpv:translated text
"Fru formand, ærede medlemmer! Mit svar vil blive forholdsvist kort, selv om dette spørgsmål selvfølgelig ville kræve en større debat. Selv om jeg naturligvis er enig i de analyser og vurderinger, som jeg har hørt vedrørende spørgsmålet om den demokratiske tilstand i visse af landene på Afrikas Horn, er jeg en smule mere tilbageholdende, hvad angår Kommissionens og EU's indblanding. Afrikas Horn er i dag en region, som Kommissionen er dybt involveret i, og det er uden tvivl den region, som jeg personligt bruger mest tid på. Fru Kinnock, De talte naturligvis om Etiopien, og det gjorde De med rette, for der er et problem med dette land i forhold til international ret, et problem, som jeg i øvrigt bliver ved med at rejse over for landets premierminister, når jeg er i kontakt med ham i forbindelse med mit arbejde med de bilaterale forbindelser. Jeg arbejder rent faktisk næsten dagligt med dette spørgsmål. Jeg viderebringer de budskaber, der skal viderebringes, navnlig spørgsmålet om politiske fanger. Jeg ved også, at personer på meget højt plan gør en indsats for at løse dette problem. Hvis vi vender blikket mod Somalia, må jeg sige, at jeg er forbavset over at skulle høre, at vi ikke sagde noget til overgangsregeringen. Tillad mig at minde om, at jeg bogstavelig talt blev pålagt at stille 15 millioner euro til rådighed for den ugandiske stabiliseringsstyrke i Somalia stort set betingelsesløst, selv om jeg var fuldstændig imod dette, såfremt princippet om at inddrage alle parter ikke blev overholdt fra starten. Præsident Yusuf lovede os, at han ville arrangere en national kongres for forsoning. Den venter vi stadig på. Eftersom en debat som denne passer til lejligheden, bliver jeg nødt til at sige, at hvis tingene i Somalia ikke går godt eller ikke bevæger sig fremad tilstrækkeligt hurtigt, skyldes det især to ting. Den første er, at konflikten i Somalia og Somalia-spørgsmålet ikke tages i betragtning i forbindelse med Afrikas Horn som helhed, og at Somalia i en række tilfælde er blevet slagmark for konflikter mellem personer udefra, og det er sådan, at tingene reelt ser ud. Uoverensstemmelserne mellem Etiopien og Eritrea berører også Somalia-spørgsmålet. Hvis der ikke sker fremskridt, hvis der ikke findes en løsning, skyldes det også en anden ting, hvilket fru Kinnock har givet os eksempler på. Der er to synspunkter i det internationale samfund. Prøv blot at foregive, at der kun er en, men faktum er, at der findes to synspunkter i det internationale samfund. Det første tilhører forholdsvis EU, og det andet tilhører forholdsvis USA. Så snart en af de store aktører i det internationale samfund vælger, hvad vi kan kalde en strategi for privilegeret partnerskab med en anden, og når vi af vores egne medlemsstater opfordres til præcis at matche denne strategi med de andre internationale partnere - hvilket en netop har gjort - befinder vi os i en række tilfælde i en situation, hvor vi følger bagefter de andre, og der ville jeg sige, at så er vi ikke i stand til at handle på helt uafhængig vis, på baggrund af, hvordan vi selv opfatter tingene og på baggrund af vores egen dømmekraft. Det er sådan, det er. Jeg ønsker ikke, at denne situation tolereres længere, eftersom det er meget let at sige til en: "Du gør ikke nok, du bliver nødt til at sikre koordineringen med vores partner, dvs. USA". Jeg kritiserer ikke USA - som har ret til at have sin egen strategi - men jeg mener, at såfremt EU indimellem var i stand til at have en større strategisk uafhængighed og større selvstændighed i disse spørgsmål, ville vi uden nogen tvivl være langt mere effektive. Det var, hvad jeg ønskede at sige til jer. Tillad mig også at sige, at det, som jeg har beskæftiget mig med i løbet af de seneste måneder, navnlig hvad angår politisk dialog, stort set kun har drejet sig om Afrikas Horn. Grunden til at jeg fremsætter denne strategi - gennem en betænkning, som anvender strategien og i øvrigt er fremragende - er netop, fordi jeg mener, at EU ikke kan tillade sig at stå tilbage fra at tage initiativet i denne sag, og fordi jeg siger til mig selv, at situationen er så kompleks og så vanskelig, at vi bliver nødt til at starte med at forsøge at samle alle interessenterne omkring forhandlingsbordet for at løse de problemer, som de har til fælles, og sammen finde nogle løsninger, alt sammen med det formål at sætte dem i en situation, hvor der er udsigt til dialog - en dialog, som er noget andet end at diskutere konflikterne mellem dem nonstop. Med andre ord, lad os åbne perspektivet for, at der bliver gjort noget ved infrastrukturen, ved fødevaresikkerheden, ved tørken, ved pastoralismen, ved vandsituationen, ved alle disse spørgsmål, som de har en fælles interesse i, og derefter kan der måske være en chance for at gøre noget ved de politiske spørgsmål. Det var, hvad jeg ønskede at sige. Det er korrekt, at vi bliver nødt til at koordinere vores indsats med de øvrige store beslutningstagere. Det mener jeg helt oprigtigt, men jeg mener også, at der indimellem er behov for, at vi fastholder vores egen holdning, bl.a. i spørgsmål som Somalia. Jeg mener, at hvis vi havde været i stand til at føre vores idéer frem til deres logiske mål og sagt: "Vi giver ikke en øre til stabiliseringsstyrken, før den nationale kongres for forsoning er oppe at køre", så ville vi have stået langt stærkere. Jeg vil også sige - og det bliver mit sidste punkt - at jeg endvidere har sendt et brev med en meget præcis og hård ordlyd til præsident Yusuf for at minde ham om hans tilsagn om at inddrage alle parter i løsningen af denne konflikt."@da2
lpv:translated text
". Arvoisa puhemies, hyvät parlamentin jäsenet, vastaukseni on melko lyhyt, vaikka tämän asian käsittelyyn tarvittaisiin tietenkin kokonainen keskustelu. Vaikka yhdyn toki niihin analyyseihin ja tuomitseviin mielipiteisiin, joita olen kuullut tiettyjen Afrikan sarven valtioiden demokraattisesta valtuutuksesta, olen vähän varovaisempi komission ja Euroopan unionin osallisuuden suhteen. Nykyisin Afrikan sarvesta voidaan sanoa, että se on alue, johon Euroopan komissio on täysin sitoutunut, ja se on epäilemättä alue, jolle itse omistan eniten aikaa. Jäsen Kinnock puhui tietenkin Etiopiasta, täysin perustellusti, sillä sen suhteen on kansainväliseen lainsäädäntöön liittyvä ongelma. Lisäisin, että otan jatkuvasti esiin tuon ongelman keskusteluissa maan pääministerin kanssa, kun olen yhteydessä häneen työskennellessäni kahdenvälisten suhteiden hyväksi. Itse asiassa teen lähes päivittäin työtä tuon ongelman parissa. Välitän ne viestit, jotka on välitettävä. Erityisesti puhun poliittisista vangeista. Tiedän myös, että hyvin korkealla tasolla työskennellään tämän asian edistämiseksi. Seuraavaksi puhun Somaliasta. Haluan sanoa, että olen ällistynyt siitä, että joku väittää, ettemme sano mitään väliaikaiselle hallitukselle. Huomauttaisin, että minut kirjaimellisesti pakotettiin hyväksymään 15 miljoonan euron antaminen Somaliassa oleville Ugandan vakautusjoukoille, käytännössä ehdoitta, vaikka olin täysin sitä vastaan, ellei kaikkien osapuolten mukanaolon periaatetta noudatettaisi alusta lähtien. Kun olimme ilmaisseet kantamme selvästi ja minä olin asettanut tuon ehdon, presidentti Youssouf lupasi meille, että hän järjestäisi kansallisen sovittelukongressin. Sitä odotamme yhä. Koska nyt käymämme keskustelu soveltuu tähän tarkoitukseen, minun on kerrottava teille, miksi asiat eivät etene Somaliassa hyvin eivätkä nopeasti. Pääsyitä on kaksi. Ensimmäinen niistä on se, että Somalian konfliktia ja yleisesti ottaen Somalian kysymystä ei ajatella koko Afrikan sarven näkökulmasta ja että Somalia on monissa tapauksissa joutunut ulkopuolisten keskinäisten konfliktien taistelukentäksi. Näin todella on – myös Etiopian ja Eritrean erimielisyydet liittyvät Somalian kysymykseen. Se, ettei Somalian suhteen päästä eteenpäin eikä löydetä ratkaisua, johtuu myös toisesta syystä, josta jäsen Kinnock antoi esimerkkejä. Kansainvälisessä yhteisössä on kaksi näkökulmaa. Vaikka kuinka yritettäisiin väittää, että niitä on vain yksi, totuus on, että kansainvälisessä yhteisössä on kaksi eri näkökulmaa – ensimmäinen niistä on erityisesti Euroopan unionin kannattama, toinen Yhdysvaltojen. Kun joku suurista kansainvälisen yhteisön vaikuttajista päätyy suhteessaan toiseen valtioon strategiaan, jota voimme kutsua etuoikeutetun kumppanuuden strategiaksi, ja kun omat jäsenvaltiomme kehottavat meitä toimimaan täysin samoin muut kansainväliset kumppanit – kuten joku nytkin teki – jäämme usein seuraamaan muiden jäljissä. Sanoisin, ettemme silloin ole asemassa, jossa voimme toimia täysin itsenäisesti, oman näkemyksemme ja arviomme perusteella. Tämä on totuus tästä asiasta. En halua, että tuota tilannetta siedetään enää kauempaa, sillä on aivan liian helppoa sanoa "ette toimi tarpeeksi tehokkaasti, teidän on sovitettava toimenne yhteen yhteistyökumppanimme Yhdysvaltojen toimien kanssa". En arvostele Yhdysvaltoja – sillä on oikeus omaan strategiaansa – mutta olen kyllä sitä mieltä, että jos Euroopan unioni pystyisi aika ajoin olemaan itsenäisempi strategioissaan ja toimimaan riippumattomammin näissä asioissa, se olisi varmasti paljon tehokkaampi. Tämä oli se, minkä halusin sanoa teille. Lisäksi voisin mainita, että käytännössä koko toimintani, erityisesti poliittisen vuoropuhelun osalta, on viime kuukausina koskenut Afrikan sarvea. Esittelen tämän strategian – sitä tukevan, sivumennen sanoen erinomaisen mietinnön ansiosta – nimenomaan seuraavista syistä: Euroopan unionilla ei mielestäni ole oikeutta olla tekemättä aloitetta tässä asiassa, ja katson, että asia on niin monimutkainen ja niin vaikea, että meidän on aluksi pyrittävä saamaan kaikki osapuolet saman neuvottelupöydän ääreen selvittämään niiden monia yhteisiä ongelmia ja löytämään yhteisiä ratkaisuja. Tavoitteena on saada ne tilanteeseen, jossa on mahdollisuus vuoropuheluun – vuoropuheluun, joka ei ole sellainen, jossa vain keskustellaan pystymättä silti lopettamaan maiden välisiä konflikteja. Toisin sanoen meidän on tarjottava mahdollisuus sille, että jotain tehdään sellaisille asioille kuin infrastruktuuri, elintarviketurva, kuivuus, paimentolaisuus ja vesi, eli kaikille niille asioille, joissa maiden edut ovat yhtenevät. Sen jälkeen voidaan ehkä tehdä jotain poliittisille kysymyksille. Tämä oli se, minkä halusin sanoa. On totta, että meidän on tehtävä yhteistyötä muiden merkittävien päätöksentekijöiden kanssa. Olen hyvin vilpittömästi sitä mieltä, mutta mielestäni meidän on myös välillä päätettävä itse kantamme, esimerkiksi Somalian kysymykseen. Olen tosiaan sitä mieltä, että asemamme olisi ollut paljon vahvempi, jos olisimme voineet toimia loogisesti mielipiteidemme mukaan ja olisimme sanoneet "emme anna senttiäkään vakautusjoukoille, ennen kuin kansallinen sovittelukongressi on toiminnassa". Sanon vielä – päätän puheeni tähän – että olen myös lähettänyt erittäin selväsanaisen ja tiukkasävyisen kirjeen presidentti Youssoufille muistuttaakseni häntä siitä, että hän on sitoutunut kaikkien osapuolten ottamiseen mukaan tämän konfliktin ratkaisuun."@fi7
lpv:translated text
". Fru talman, ärade ledamöter! Mitt svar kommer att vara ganska kortfattat, men det skulle naturligtvis krävas en hel debatt för att ta itu med frågan. Samtidigt som jag naturligtvis instämmer i de analyser och omdömen som jag har hört när det gäller de demokratiska meriterna för vissa länder på Afrikas horn, är jag lite mer försiktig när det gäller kommissionens och EU:s inblandning. I dag är Afrikas horn en region som kommissionen är starkt engagerad i och utan tvekan den region som jag själv lägger ned mest tid på. Glenys Kinnock talade naturligtvis om Etiopien, vilket var helt riktigt eftersom det finns problem med folkrätten i landet som jag ständigt tar upp med dess premiärminister när jag samtalar med honom i tjänsten om bilaterala förbindelser, som är en fråga som jag i själva verket arbetar med i princip varje dag. Jag framför de budskap som är nödvändiga, särskilt när det gäller politiska fångar. Jag vet också att personer på mycket hög nivå anstränger sig för att nå en lösning på denna fråga. När det gäller Somalia vill jag säga att jag är överraskad över att man säger att vi inte sa något till övergångsregeringen, och jag vill påpeka att jag bokstavligen var tvingad att avsätta 15 miljoner euro till den ugandiska stabiliseringsstyrkan i Somalia, egentligen villkorslöst trots att jag hade varit fullständigt emot detta om man inte hade tillämpat principen för deltagande från första början. Efter det att vi hade klargjort vår ståndpunkt, och jag hade lagt fram detta villkor, lovade president Abdillahi Youssouf oss att han skulle organisera en nationell försoningskongress. Vi väntar fortfarande på denna. Eftersom en diskussion som denna är lämplig för detta syfte måste jag berätta för er att om saker och ting inte går bra i Somalia eller utvecklas i lämplig takt beror detta framför allt på två skäl. Det första är att konflikten i Somalia, och Somaliafrågan, inte beaktas i samband med Afrikas horn som helhet och att Somalia, i en rad fall, blivit en plats för konflikter mellan utomstående, och så är verkligen fallet. Skillnaden mellan Etiopien och Eritrea har anknytning till Somaliafrågan. Misslyckandet att komma vidare, misslyckandet när det gäller att hitta en lösning beror också på en annan sak, som Glenys Kinnock har gett exempel på. Det finns två synsätt i världssamfundet. Man kan försöka att låtsas som om det bara finns ett, men saken är den att det finns två, varav det första är vanligast i EU och det andra i Förenta staterna. Närhelst en av de stora aktörerna i världssamfundet väljer vad vi ska kalla en strategi för privilegierat partnerskap med en annan, och när vi uppmanas av våra medlemsstater att matcha den exakt med våra övriga internationella partner – som någon just har gjort – ser vi att vi, i en rad fall, kommer på efterkälken, så jag skulle vilja säga att vi därmed inte befinner oss i ett läge där vi kan handla på ett helt självständigt sätt på grundval av hur vi själva betraktar saker och ting och litar på vårt eget omdöme. Så ligger det till. Jag vill inte att man tolererar detta längre eftersom det är alltför lätt att säga till någon: ”ni gör inte tillräckligt, ni måste samordna saken med er partner, dvs. Förenta staterna”. Jag kritiserar inte Förenta staterna – som har rätt till sin egen strategi – men jag menar att vi utan tvekan skulle vara mycket effektivare om EU ibland kunde ha en större strategisk självständighet och handla på ett mer oberoende sätt i sammanhanget. Det är detta jag ville berätta för er. Jag kanske också kan berätta för er att det jag har sysslat med under de senaste månaderna, särskilt när det gäller politiska samtal, i huvudsak har haft att göra med Afrikas horn. Skälet till varför jag lägger fram denna strategi – med hjälp av ett betänkande som tar upp den och för övrigt är utmärkt – är just därför att jag anser att EU inte har rätt att avstå från att ta initiativet i denna fråga och därför att jag säger till mig själv att situationen är så komplicerad och så svår att vi måste börja med att försöka få alla berörda parter att sätta sig vid förhandlingsbordet och reda ut sina gemensamma problem och hitta gemensamma lösningar, allt i syfte att ställa dem i ett läge där det finns möjlighet till dialog – en dialog som skiljer sig från en diskussion utan att få stopp på konflikterna dem emellan. Låt oss med andra ord se till att göra något åt infrastrukturen, åt livsmedelssäkerheten, åt torkan, åt herdeförsörjningen, åt vattnet, åt alla dessa frågor som de har ett gemensamt intresse av, och sedan kanske det kan bli möjligt att göra något åt de politiska frågorna. Det är detta jag ville säga. Saken är den att vi måste samordna våra åtgärder med de andra viktiga beslutsfattarna. Jag är mycket uppriktig när jag säger detta, men jag anser också att vi då och då måste stå fast vid vår egen ståndpunkt om frågor som rör t.ex. Somalia. Jag tror att vi, om vi hade kunnat slutföra våra idéer på ett logiskt sätt och sagt att ”vi kommer inte att ge ett öre till denna stabiliseringsstyrka innan den nationella försoningskongressen genomförs”, hade befunnit oss i en mycket starkare ställning. Jag vill också slutligen säga att jag dessutom har skickat en skrivelse – avfattad på ett oerhört precist och kraftfullt sätt när det gäller villkoren – till president Abdillahi Youssouf för att påminna honom om hans åtagande när det gäller deltagande för att lösa denna konflikt."@sv22
lpv:translated text
"Mevrouw de Voorzitter, beste collega’s, mijn antwoord zal vrij beknopt zijn, al is het inderdaad waar dat er over deze vraag eigenlijk een heel debat zou moeten worden gevoerd. Ik ben het eens met uw beoordeling van de democratische kwaliteit van een aantal landen in de Hoorn van Afrika. Ik stel me echter wat gereserveerder op met betrekking tot de implicaties die dit gegeven moet hebben voor de Commissie en de Europese Unie. Als er één regio is waarbij de Commissie volledig is betrokken, dan is het wel de Hoorn van Afrika. Ik besteed beslist de meeste tijd aan de Hoorn van Afrika. Mevrouw Kinnock, u heeft zojuist natuurlijk over Ethiopië gesproken en terecht. Er is met dit land een probleem met betrekking tot het internationaal recht. Ik blijf de aandacht op deze kwestie vestigen, via mijn contacten en in het kader van de bilaterale betrekkingen met de Ethiopische minister. Ik werk bijna elke dag aan dit onderwerp. Ik breng de boodschappen over die moeten worden overgebracht, zeker als het gaat om politieke gevangenen. Ik weet daarom dat we vergeleken bij vroeger meer doen om op dit terrein vorderingen te maken. Wat Somalië betreft moet ik u, met uw permissie, zeggen dat ik toch wel wat verbaasd ben als men te kennen geeft dat wij niets tegen de overgangsregering zouden zeggen. Staat u mij toe eraan te herinneren dat men mij verplicht heeft om vrijwel zonder enige voorwaarden 15 miljoen euro ter beschikking te stellen aan de Oegandese stabiliseringstroepen in Somalië, alhoewel ik daar beslist tegen was, tenzij het inclusiviteitsbeginsel van meet af aan werd gerespecteerd. Toen we ons standpunt eenmaal duidelijk hadden gemaakt en ik dit beginsel als voorwaarde had opgelegd, beloofde president Youssouf ons dat hij een nationaal verzoeningscongres zou organiseren. Daar wachten we nog steeds op. Het debat dat we nu voeren is er juist om over dit soort dingen te praten, en ik moet u zeggen dat als het in Somalië niet goed gaat en er geen echte vorderingen worden gemaakt, zulks het gevolg is van welbeschouwd twee omstandigheden. Om te beginnen worden Somalië en de conflicten in dat land niet bekeken in de context van de Hoorn van Afrika zijn geheel. Somalië is een aantal malen het slachtoffer geworden van conflicten tussen derde landen en dat is nu ook weer het geval. Het geschil tussen Ethiopië en Eritrea heeft ook een weerslag op Somalië. Er is echter nog een reden waarom men er niet in slaagt vorderingen te maken en een oplossing te vinden. Mevrouw Kinnock heeft daar al een paar voorbeelden van gegeven. Binnen de internationale gemeenschap zijn er twee houdingen waar te nemen. Men probeert de schijn op te houden alsof er maar één standpunt bestond, maar het is gewoon een feit dat er binnen de internationale gemeenschap twee standpunten worden aangehouden: het standpunt van de Europese Unie en dat van Verenigde Staten. Tekens wanneer één van de belangrijke mogendheden binnen de internationale gemeenschap kiest voor een strategie van, laten we zeggen, een preferentieel partnerschap met een ander land en onze eigen lidstaten er bij ons op aandringen dat wij hetzelfde doen met andere landen - en dat wordt ons nu gevraagd - , dan blijkt vaak dat we achter de zaken aanlopen. Dan kunnen we niet echt zelfstandig handelen, op basis van ons eigen oordeel en zoals wij zelf graag zouden willen. Zo zit het in elkaar. Ik geloof dat die benadering niet langer mag worden aanvaard. Het is veel te gemakkelijk om te zeggen: “Jullie doen niet genoeg, jullie moeten de coördinatie met onze partner, de Verenigde Staten, regelen”. Daarmee bekritiseer ik de Verenigde Staten niet. Die hebben het recht hun eigen strategie te volgen. Maar ik ben er wel van overtuigd dat wij, als de Europese Unie op dit gebied af en toe wat meer strategische autonomie en zelfstandigheid bezat, meer zouden kunnen bereiken. Dat is wat ik wilde vertellen. Nu wil ik u ook graag zeggen dat ik me de afgelopen maanden vooral met de Hoorn van Afrika heb bezig gehouden, zeker in het kader van de politieke dialoog. Ik leg u deze strategie voor - en het onderhavige verslag, dat overigens uitmuntend is, steunt deze strategie -, omdat ik geloof dat de Europese Unie niet het recht heeft om hier geen initiatief te nemen. Ik weet dat de situatie enorm moeilijk en gecompliceerd is. Daarom moeten we om te beginnen proberen alle betrokken partijen om één onderhandelingstafel te krijgen, teneinde vast te stellen welke problemen ze gemeen hebben. Dan kunnen we daar gemeenschappelijk oplossingen voor vinden. Het is de bedoeling om ze in een zodanige positie te manoeuvreren dat er een kans op dialoog ontstaat, en daarmee bedoel een ander soort dialoog dan doorgaan met discussiëren zonder op te houden met vechten. Het komt er dus op neer dat er over infrastructuur wordt gepraat, over voedselveiligheid, droogte, het weiden van kudden, water en alles wat met gemeenschappelijke belangen te maken heeft. En dan is er misschien een kans dat er iets bereikt kan worden op politiek terrein. Dat is wat ik wilde zeggen. Het is beslist waar dat we ons optreden moeten afstemmen op dat van de andere belangrijke besluitmakers. Dat geloof ik zeer zeker, maar het is ook van belang dat we af en toe met eigen standpunten komen met betrekking tot vraagstukken als Somalië. Ik geloof dat we in een veel sterker positie zouden verkeren als wij onze eigen ideeën tot hun logische conclusie hadden kunnen voeren en hadden gezegd: “We geven geen cent aan deze stabiliseringsmacht, zolang het nationale verzoeningscongres nog niet op gang is gebracht”. Ik wil ook zeggen - en daarmee sluit ik af - dat ik een even zorgvuldig als streng geredigeerde brief naar president Youssouf heb gestuurd om hem eraan te herinneren aan zijn belofte om inclusiviteit te betrachten bij de oplossing van dit conflict."@nl3
lpv:translated text
". Κυρία Πρόεδρε, αξιότιμοι βουλευτές, η απάντησή μου θα είναι σχετικά σύντομη, μολονότι θα χρειαζόταν μια ολόκληρη συζήτηση, φυσικά, για να εξετάσουμε πλήρως το θέμα αυτό. Παρόλο που συμμερίζομαι, βεβαίως, τις αναλύσεις και τις κρίσεις που άκουσα για το θέμα των δημοκρατικών διαπιστευτηρίων ορισμένων χωρών στο Κέρας της Αφρικής, είμαι λίγο πιο επιφυλακτικός όσον αφορά την ανάμιξη της Επιτροπής και της Ευρωπαϊκής Ένωσης. Σήμερα, το Κέρας της Αφρικής είναι μια περιοχή για την οποία μπορούμε να πούμε ότι η Επιτροπή είναι απόλυτα αφοσιωμένη σε αυτήν, και είναι αναμφίβολα η περιοχή στην οποία εγώ αφιερώνω τον περισσότερο χρόνο μου. Η κ. Kinnock μίλησε, φυσικά, για την Αιθιοπία, και πολύ σωστά έπραξε, διότι υπάρχει ένα πρόβλημα διεθνούς δικαίου με αυτήν τη χώρα, ένα πρόβλημα που, πρέπει να προσθέσω, εγείρω συνεχώς στον πρωθυπουργό της όταν έρχομαι σε επαφή μαζί του κατά τη διάρκεια του έργου μου για τις διμερείς σχέσεις· είναι ένα πρόβλημα, πράγματι, για το οποίο εργάζομαι σχεδόν σε καθημερινή βάση. Μεταφέρω τα μηνύματα που πρέπει να μεταφερθούν, ιδίως όσον αφορά τους πολιτικούς κρατουμένους. Γνωρίζω επίσης ότι γίνονται προσπάθειες από πολύ υψηλά ιστάμενα άτομα για την προώθηση αυτού του ζητήματος. Όσον αφορά τη Σομαλία, επιτρέψτε μου να σας εκφράσω την κατάπληξή μου για τον ισχυρισμό ότι δεν λέμε τίποτα στη μεταβατική κυβέρνηση, και επιτρέψτε μου να επισημάνω ότι υποχρεώθηκα κυριολεκτικά να διαθέσω 15 εκατ. ευρώ στην ουγκαντέζικη δύναμη σταθεροποίησης στη Σομαλία, σχεδόν χωρίς όρους και παρά το γεγονός ότι ήμουν εντελώς αντίθετος σε αυτό αν δεν τηρούνταν πρώτα από όλα η αρχή του μη αποκλεισμού. Αφού ξεκαθαρίσαμε τη θέση μας και επέβαλα αυτόν τον όρο, ο πρόεδρος Γιουσούφ μας υποσχέθηκε ότι θα διοργάνωνε ένα εθνικό κογκρέσο συμφιλίωσης. Ακόμη το περιμένουμε. Εφόσον, λοιπόν, μια συζήτηση όπως η σημερινή προσφέρεται για τον σκοπό αυτόν, πρέπει να σας πω ότι αν, στη Σομαλία, τα πράγματα δεν πάνε καλά, ή αν δεν προχωρήσουν με ικανοποιητικό ρυθμό, αυτό θα οφείλεται σε δύο ουσιαστικούς λόγους. Ο πρώτος είναι ότι η σύγκρουση στη Σομαλία, και το ζήτημα της Σομαλίας, δεν εξετάζονται στο πλαίσιο του Κέρατος της Αφρικής συνολικά, και ότι η Σομαλία, σε αρκετές περιπτώσεις, έγινε πεδίο μάχης για συγκρούσεις μεταξύ εξωτερικών παραγόντων. Αυτή είναι η αλήθεια· η διένεξη μεταξύ Αιθιοπίας και Ερυθραίας άπτεται του ζητήματος της Σομαλίας. Η αδυναμία να σημειώσουμε πρόοδο, η αδυναμία να βρούμε μια λύση είναι επίσης ένας δεύτερος λόγος, για τον οποίο η κ. Kinnock έδωσε παραδείγματα. Στη διεθνή κοινότητα, υπάρχουν δύο απόψεις. Όσο και αν προσπαθεί κανείς να ισχυριστεί ότι υπάρχει μόνο μία, η αλήθεια είναι ότι υπάρχουν δύο απόψεις στη διεθνή κοινότητα· η πρώτη είναι αυτή που υιοθετείται από την Ευρωπαϊκή Ένωση και η δεύτερη από τις Ηνωμένες Πολιτείες. Κάθε φορά που ένας από τους μεγάλους παράγοντες της διεθνούς κοινότητας επιλέγει, βάσει προτίμησης, μια ούτως ειπείν στρατηγική προνομιακής εταιρικής σχέσης με κάποιον άλλον, και όταν εμείς καλούμαστε από τα δικά μας κράτη μέλη να την αντιστοιχίσουμε επακριβώς με τους άλλους διεθνείς εταίρους –όπως μόλις έκανε κάποιος– καταλήγουμε, σε πολλές περιπτώσεις, να έχουμε μείνει πίσω, οπότε θα έλεγα ότι δεν είμαστε σε θέση να αντιδράσουμε με πραγματικά αυτόνομο τρόπο, βάσει του πώς βλέπουμε τα πράγματα εμείς οι ίδιοι και στηριζόμενοι στη δική μας κρίση. Αυτή είναι η αλήθεια. Δεν θέλω πλέον να συνεχίσουμε να ανεχόμαστε αυτήν την κατάσταση διότι είναι πολύ εύκολο πραγματικά να πούμε σε κάποιον «δεν κάνεις αρκετά, πρέπει να εξασφαλίσεις τον συντονισμό με τον εταίρο σου, δηλαδή με τις Ηνωμένες Πολιτείες». Δεν επικρίνω τις Ηνωμένες Πολιτείες –που έχουν δικαίωμα στη δική τους στρατηγική– αλλά νομίζω ότι η αν η Ευρωπαϊκή Ένωση ήταν ικανή, κατά καιρούς, να έχει μεγαλύτερη στρατηγική αυτονομία και μεγαλύτερη ανεξαρτησία σε αυτά τα θέματα, θα ήμασταν, αναμφίβολα, πολύ πιο αποτελεσματικοί. Αυτά ήθελα να σας πω. Επιτρέψτε μου επίσης να σας πω ότι όλες μου οι ενέργειες τους τελευταίους μήνες, ιδίως όσον αφορά τον πολιτικό διάλογο, ήταν ουσιαστικά αφιερωμένες στο Κέρας της Αφρικής. Ο λόγος για τον οποίο παρουσιάζω αυτήν τη στρατηγική –μέσω μιας έκθεσης που την θέτει σε εφαρμογή και είναι έξοχη παρεμπιπτόντως– είναι ακριβώς γιατί φρονώ ότι η Ευρωπαϊκή Ένωση δεν έχει το δικαίωμα να αποφύγει την ανάληψη πρωτοβουλίας σε αυτό το θέμα και επειδή σκέφτομαι ότι η κατάσταση είναι τόσο περίπλοκη και τόσο δύσκολη που πρέπει να ξεκινήσουμε προσπαθώντας να συγκεντρώσουμε όλους τους ενδιαφερόμενους γύρω από το διαπραγματευτικό τραπέζι προκειμένου να λύσουν τα προβλήματα που έχουν από κοινού και να βρουν κοινές λύσεις, και αυτό με τον απώτερο στόχο να δημιουργήσουμε ένα πλαίσιο με προοπτική διαλόγου – ενός διαλόγου που θα είναι κάτι διαφορετικό από τις συζητήσεις χωρίς τερματισμό των συγκρούσεων ανάμεσά τους. Με άλλα λόγια, ας ανοίξουμε μια προοπτική για το ζήτημα των υποδομών, για την επισιτιστική ασφάλεια, για την ξηρασία, για τη νομαδική κτηνοτροφία, για το νερό, για όλα αυτά τα ζητήματα στα οποία έχουν κοινό συμφέρον και, στη συνέχεια, ίσως να υπάρξει μια ευκαιρία να κάνουν κάτι για τα πολιτικά θέματα. Αυτά ήθελα να πω· είναι αλήθεια ότι πρέπει να συντονίσουμε τις δράσεις μας με τους άλλους σημαντικούς παράγοντες λήψης αποφάσεων. Το λέω πολύ ειλικρινά, αλλά σκέφτομαι επίσης ότι πρέπει, από καιρό σε καιρό, να διαμορφώνουμε τη δική μας θέση για θέματα όπως η Σομαλία. Νομίζω ότι, αν είχαμε κατορθώσει να ολοκληρώσουμε τον συλλογισμό μας και να πούμε «δεν θα δώσουμε ούτε ένα λεπτό του ευρώ για τη δύναμη σταθεροποίησης μέχρις ότου δρομολογηθεί το Εθνικό Κογκρέσο Συμφιλίωσης», θα ήμασταν τώρα σε πολύ πιο ισχυρή θέση. Θα πω επίσης –και εδώ θα ολοκληρώσω– ότι έστειλα μια επιστολή, διατυπωμένη με εξαιρετική ακριβολογία και αυστηρότητα, στον Πρόεδρο Γιουσούφ για να του υπενθυμίσω τη δέσμευσή του για μη αποκλεισμό στην επίλυση αυτής της σύγκρουσης."@el10
lpv:translated text
"Madame la Présidente, chers collègues, ma réponse sera relativement brève, quoique la question nécessiterait, il est vrai, un vaste débat. Je partage, bien sûr, les analyses et les jugements que j'ai entendus au sujet de la qualité démocratique d'un certain nombre de pays de la Corne de l'Afrique. Je suis un petit peu plus réservé, en revanche, sur le sens à donner pour ce qui est de l'implication de la Commission et de l'Union européenne. Aujourd'hui, s'il y a une région dans laquelle la Commission est investie totalement, c'est bien la Corne de l'Afrique. C'est sans doute à la Corne de l'Afrique que je consacre le plus de temps. Madame Kinnock, vous avez parlé, bien entendu, de l'Éthiopie, et vous l'avez fait fort justement. Il y a un problème de droit international avec ce pays. Je ne cesse, d'ailleurs, lors de mes contacts et à la faveur de mes relations bilatérales avec le Premier ministre éthiopien, d'évoquer cette question. Je travaille quasi quotidiennement sur cette question. Je fais passer les messages qu'il faut faire passer: la question des prisonniers politiques, notamment. Je sais d'ailleurs que, pour le moment, on s'efforce, par le biais des anciens, de faire évoluer cette question. Pour ce qui est de la Somalie, permettez-moi de vous dire mon étonnement qu'on laisserait entendre que nous ne disons rien au gouvernement de transition. Permettez-moi de rappeler que les 15 millions d'euros que l'on m'a littéralement obligé de mettre à la disposition de la force de stabilisation ougandaise en Somalie, quasiment sans conditions, j'y étais totalement opposé si n'était pas respecté au préalable le principe d'inclusivité. Le président Youssouf nous a promis, à la suite de cette position et de cette condition que j'avais exprimées, d'organiser le Congrès national de réconciliation. On attend encore et toujours! Alors, puisque un débat comme celui-ci est fait pour ça, je dois vous dire que, si les choses n'avancent pas bien, ou n'avancent pas fort en Somalie, c'est pour deux raisons essentielles. La première, c'est qu'on ne place pas le conflit somalien, et la question somalienne, dans la perspective de la Corne de l'Afrique tout entière et que la Somalie, dans un certain nombre de cas, est devenue le champ de bataille des conflits qui lui sont extérieurs. C'est ça la vérité! Le différend entre l'Éthiopie et l'Érythrée mine, lui aussi, la question somalienne. Si on n'avance pas, si on ne trouve pas de solution, c'est aussi pour une deuxième raison, que, du reste, Madame Kinnock, vous avez mise en évidence. Dans la communauté internationale, il y a deux points de vue. On a beau faire semblant qu'il n'y en a qu'un, il y a en fait deux points de vue dans la communauté internationale. Le premier, c'est plutôt celui de l'Union européenne, et le deuxième, c'est le point de vue des États-Unis. Dès lors qu'un des grands acteurs de la communauté internationale choisit, préférentiellement, une stratégie de partenariat privilégié avec un des acteurs - appelons-la comme ça - et que, par ailleurs, nous sommes, nous, invités par nos propres États membres à établir une concordance parfaite - quelqu'un vient d'ailleurs de le demander - avec les autres partenaires internationaux, nous nous trouvons, dans un certain nombre de cas, dans une position de suiveur et, partant, nous n'avons pas la capacité d'agir, dirais-je, de manière proprement autonome, sur la base de notre vision propre, de notre jugement propre. C'est ça la vérité. Je ne veux plus laisser passer ça, parce qu'il est vraiment trop facile de dire: "Vous ne faites pas assez, vous devriez assurer la coordination avec notre partenaire que sont les États-Unis". Je ne critique pas les États-Unis - ils ont le droit d'avoir leur stratégie -, mais je pense que, si l'Union européenne avait la capacité d'avoir, de temps en temps, une stratégie plus autonome et plus indépendante sur ces questions-là, nous serions sans doute beaucoup plus efficaces. Voilà ce que je tenais à vous dire. Permettez-moi aussi de vous dire que ce que j'ai fait, ces derniers mois, dans la question du dialogue politique notamment, a été consacré, pour l'essentiel, à la Corne de l'Afrique. Si je présente cette stratégie - à la faveur d'un rapport, excellent au demeurant, qui vient appuyer cette stratégie -, c'est précisément parce que je pense que l'Union européenne n'a pas le droit de ne pas prendre d'initiative sur cette question et parce que je me dis que, comme la situation est tellement complexe et tellement difficile, il faut commencer par essayer de réunir tous les intéressés autour de la table de négociation, afin de régler les problèmes qu'ils ont en commun, et de trouver des solutions en commun, et ce, dans le but de les placer, entre eux, dans une perspective de dialogue, d'un dialogue qui soit autre chose que de discuter sans arrêt de leurs conflits. En d'autres termes, ouvrons une perspective sur la question des infrastructures, sur la question de la sécurité alimentaire, sur la question de la sécheresse, sur la question du pastoralisme, sur la question de l'eau, sur toutes ces questions qu'ils ont en commun: peut-être, alors, aura-t-on une chance de régler progressivement la question politique. Voilà ce que je voulais dire, Madame la Présidente. C'est vrai qu'il faut coordonner nos actions avec les autres grands décideurs. Je le pense très sincèrement, mais je pense aussi qu'il faut, de temps en temps, avoir une position qui soit la nôtre, pour la Somalie notamment. Je pense que, si nous avions pu aller jusqu'au bout de notre logique et dire "on ne donnera pas un sou pour la force de stabilisation tant que ce Congrès national de réconciliation n'aura pas démarré", on aurait été dans une position beaucoup plus forte. Je signale aussi - et c'est par là que je terminerai - que j'ai encore envoyé une lettre, extrêmement précise et dure, au président Youssouf pour lui rappeler ses engagements d'inclusivité dans la résolution de ce conflit."@lv13
lpv:unclassifiedMetadata
"Louis Michel,"18,5,20,15,1,19,14,16,11,13,8
lpv:unclassifiedMetadata
"membre de la Commission"18,5,20,15,1,19,14,16,11,13,8
lpv:translated text
"Senhora Presidente, Senhoras e Senhores Deputados, a minha resposta será relativamente breve, embora a questão necessitasse, naturalmente, de um amplo debate. Embora partilhe, obviamente, as análises e os pontos de vista que ouvi a respeito da qualidade democrática de alguns países do Corno de África, sou, no entanto, um pouco mais cauteloso acerca do envolvimento da Comissão e da União Europeia. Hoje, se há uma região na qual a Comissão está totalmente empenhada, essa região é a do Corno de África, sendo, sem dúvida, aquela a que consagro mais tempo. A senhora deputada Kinnock falou, naturalmente, da Etiópia, e com toda a razão, pois há um problema de direito internacional com este país, um problema que, de resto, evoco constantemente nos meus contactos com o Primeiro-Ministro etíope, no decurso do meu trabalho no quadro das relações bilaterais, e no qual trabalho quase diariamente. Faço passar as mensagens que é preciso fazer passar, nomeadamente a questão dos presos políticos. Sei aliás que algumas pessoas, ao mais alto nível, estão a desenvolver esforços para fazer avançar esta questão. Falando da Somália, permitam-me que exprima o meu espanto por ouvir que não estaríamos a dizer nada ao governo de transição, e gostaria de salientar que fui literalmente obrigado a colocar à disposição da força de estabilização ugandesa na Somália 15 milhões de euros, praticamente sem condições, apesar da minha total oposição a que tal fosse feito caso o princípio da inclusividade não fosse respeitado desde o início. Depois de termos deixado clara a nossa posição, e de eu ter imposto essa condição, o Presidente Youssouf prometeu-nos que organizaria um congresso nacional de reconciliação. Continuamos à espera desse congresso. Ora, uma vez que um debate como este é adequado para o efeito, devo dizer-vos que, se as coisas não estão a correr bem, ou a avançar a bom ritmo na Somália, é por duas razões essenciais. A primeira prende-se com o facto de o conflito na Somália e a questão somali não estarem a ser considerados no contexto do Corno de África na sua globalidade e de a Somália, nalguns casos, se ter tornado um campo de batalha para conflitos que lhe são exteriores. Essa é a realidade. O diferendo entre a Etiópia e a Eritreia afecta, também ele, a questão somali. Se não se avança, se não se encontra uma solução, é também por uma segunda razão, que, de resto, a senhora deputada Kinnock pôs em evidência. Na comunidade internacional há dois pontos de vista. Por mais que se tente aparentar que há apenas um, o facto é que há dois pontos de vista na comunidade internacional. O primeiro tende a ser defendido pela União Europeia e o segundo pelos Estados Unidos. Sempre que um dos grandes actores da comunidade internacional escolhe, preferencialmente, uma estratégia de parceria privilegiada com outro dos actores - chamemos-lhe assim - e quando somos convidados pelos nossos próprios Estados-Membros a estabelecer uma concordância perfeita com os outros parceiros internacionais – como alguém acabou de fazer –, encontramo-nos, nalguns casos, numa posição de seguidores e, por isso, eu diria que não estamos, portanto, em posição de agir de forma verdadeiramente autónoma, com base na nossa própria visão e confiando no nosso próprio discernimento. Essa é a verdade. Não posso continuar a tolerar essa situação, pois é de facto muito fácil dizer a alguém "não está a fazer o suficiente, tem de organizar a coordenação com o nosso parceiro, ou seja, os Estados Unidos". Não estou a criticar os Estados Unidos – têm direito à sua própria estratégia -, mas penso que, se a União Europeia tivesse a capacidade de ter, de vez em quando, uma maior autonomia estratégica e maior independência nestas questões, seríamos sem dúvida muito mais eficazes. Era isto o que vos queria dizer. Permitam-me que vos diga também que aquilo que tenho estado a fazer nestes últimos meses, nomeadamente na questão do diálogo político, foi consagrado, essencialmente, ao Corno de África. Se apresento esta estratégia – graças a um relatório que a apoia e que, aliás, é excelente -, é precisamente porque penso que a União Europeia não tem o direito de se abster de tomar a iniciativa nesta questão e porque sou de opinião que, dada a situação de tal modo complexa e difícil, é preciso começar por tentar reunir todas as partes interessadas à volta da mesa de negociação, a fim de resolver os problemas que têm em comum e de encontrar soluções comuns, e isto com o objectivo de os colocar numa situação de terem uma perspectiva de diálogo – um diálogo que seja algo mais do que discutir sem cessar sobre os seus conflitos. Por outras palavras, ofereçamos a perspectiva de que algo será feito relativamente às questões das infra-estruturas, da segurança alimentar, da seca, do pastoralismo, da água, relativamente a todas estas questões em que têm um interesse comum: e talvez, então, possa haver a possibilidade de se fazer algo a respeito das questões políticas. Era isto o que queria dizer, Senhora Presidente. É verdade que temos de coordenar as nossas acções com os outros grandes decisores. Creio-o muito sinceramente, mas creio também que precisamos, de vez em quando, de ter a nossa própria posição em questões como a Somália. Penso que, se tivéssemos podido ir até ao fim da nossa lógica e dizer "não daremos um cêntimo para esta força de estabilização enquanto o Congresso Nacional de Reconciliação não estiver constituído e a funcionar", teríamos estado numa posição bastante mais forte. Direi também - e com isto terminarei - que ainda enviei uma carta, extremamente precisa e dura, ao Presidente Youssouf para lhe recordar o seu compromisso de inclusividade na resolução deste conflito."@pt17
lpv:translated text
"Frau Präsidentin, werte Kolleginnen und Kollegen! Meine Antwort wird relativ kurz ausfallen, wenngleich natürlich eine umfassende Aussprache nötig wäre, um das Thema zu behandeln. Selbstverständlich pflichte ich den Analysen und Beurteilungen bei, die ich zur demokratischen Glaubwürdigkeit einiger Länder am Horn von Afrika gehört habe. Etwas zurückhaltender hingegen bin ich in der Frage nach einer Mitverantwortung der Kommission und der Europäischen Union. Das Horn von Afrika ist eine Region, von der heute gesagt werden kann, dass die Kommission dort sehr stark engagiert ist. Und es ist zweifellos die Region, der ich selbst die meist Zeit widme. Frau Kinnock sprach selbstverständlich über Äthiopien, und zwar völlig zu Recht. Denn bei diesem Land geht es um ein völkerrechtliches Problem, das ich übrigens gegenüber seinem Ministerpräsidenten stets zur Sprache bringe, wenn ich im Rahmen unserer bilateralen Beziehungen mit ihm zu tun habe. Im Grunde genommen beschäftige ich mich sogar fast täglich mit diesem Problem. Ich übermittle die Botschaften, die es zu übermitteln gilt, insbesondere was die politischen Häftlinge betrifft. Ich weiß auch, dass derzeit sehr ranghohe Personen darum bemüht sind, Bewegung in diese Angelegenheit zu bringen. Zum Thema Somalia möchte ich sagen, dass ich über die Äußerungen erstaunt bin, wir hätten keinerlei Fragen an die Übergangsregierung gestellt. Ich möchte darauf hinweisen, dass man mich buchstäblich gezwungen hat, der ugandischen Stabilisierungstruppe in Somalia 15 Millionen Euro – praktisch bedingungslos – bereitzustellen. Dabei war ich absolut dagegen, sofern nicht von Anfang an das Integrationsprinzip eingehalten wird. Nachdem wir unseren Standpunkt deutlich gemacht hatten und ich diese Bedingung gestellt hatte, versprach uns Präsident Abdullahi Yusuf Ahmed, eine Nationale Versöhnungskonferenz einzuberufen. Darauf warten wir noch immer. Da eine Aussprache wie diese ja dazu da ist, muss ich Ihnen sagen, dass es zwei wesentliche Gründe gibt, wenn die Entwicklung in Somalia unbefriedigend verläuft bzw. die Dinge nicht richtig vorankommen. Erstens werden der Konflikt in Somalia und das Somalia-Problem nicht im Zusammenhang mit der allgemeinen politischen Lage am Horn von Afrika betrachtet. Somalia ist in vielen Fällen zum Schlachtfeld für Stellvertreterkriege geworden. Das ist die Wahrheit! Der Konflikt zwischen Äthiopien und Eritrea tangiert auch die Somalia-Frage. Wenn es keine Fortschritte gibt, wenn keine Lösung gefunden wird, so liegt dies auch an einem zweiten Grund, für den Frau Kinnock Beispiele genannt hat. In der internationalen Gemeinschaft gibt es zwei Standpunkte. Man kann noch so tun, als gebe es nur einen. Tatsache ist, dass in der Völkergemeinschaft zwei Standpunkte vorherrschen, wobei ersterer eher von der Europäischen Union vertreten wird und der zweite von den USA. Sobald sich einer der großen Akteure der internationalen Gemeinschaft vorzugsweise für eine so genannte privilegierte Partnerschaft mit einem anderen Akteur entscheidet und wenn wir dann von unseren eigenen Mitgliedstaaten aufgefordert werden – wie es soeben jemand tat –, dementsprechend genauso mit den anderen internationalen Partnern zu verfahren, befinden wir uns in manchen Fällen in einer Position von Mitläufern. Dadurch können wir, wie ich sagen würde, nicht wirklich autonom, auf der Grundlage unserer eigenen Sichtweise und nach unserem eigenen Gutdünken, handeln. Das ist die Wahrheit. Ich werde das nicht mehr tolerieren, denn es ist wirklich zu einfach, zu sagen: „Sie tun nicht genug, Sie müssen für die Koordinierung mit unserem Partner, sprich den USA, sorgen“. Ich kritisiere nicht die Vereinigten Staaten, die Anspruch auf ihre eigene Strategie haben. Doch ich bin der Meinung, dass, wäre die Europäische Union von Zeit zu Zeit zu einer eigenständigeren und unabhängigeren Strategie in diesen Fragen imstande, wir zweifellos weitaus effizienter wären. Das wollte ich Ihnen sagen. Vielleicht darf ich Ihnen ferner mitteilen, dass meine Arbeit in den vergangenen Monaten, insbesondere in puncto politischer Dialog, hauptsächlich dem Horn von Afrika gewidmet war. Ich unterbreite diese Strategie – im Rahmen eines, übrigens ausgezeichneten, Berichts – ja gerade deshalb, weil sich die Europäische Union meiner Meinung nach in diese Angelegenheit nicht die Zügel aus der Hand nehmen lassen darf. Und ich sage mir, die Situation ist so komplex und so schwierig, dass zunächst versucht werden muss, alle Beteiligten an den Verhandlungstisch zu bringen. Dort können sie dann ihre gemeinsamen Probleme regeln und gemeinsame Lösungen finden. Das allgemeine Ziel ist, ihnen ein Forum zu bieten, in dem Aussicht auf einen Dialog besteht – einen Dialog, der etwas anderes ist als pausenloses Diskutieren über ihre Konflikte. Mit anderen Worten, eröffnen wir die Perspektive darauf, dass in der Frage der Infrastrukturen, der Ernährungssicherheit, der Dürre, des Hirtennomadismus, des Wassers, dass bei all diesen Themen, an denen sie ein gemeinsames Interesse haben, etwas unternommen wird: möglicherweise besteht dann die Chance zur schrittweisen Regelung politischer Angelegenheiten. Das ist es, was ich sagen wollte. Es stimmt, wir müssen unsere Maßnahmen mit den anderen wichtigen Entscheidungsträgern koordinieren. Das ist meine aufrichtige Meinung, aber ich bin gleichermaßen der Ansicht, dass wir zu solchen Fragen wie Somalia gelegentlich unseren eigenen Standpunkt vertreten sollten. Wenn wir bis zur letzten Konsequenz hätten durchhalten und sagen können „wir geben keinen Cent für diese Stabilisierungstruppe, bis die Nationale Versöhnungskonferenz in Gang gekommen ist“, wären wir meiner Auffassung nach in einer viel stärkeren Position gewesen. Lassen Sie mich noch sagen – und damit komme ich zum Schluss –, dass ich auch einen Brief in unmissverständlicher Deutlichkeit und kategorischem Ton an den Präsidenten der somalischen Übergangsregierung geschrieben habe, um ihn an die Einhaltung des Integrationsprinzips bei der Lösung dieses Konflikts zu erinnern."@de9
lpv:translated text
". Madam President, honourable Members, my reply will be a relatively brief one, although a whole debate would be needed, of course, to deal with the question. While I do, of course, endorse the analyses and judgments that I have heard on the subject of the democratic credentials of certain countries in the Horn of Africa, I am a little bit more cautious about the involvement of the Commission and of the European Union. Today, the Horn of Africa is a region of which it can be said that the Commission is wholly committed to it, and it is without doubt the region to which I myself devote most time. Mrs Kinnock was, of course, talking about Ethiopia, and she was quite right to do so, for there is a problem with it in international law, one that, I might add, I am continually raising with its prime minister when I am in contact with him in the course of my work on bilateral relations, one on which, indeed, I am working on a virtually daily basis. I carry the messages that have to be carried, particularly where political prisoners are concerned. I also know that efforts are being made by people at a very high level to move this issue forward. Turning to Somalia, let me say that I am astonished that it should be said that we were not saying anything to the transitional government, and I would point out that I was literally obliged to make available EUR 15 million to the Ugandan stabilisation force in Somalia, virtually without conditions attached, even though I had been completely opposed to this if the principle of inclusivity were not adhered to from the outset. After we had made our position clear, and I had imposed that condition, President Youssouf promised us that he would organise a national congress of reconciliation. We are still waiting for it. Since, then, a debate such as this one is suited to this purpose, I have to tell you that if, in Somalia, things are not going well, or moving forward at a good pace, it is for two essential reasons. The first is that the conflict in Somalia, and the issue of Somalia, are not being considered in the context of the Horn of Africa as a whole, and that Somalia, in a number of cases, has become a battlefield for conflicts between outsiders, and that is indeed the case; the difference between Ethiopia and Eritrea touches upon the Somalia question. Failure to move forward, failure to find a solution, is also for a second reason, of which Mrs Kinnock has given examples. In the international community, there are two points of view. Try as one might to pretend that there is only one, the fact of the matter is that there are two points of view to be found in the international community, the first of which tends to be held by the European Union, and the second by the United States. Whenever one of the big players in the international community chooses, as a matter of preference, what we shall call a strategy of privileged partnership with another, and when we are invited by our own Member States to match it exactly with the other international partners – as someone has just done – we do find ourselves, in a number of cases, following behind, and so I would say that we are thus not in a position to act in a truly autonomous manner, on the basis of how we ourselves see things and relying on our own judgment. That is the truth of the matter. I no longer want that state of affairs to be tolerated, since it really is too easy to say to someone, ‘you are not doing enough, you have to organise coordination with our partner, that is to say, with the United States.’ I am not criticising the United States – who have the right to their own strategy – but I do think that if the European Union were able, from time to time, to have greater strategic autonomy and more independence in these matters, we would, without a doubt, be much more effective. This is what I wanted to tell you; perhaps I might also tell you that what I have been doing over the past few months, particularly where political dialogue is concerned, has been, in essence, devoted to the Horn of Africa. The reason why I present this strategy – by means of a report that applies it and is excellent by the way – is precisely because I think that the European Union is not entitled to refrain from taking the initiative in this matter and because I tell myself that the situation is so complex and so difficult that we have to start by trying to get all the stakeholders around one negotiating table in order to sort out the problems that they have in common, and to find common solutions, all with the object of putting them in a position where there is a prospect of dialogue – a dialogue that is something different from discussing without calling a halt to the conflicts between them. In other words, let us open up the prospect of something being done about infrastructure, about food safety, about drought, about pastoralism, about water, about all these issues in which they have a common interest, and then, perhaps, there might be a chance of doing something about political matters. This is what I wanted to say; it is true that we have to coordinate our actions with the other major decision-makers. I think that very sincerely, but I also think that we need, from time to time, to take up our own position on such matters as Somalia. I do think that, if we had been able to take our ideas to their logical conclusion and say ‘we will not give a cent for this stabilisation force until such time as the National Reconciliation Congress is up and running’, we would have been in a much stronger position. I will also say – and it is on this point that I will finish – that I have also sent a letter, couched in extremely precise and strong terms, to President Youssouf in order to remind him of his commitment to inclusivity in resolving this conflict."@en4
lpv:translated text
". Señora Presidenta, Señorías, mi respuesta será relativamente breve, si bien necesitaríamos todo un debate para abordar la cuestión. Aunque por supuesto apoyo el análisis y los juicios que he escuchado sobre el tema de las credenciales democráticas de ciertos países en el Cuerno de África, soy un poco más cauto sobre la implicación de la Comisión y de la Unión Europea. Hoy podemos decir que la Comisión está totalmente comprometida con el Cuerno de África, y no cabe duda de que es la región a la que yo dedico más tiempo. La señora Kinnock hablaba de Etiopía, por supuesto, y hace bien, porque este país tiene un problema de Derecho internacional, un problema que planteo continuamente a su Primer Ministro durante mis contactos con él en el ámbito de las relaciones bilaterales, un problema sobre el que estoy trabajando prácticamente cada día. Le transmito los mensajes que hay que transmitir, en particular la cuestión de los prisioneros políticos. También sé que hay personas de muy alto nivel que se esfuerzan por hacer avanzar esta cuestión. Volviendo a Somalia, permítanme decir que me sorprende que algunos afirmen que no dijimos nada al Gobierno de transición, y quiero señalar que me vi literalmente obligado a conceder 15 millones de euros a las fuerzas de estabilización ugandesas en Somalia, prácticamente sin condiciones, a pesar de que yo me opuse a ello si no se cumplía el principio de inclusividad desde el comienzo. Después de dejar claras nuestras posiciones, y yo había exigido esta condición, el Presidente Yusuf nos prometió que organizaría un congreso nacional de reconciliación. Todavía estamos esperándolo. Puesto que un debate como este es útil para este fin, tengo que decirles que si en Somalia las cosas no van bien, o no se mueven a buen ritmo, es por dos razones fundamentales. La primera es que el conflicto en Somalia, y la cuestión de Somalia, no se consideran en el contexto del Cuerno de África en su conjunto y que Somalia, en algunos casos, se ha convertido en un campo de batalla de conflictos entre foráneos; el conflicto entre Etiopía y Eritrea afecta también a la cuestión de Somalia. La imposibilidad de avanzar, de encontrar una solución, es una segunda razón, y la señora Kinnock ha dado ejemplos de ello. En la comunidad internacional hay dos puntos de vista. Podemos intentar fingir que solo hay uno, pero la realidad es que hay dos puntos de vista en la comunidad internacional; el primero es el de la Unión Europea, y el segundo el de los Estados Unidos. Cuando uno de los grandes agentes de la comunidad internacional opta, como cuestión prioritaria, por lo que podríamos llamar una estrategia de asociación privilegiada con otro, y cuando nuestros propios Estados miembros nos invitan a hacer exactamente lo mismo con los demás socios internacionales –como acaba de hacer alguien–, nos encontramos, en una serie de casos, en una posición seguidista, y quiero decir que entonces no estamos en condiciones de actuar de forma verdaderamente autónoma, sobre la base de nuestra propia visión y de nuestro propio juicio. Esa es la verdad. Ya no quiero tolerar esa situación, puesto que es muy fácil decirle a alguien: «No estás haciendo lo suficiente, tienes que coordinarte con nuestro socio, es decir, con los Estados Unidos». No estoy criticando a los Estados Unidos, que tienen derecho a su propia estrategia, pero creo que si la Unión Europea fuera capaz, de vez en cuando, de tener una estrategia más autónoma y más independiente en estas cuestiones, sin duda seríamos mucho más eficaces. Esto es lo que quería decirles; quizá también podría explicarles que lo que he estado haciendo durante los últimos meses, en particular respecto del diálogo político, se ha centrado, en esencia, en el Cuerno de África. La razón por la que presento esta estrategia –mediante un informe que la aplica y que por cierto es excelente– es precisamente porque creo que la Unión Europea no tiene derecho a abstenerse de tomar la iniciativa en esta cuestión y porque me digo a mí mismo que la situación es tan compleja y difícil que tenemos que comenzar intentando reunir a todas las partes implicadas alrededor de la mesa de negociación para seleccionar los problemas que tienen en común, y para encontrar soluciones comunes, con objeto de conseguir llevarlas a una situación en que se vislumbre una perspectiva de diálogo, un diálogo que es una cosa distinta de una discusión sin detener los conflictos entre ellos. Dicho de otro modo, abramos la perspectiva de las infraestructuras, de la seguridad alimentaria, de la sequía, del pastoralismo, del agua, de todas esas cuestiones que tienen en común: quizá entonces tengamos la posibilidad de hacer algo en materia política. Esto es lo que quería decir; es cierto que tenemos que coordinar nuestras acciones con los otros grandes responsables. Lo creo sinceramente, pero también creo que de vez en cuando necesitamos adoptar nuestra propia postura en cuestiones como Somalia. Creo que si hubiésemos sido capaces de llevar nuestras ideas a una conclusión lógica y decir: «No daremos un céntimo para la fuerza de estabilización hasta que esté en marcha el Congreso de Reconciliación Nacional», habríamos estado en una posición mucho más fuerte. También diré –y concluyo– que he enviado asimismo una carta redactada en términos muy precisos y duros al Presidente Yusuf para recordarle su compromiso a favor de la inclusividad en la resolución de este conflicto."@es21
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"Louis Michel,"18,5,20,15,1,19,14,16,11,13,8
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"membre de la Commission"18,5,20,15,1,19,14,16,11,13,8
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". Signora Presidente, onorevoli parlamentari, risponderò brevemente, anche se alla questione andrebbe senza dubbio dedicato un ampio dibattito. Pur condividendo, naturalmente, le analisi e i giudizi che ho potuto ascoltare rispetto alle credenziali democratiche di un certo numero di paesi del Corno d’Africa, sono un po’ più cauto per quanto riguarda il coinvolgimento della Commissione e dell’Unione europea. Oggi, se c’è una regione per la quale la Commissione si sta impegnando al massimo, è proprio il Corno d’Africa, ed è senza dubbio a tale area che io dedico la maggior parte del tempo. L’onorevole Kinnock parlava certamente dell’Etiopia, e lo faceva a buon diritto, poiché con questo paese abbiamo un problema di diritto internazionale. Un problema che non manco di esporre al Primo Ministro del paese ogni volta che, nel corso del mio lavoro, mi trovo ad avere contatti con lui, e sul quale, in verità, sto lavorando praticamente ogni giorno. Trasmetto i messaggi che occorre trasmettere, in particolare per quanto riguarda i prigionieri politici. Sono inoltre a conoscenza dei grandi sforzi compiuti per portare avanti la questione. Tornando alla Somalia, resto senza parole di fronte al fatto che si dirà che non abbiamo reagito in alcun modo di fronte al governo di transizione. A tale proposito, vorrei ricordare che sono stato letteralmente obbligato a mettere a disposizione 15 milioni di euro per la forza di stabilizzazione ugandese in Somalia, praticamente senza condizioni, nonostante mi fossi dichiarato del tutto contrario, qualora non fosse stato inserito il principio di inclusività fin dall’inizio. Dopo aver reso chiara la nostra posizione, il Presidente Youssouf ci ha promesso che avrebbe organizzato un congresso nazionale di riconciliazione. Lo stiamo ancora aspettando. Dunque, considerato che un simile dibattito è una sede adeguata a questo scopo, devo dirvi che se in Somalia le cose non stanno andando bene o non stanno procedendo a un ritmo regolare, questo dipende da due motivi essenziali. Il primo è che il conflitto somalo e la questione della Somalia non vengono considerati nel contesto di tutto il Corno d’Africa e che la Somalia, in diversi casi, è divenuta il campo di battaglia di conflitti tra popoli al di fuori di essa. Questa è la verità. La differenza tra Etiopia ed Eritrea tocca la questione somala. L’impossibilità di procedere e di trovare soluzioni dipende anche da una seconda ragione, in merito alla quale, del resto, l’onorevole Kinnock ha portato alcuni esempi. Nella comunità internazionale ci sono due punti di vista. Nonostante si cerchi di far sembrare che ce ne sia uno solo, di fatto ne esistono due. Il primo è proprio più che altro dell’Unione europea, e il secondo è il punto di vista degli Stati Uniti. Ogni volta che uno dei grandi attori della comunità internazionale sceglie, sulla base di una preferenza, quella che potremmo definire una strategia di partenariato privilegiato con un altro attore, e quando siamo invitati dai nostri stessi Stati membri a stabilire una concordanza esatta con gli altri internazionali – come qualcuno ha già fatto –, ci troviamo, in parecchi casi, a seguire qualcuno e, pertanto, direi, non siamo nella posizione di agire in modo veramente autonomo sulla base della nostra visione delle cose né affidandoci al nostro giudizio. Questa è la verità. Non tollererò ancora questa situazione, perché è davvero troppo facile affermare: “Non state facendo abbastanza, occorre assicurare il coordinamento con il nostro vale a dire con gli Stati Uniti”. Io non critico gli Stati Uniti – che hanno il diritto di avere una propria strategia –, ma ritengo fermamente che se l’Unione europea fosse in grado di procedere, ogni tanto, secondo una strategia autonoma e sulla base di una maggiore indipendenza per quanto concerne simili questioni, il nostro lavoro sarebbe senza alcun dubbio più efficace. Questo è ciò che volevo dirvi. Potrei ancora aggiungere, forse, che tutto il lavoro che ho svolto negli ultimi mesi, più specificamente per quanto riguarda il dialogo politico, è stato essenzialmente dedicato al Corno d’Africa. Se mi trovo a presentare questa strategia – per mezzo di una relazione che la applica e che trovo in ogni caso eccellente –, è proprio perché ritengo che l’Unione europea non possa astenersi dal prendere l’iniziativa in questo caso e perché credo che, trattandosi di una situazione così complessa e difficile, occorre innanzitutto provare a riunire tutti gli interessati attorno al tavolo dei negoziati, al fine di risolvere i problemi che hanno in comune e di trovare soluzioni comuni; tutto questo allo scopo di porli in una prospettiva di dialogo, che vada ben al di là della discussione senza fine sui conflitti di ciascuno. In altre parole, dobbiamo aprire una prospettiva sulla questione delle infrastrutture, della sicurezza alimentare, della siccità, del pastoralismo, dell’acqua e su tutti quei problemi di interesse comune. In questo modo, forse, avremo una possibilità di ottenere qualcosa sulle questioni politiche. Questo è il mio punto di vista, signora Presidente. E’ vero che occorre coordinare le nostre azioni con gli altri principali attori chiamati a decidere. Lo credo sinceramente, ma penso anche che occorra, qualche volta, avere una posizione propria per questioni come quella della Somalia. Ritengo che se avessimo potuto portare le nostre idee fino in fondo, alla loro logica conseguenza, e avessimo potuto dire: “Non daremo più un soldo per questa stabilizzazione finché il congresso di riconciliazione nazionale non sarà pronto ed avviato “, ci saremmo trovati in una posizione molto più forte. Vorrei inoltre segnalare – e con questo concludo – che ho inviato anche una lettera, dai termini forti e precisi, al Presidente Youssouf per ricordargli gli impegni presi per quanto riguarda l’inclusività nella risoluzione di questo conflitto."@it12
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". - Madame la Présidente, chers collègues, ma réponse sera relativement brève, quoique la question nécessiterait, il est vrai, un vaste débat. Je partage, bien sûr, les analyses et les jugements que j’ai entendus au sujet de la qualité démocratique d’un certain nombre de pays de la Corne de l’Afrique. Je suis un petit peu plus réservé, en revanche, sur le sens à donner pour ce qui est de l’implication de la Commission et de l’Union européenne. Aujourd’hui, s’il y a une région dans laquelle la Commission est investie totalement, c’est bien la Corne de l’Afrique. C’est sans doute à la Corne de l’Afrique que je consacre le plus de temps. Madame Kinnock, vous avez parlé, bien entendu, de l’Éthiopie, et vous l’avez fait fort justement. Il y a un problème de droit international avec ce pays. Je ne cesse, d’ailleurs, lors de mes contacts et à la faveur de mes relations bilatérales avec le Premier ministre éthiopien, d’évoquer cette question. Je travaille quasi quotidiennement sur cette question. Je fais passer les messages qu’il faut faire passer: la question des prisonniers politiques, notamment. Je sais d’ailleurs que, pour le moment, on s’efforce, par le biais des anciens, de faire évoluer cette question. Pour ce qui est de la Somalie, permettez-moi de vous dire mon étonnement qu’on laisserait entendre que nous ne disons rien au gouvernement de transition. Permettez-moi de rappeler que les 15 millions d’euros que l’on m’a littéralement obligé de mettre à la disposition de la force de stabilisation ougandaise en Somalie, quasiment sans conditions, j’y étais totalement opposé si n’était pas respecté au préalable le principe d’inclusivité. Le président Youssouf nous a promis, à la suite de cette position et de cette condition que j’avais exprimées, d’organiser le Congrès national de réconciliation. On attend encore et toujours! Alors, puisque un débat comme celui-ci est fait pour ça, je dois vous dire que, si les choses n’avancent pas bien, ou n’avancent pas fort en Somalie, c’est pour deux raisons essentielles. La première, c’est qu’on ne place pas le conflit somalien, et la question somalienne, dans la perspective de la Corne de l’Afrique tout entière et que la Somalie, dans un certain nombre de cas, est devenue le champ de bataille des conflits qui lui sont extérieurs. C’est ça la vérité! Le différend entre l’Éthiopie et l’Érythrée mine, lui aussi, la question somalienne. Si on n’avance pas, si on ne trouve pas de solution, c’est aussi pour une deuxième raison, que, du reste, Madame Kinnock, vous avez mise en évidence. Dans la communauté internationale, il y a deux points de vue. On a beau faire semblant qu’il n’y en a qu’un, il y a en fait deux points de vue dans la communauté internationale. Le premier, c’est plutôt celui de l’Union européenne, et le deuxième, c’est le point de vue des États-Unis. Dès lors qu’un des grands acteurs de la communauté internationale choisit, préférentiellement, une stratégie de partenariat privilégié avec un des acteurs - appelons-la comme ça - et que, par ailleurs, nous sommes, nous, invités par nos propres États membres à établir une concordance parfaite - quelqu’un vient d’ailleurs de le demander - avec les autres partenaires internationaux, nous nous trouvons, dans un certain nombre de cas, dans une position de suiveur et, partant, nous n’avons pas la capacité d’agir, dirais-je, de manière proprement autonome, sur la base de notre vision propre, de notre jugement propre. C’est ça la vérité. Je ne veux plus laisser passer ça, parce qu’il est vraiment trop facile de dire: «Vous ne faites pas assez, vous devriez assurer la coordination avec notre partenaire que sont les États-Unis». Je ne critique pas les États-Unis - ils ont le droit d’avoir leur stratégie -, mais je pense que, si l’Union européenne avait la capacité d’avoir, de temps en temps, une stratégie plus autonome et plus indépendante sur ces questions-là, nous serions sans doute beaucoup plus efficaces. Voilà ce que je tenais à vous dire. Permettez-moi aussi de vous dire que ce que j’ai fait, ces derniers mois, dans la question du dialogue politique notamment, a été consacré, pour l’essentiel, à la Corne de l’Afrique. Si je présente cette stratégie - à la faveur d’un rapport, excellent au demeurant, qui vient appuyer cette stratégie -, c’est précisément parce que je pense que l’Union européenne n’a pas le droit de ne pas prendre d’initiative sur cette question et parce que je me dis que, comme la situation est tellement complexe et tellement difficile, il faut commencer par essayer de réunir tous les intéressés autour de la table de négociation, afin de régler les problèmes qu’ils ont en commun, et de trouver des solutions en commun, et ce, dans le but de les placer, entre eux, dans une perspective de dialogue, d’un dialogue qui soit autre chose que de discuter sans arrêt de leurs conflits. En d’autres termes, ouvrons une perspective sur la question des infrastructures, sur la question de la sécurité alimentaire, sur la question de la sécheresse, sur la question du pastoralisme, sur la question de l’eau, sur toutes ces questions qu’ils ont en commun: peut-être, alors, aura-t-on une chance de régler progressivement la question politique. Voilà ce que je voulais dire, Madame la Présidente. C’est vrai qu’il faut coordonner nos actions avec les autres grands décideurs. Je le pense très sincèrement, mais je pense aussi qu’il faut, de temps en temps, avoir une position qui soit la nôtre, pour la Somalie notamment. Je pense que, si nous avions pu aller jusqu’au bout de notre logique et dire «on ne donnera pas un sou pour la force de stabilisation tant que ce Congrès national de réconciliation n’aura pas démarré», on aurait été dans une position beaucoup plus forte. Je signale aussi - et c’est par là que je terminerai - que j’ai encore envoyé une lettre, extrêmement précise et dure, au président Youssouf pour lui rappeler ses engagements d’inclusivité dans la résolution de ce conflit."@fr8
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