Local view for "http://purl.org/linkedpolitics/eu/plenary/2007-05-09-Speech-3-099"

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"Monsieur le Président, certains ont dit, à la lecture de ce rapport, «comme c’est curieux». C’est curieux car ce rapport ne parle pas, ou si peu, de la politique régionale et internationale dans cette partie du monde, des conflits qui ravagent le Moyen-Orient, du terrorisme, de l’islamisme radical, de l’immigration illégale. Il se tait aussi sur le passé colonial de certaines grandes puissances et sur l’influence persistante qu’elles veulent continuer à exercer. Alors, à quoi sert ce rapport bienveillant, qui est d’ailleurs un véritable antidote aux caricatures de Mahomet? D’abord, ce n’est pas un rapport bienveillant, mais une prise de position audacieuse et un formidable message de confiance dans le potentiel démocratique du monde arabe, dans la diversité de ses acteurs non étatiques, dans la force de sa société civile et dans sa culture. Et il annonce clairement le rôle que l’Europe doit tenir: soutenir, appuyer des processus démocratiques locaux, endogènes, rappeler l’importance des droits de l’homme, mais sans jamais s’imposer comme puissance hégémonique. Ce message peut sembler banal. Il est pourtant essentiel pour une véritable alliance des civilisations puisqu’il fait finalement du monde arabe un partenaire de paix, un partenaire de développement et de culture. Nombre de rapports qui sortent de ce Parlement européen décrivent les menaces qui nous viennent de l’Orient. Michel Rocard a choisi d’éclairer les raisons d’espérer et je l’en remercie. Il est pourtant un thème sur lequel Michel Rocard a été incomplet. Le rapport évoque à juste titre la responsabilité de l’Europe vis-à-vis d’Israël et de sa sécurité. Cette responsabilité, nous la prenons et nous continuerons à la prendre, mais elle est inséparable de notre responsabilité à l’égard de la Palestine qui vit aujourd’hui une crise sans précédent. Nous ne pourrons jamais sacrifier l’une à l’autre. La déclaration de Balfour, en 1917, rappelait déjà que «l’établissement d’un foyer juif en Palestine ne pouvait causer aucun préjudice aux droits des communautés non juives en Palestine». Où en sommes-nous un siècle après cette déclaration? C’est pourquoi je soutiens et je reprends avec force l’exigence non seulement du parti socialiste européen, mais de tous ceux qui se sont exprimés ce soir pour nous dire: il faut lever les sanctions contre la Palestine, il faut traiter avec son gouvernement d’unité nationale, qui accepte l’initiative de paix arabe, qui est aussi une formidable garantie pour la sécurité d’Israël vis-à-vis du monde arabe. C’est un bond en avant, c’est un espoir qui se lève. Et il se lève pour tous ceux qui, de part et d’autre de la frontière de 1967, croient encore en la justice internationale et veulent cultiver l’espoir. Alors, au nom de ces valeurs, au nom de ces justes de part et d’autre de la frontière, qu’allons-nous faire, nous, en Europe? Attendre? Je vous le dis, chers collègues, et je le dis au Conseil et à la Commission: n’attendons plus! Demain, il sera trop tard et nous en porterons une responsabilité écrasante."@fr8
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"Monsieur le Président, certains ont dit, à la lecture de ce rapport, "comme c'est curieux". C'est curieux car ce rapport ne parle pas, ou si peu, de la politique régionale et internationale dans cette partie du monde, des conflits qui ravagent le Moyen-Orient, du terrorisme, de l'islamisme radical, de l'immigration illégale. Il se tait aussi sur le passé colonial de certaines grandes puissances et sur l'influence persistante qu'elles veulent continuer à exercer. Alors, à quoi sert ce rapport bienveillant, qui est d'ailleurs un véritable antidote aux caricatures de Mahomet? D'abord, ce n'est pas un rapport bienveillant, mais une prise de position audacieuse et un formidable message de confiance dans le potentiel démocratique du monde arabe, dans la diversité de ses acteurs non étatiques, dans la force de sa société civile et dans sa culture. Et il annonce clairement le rôle que l'Europe doit tenir: soutenir, appuyer des processus démocratiques locaux, endogènes, rappeler l'importance des droits de l'homme, mais sans jamais s'imposer comme puissance hégémonique. Ce message peut sembler banal. Il est pourtant essentiel pour une véritable alliance des civilisations puisqu'il fait finalement du monde arabe un partenaire de paix, un partenaire de développement et de culture. Nombre de rapports qui sortent de ce Parlement européen décrivent les menaces qui nous viennent de l'Orient. Michel Rocard a choisi d'éclairer les raisons d'espérer et je l'en remercie. Il est pourtant un thème sur lequel Michel Rocard a été incomplet. Le rapport évoque à juste titre la responsabilité de l'Europe vis-à-vis d'Israël et de sa sécurité. Cette responsabilité, nous la prenons et nous continuerons à la prendre, mais elle est inséparable de notre responsabilité à l'égard de la Palestine qui vit aujourd'hui une crise sans précédent. Nous ne pourrons jamais sacrifier l'une à l'autre. La déclaration de Balfour, en 1917, rappelait déjà que "l'établissement d'un foyer juif en Palestine ne pouvait causer aucun préjudice aux droits des communautés non juives en Palestine". Où en sommes-nous un siècle après cette déclaration? C'est pourquoi je soutiens et je reprends avec force l'exigence non seulement du parti socialiste européen, mais de tous ceux qui se sont exprimés ce soir pour nous dire: il faut lever les sanctions contre la Palestine, il faut traiter avec son gouvernement d'unité nationale, qui accepte l'initiative de paix arabe, qui est aussi une formidable garantie pour la sécurité d'Israël vis-à-vis du monde arabe. C'est un bond en avant, c'est un espoir qui se lève. Et il se lève pour tous ceux qui, de part et d'autre de la frontière de 1967, croient encore en la justice internationale et veulent cultiver l'espoir. Alors, au nom de ces valeurs, au nom de ces justes de part et d'autre de la frontière, qu'allons-nous faire, nous, en Europe? Attendre? Je vous le dis, chers collègues, et je le dis au Conseil et à la Commission: n'attendons plus! Demain, il sera trop tard et nous en porterons une responsabilité écrasante."@cs1
"Hr. formand! Nogle har under læsningen af denne betænkning sagt, at den er ejendommelig. Den er ejendommelig, fordi den ikke eller knap nok nævner den regionale og internationale politik i denne del af verden, de konflikter, der hærger Mellemøsten, terrorisme, radikal islamisme eller ulovlig indvandring. Den forholder sig også tavs om visse stormagters koloniale fortid og den vedvarende indflydelse, som de fortsat ønsker at udøve. Hvad er så pointen med denne velmenende betænkning, som i øvrigt er en sand modgift til Muhammed-tegningerne? Først og fremmest er det ikke en velmenende betænkning, men en dristig udtalelse og en gevaldig tillidserklæring over for det demokratiske potentiale i den arabiske verden, forskelligartetheden af dens ikkestatslige aktører, civilsamfundets og kulturens styrke. Endvidere fremhæver den tydeligt den rolle, som Europa skal spille, nemlig at støtte og fremme den lokale, endogene demokratiske proces og minde den arabiske verden om vigtigheden af menneskerettigheder, uden dog nogensinde at fremstå som en overmagt. Dette budskab kan virke banalt. Det er imidlertid afgørende for en egentlig alliance mellem civilisationer, eftersom det endelig gør den arabiske verden til en partner for fred og en partner for udvikling og kultur. Mange af de betænkninger, der er udgået fra Parlamentet, beskriver de trusler, der kommer til os fra øst. Hr. Rocard har valgt at pege på, hvorfor der er grund til håb, og det takker jeg ham for. Det er imidlertid et emne, som hr. Rocard har belyst på mangelfuld vis. Betænkningen nævner korrekt Europas ansvar over for Israel og landets sikkerhed. Vi accepterer dette ansvar og vil også gøre det i fremtiden, men det kan ikke adskilles fra vores ansvar over for Palæstina, som i dag gennemgår sin hidtil værste krise. Vi må aldrig ofre den ene part til fordel for den anden. Balfour-erklæringen fastslog allerede i 1917, at "oprettelsen af et hjem for det jødiske folk i Palæstina ikke ville skade rettighederne for de ikkejødiske samfund i Palæstina". Hvor langt er vi nået her hundrede år efter denne erklæring? Derfor støtter og gentager jeg kraftigt kravet ikke kun fra De Europæiske Socialdemokraters Gruppe, men også fra alle dem, som har talt her i aften og sagt til os: Sanktionerne mod Palæstina skal ophæves, vi bliver nødt til at forhandle med den nationale samlingsregering, som accepterer det arabiske fredsinitiativ, der også er en stor garanti for sikkerhed i Israel i forholdet til den arabiske verden. Det er et skrid fremad, det er et stigende håb. Det er et håb for alle dem, som på begge sider af grænsen fra 1967 stadig tror på det internationale retssystem og ønsker at indgyde håb. Over for alle disse værdier, over for disse retskafne mennesker på begge sider af grænsen, hvad vil vi i Europa da gøre? Vente? Jeg siger det henvendt til jer, mine damer og herrer, og til Rådet og Kommissionen: Lad os ikke vente længere! I morgen vil det være for sent, og det meget tunge ansvar for det vil være vores."@da2
". Herr Präsident! Beim Lesen dieses Berichts haben einige gesagt, dass er merkwürdig sei. Er ist merkwürdig, da er die regionale und internationale Politik in diesem Teil der Welt, die im Mittleren Osten grassierenden Konflikte, den Terrorismus, den Radikalislamismus und die illegale Einwanderung gar nicht oder in nur geringem Umfang erwähnt. Er äußert sich ebenso wenig zur kolonialen Vergangenheit gewisser Großmächte und zum Einfluss, den diese weiterhin ausüben möchten. Wozu also dient dieser wohlwollende Bericht, der übrigens ein echtes Gegenmittel gegen die Mohammed-Karikaturen ist? Zunächst ist dies kein wohlwollender Bericht, sondern eine mutige Stellungnahme und eine starke Botschaft des Vertrauens in das demokratische Potenzial der arabischen Welt, in die Vielfalt ihrer nichtstaatlichen Akteure, in die Kraft ihrer Zivilgesellschaft und in ihre Kultur. Er verdeutlicht die Rolle, die Europa einnehmen muss: lokale, endogene demokratische Prozesse stärken und fördern, die Bedeutung der Menschenrechte hervorheben, ohne sich selbst jemals als herrschende Macht aufzudrängen. Diese Botschaft mag banal erscheinen. Sie ist jedoch von wesentlicher Bedeutung für eine echte Allianz der Zivilisationen, da sie die arabische Welt letztendlich zu einem Partner für den Frieden, zu einem Partner für die Entwicklung und die Kultur werden lässt. Viele Berichte, die von diesem Europäischen Parlament ausgegangen sind, beschreiben die Bedrohungen, die für uns aus dem Orient kommen. Michel Rocard hat sich dafür entschieden, die Gründe zur Hoffnung aufzuzeigen, und ich danke ihm dafür. Es gibt dennoch ein Thema, das Michel Rocard nicht vollständig abgehandelt hat. Der Bericht verweist zu Recht auf die Verantwortung Europas gegenüber Israel und dessen Sicherheit. Wir übernehmen diese Verantwortung und werden sie auch weiterhin übernehmen, allerdings muss sie untrennbar mit unserer Verantwortung gegenüber Palästina verbunden sein, das gegenwärtig eine beispiellose Krise durchlebt. Wir dürfen niemals den Einen dem Anderen opfern. Die Balfour-Erklärung von 1917 verwies bereits darauf, dass durch „die Errichtung einer jüdischen Heimstätte in Palästina die Rechte der nicht-jüdischen Gemeinschaften in Palästina nicht beeinträchtigt werden dürfen“. Wo sind wir heute, ein Jahrhundert nach dieser Erklärung? Deshalb unterstütze und befürworte ich mit Nachdruck die Forderung nicht nur der Sozialdemokratischen Fraktion im Europäischen Parlament, sondern auch all jener, die sich heute Abend geäußert haben, um uns zu sagen: Wir müssen die Sanktionen gegen Palästina aufheben, wir müssen mit seiner Regierung der Nationalen Einheit verhandeln, die die arabische Friedensinitiative akzeptiert, die auch eine sichere Garantie für die Sicherheit Israels gegenüber der arabischen Welt darstellt. Dies ist ein gewaltiger Schritt nach vorn, der Grund zur Hoffnung gibt. Und diese Hoffnung erhebt sich für all jene, die beiderseits der Grenze von 1967 noch an die internationale Gerechtigkeit glauben und die Hoffnung nicht aufgeben wollen. Was also werden wir in Europa im Namen dieser Werte, im Namen dieser aufrechten Menschen beiderseits der Grenze tun? Warten? Ich sage es Ihnen, meine Damen und Herren, und ich sage es dem Rat und der Kommission: Lassen Sie uns nicht länger warten! Morgen wird es zu spät sein, und wir werden die erdrückende Schuld dafür tragen."@de9
"Κύριε Πρόεδρε, ορισμένοι είπαν, διαβάζοντας αυτήν την έκθεση, ότι είναι παράξενη. Είναι παράξενη διότι δεν αναφέρεται, ή περιέχει ελάχιστες αναφορές, στην περιφερειακή και διεθνή πολιτική σε αυτό το μέρος του κόσμου, στις συγκρούσεις που μαίνονται στη Μέση Ανατολή, στην τρομοκρατία, στον ριζοσπαστικό ισλαμισμό ή στη λαθρομετανάστευση. Ούτε αναφέρει το αποικιακό παρελθόν ορισμένων μεγάλων δυνάμεων ή τη διαρκή επιρροή που θέλουν να συνεχίσουν να ασκούν. Ποιος είναι, επομένως, ο σκοπός αυτής της καλοπροαίρετης έκθεσης, η οποία, παρεμπιπτόντως, είναι ένα πραγματικό αντίδοτο στις γελοιογραφίες του Μωάμεθ; Καταρχάς, δεν είναι μια καλοπροαίρετη έκθεση, αλλά μια τολμηρή δήλωση και ένα καταπληκτικό μήνυμα εμπιστοσύνης στο δημοκρατικό δυναμικό του αραβικού κόσμου, στην ποικιλομορφία των μη κυβερνητικών παραγόντων του, στη δύναμη της κοινωνίας των πολιτών του και στον πολιτισμό του. Επιπλέον, δηλώνει καθαρά τον ρόλο που πρέπει να διαδραματίσει η Ευρώπη: να υποστηρίξει και να προωθήσει τις τοπικές ενδογενείς δημοκρατικές διαδικασίες και να υπενθυμίσει τη σημασία των ανθρωπίνων δικαιωμάτων, χωρίς όμως να επιβληθεί ποτέ ως ηγεμονική δύναμη. Το μήνυμα αυτό μπορεί να φαίνεται κοινότοπο. Είναι, ωστόσο, ζωτικής σημασίας για μια αληθινή συμμαχία πολιτισμών, εφόσον καθιστά τελικά τον αραβικό κόσμο εταίρο στην ειρήνη, εταίρο στην ανάπτυξη και στον πολιτισμό. Πολλές εκθέσεις που εκπονήθηκαν στους κόλπους του Ευρωπαϊκού Κοινοβουλίου περιγράφουν τις απειλές που μας έρχονται από την Ανατολή. Ο κ. Rocard επέλεξε να επισημάνει τα ελπιδοφόρα στοιχεία και τον ευχαριστώ για αυτό. Είναι, ωστόσο, ένα θέμα στο οποίο ο κ. Rocard υπήρξε ελλιπής. Η έκθεση αναφέρει ορθά την ευθύνη της Ευρώπης απέναντι στο Ισραήλ και την ασφάλειά του. Δεχόμαστε αυτήν την ευθύνη και θα συνεχίσουμε να την αποδεχόμαστε, αλλά είναι αδιαχώριστη από την ευθύνη μας σε σχέση με την Παλαιστίνη, η οποία σήμερα διέρχεται μια κρίση άνευ προηγουμένου. Δεν θα μπορέσουμε ποτέ να θυσιάσουμε τη μία στον βωμό της άλλης. Η Δήλωση Μπάλφουρ, το 1917, δήλωνε ήδη ότι «η εγκαθίδρυση στην Παλαιστίνη εβραϊκής εθνικής εστίας δεν θα πρέπει να παραβλάπτει τα δικαιώματα των μη εβραϊκών κοινοτήτων στην Παλαιστίνη». Πού βρισκόμαστε έναν αιώνα μετά από αυτήν τη δήλωση; Για τον λόγο αυτόν, υποστηρίζω και επαναλαμβάνω μετ’ επιτάσεως το αίτημα όχι μόνο της Σοσιαλιστικής Ομάδας στο Ευρωπαϊκό Κοινοβούλιο, αλλά και όλων όσων μίλησαν απόψε και μας είπαν: οι κυρώσεις κατά της Παλαιστίνης πρέπει να αρθούν, πρέπει να διαπραγματευτούμε με την κυβέρνηση εθνικής ενότητάς της που αποδέχεται την αραβική ειρηνευτική πρωτοβουλία, η οποία είναι επίσης μια έξοχη εγγύηση για την ασφάλεια του Ισραήλ σε σχέση με τον αραβικό κόσμο. Πρόκειται για ένα τεράστιο άλμα προς τα εμπρός, για μια ελπίδα που γεννιέται. Και γεννιέται για όλους εκείνους που, και στις δύο πλευρές των συνόρων του 1967, εξακολουθούν να πιστεύουν στη διεθνή δικαιοσύνη και θέλουν να ενθαρρύνουν την ελπίδα. Ως εκ τούτου, στο όνομα αυτών των αξιών, στο όνομα των δίκαιων ανθρώπων ένθεν και ένθεν των συνόρων, τι θα κάνουμε εμείς, η Ευρώπη; Θα περιμένουμε; Σας καλώ, κυρίες και κύριοι, και καλώ επίσης το Συμβούλιο και την Επιτροπή: ας μην περιμένουμε άλλο! Αύριο θα είναι πολύ αργά, και η συντριπτική ευθύνη για αυτό θα είναι δική μας."@el10
"Mr President, some people have said, on reading this report, that it is strange. It is strange because it does not mention, or scarcely mentions, regional and international policy in this part of the world, the conflicts ravaging the Middle East, terrorism, radical Islamism or illegal immigration. Nor does it mention the colonial past of certain great powers or the persistent influence they wish to continue to exert. What, then, is the point of this well-meaning report, which, by the way, is a real antidote to the cartoons of Mohammed? First of all, it is not a well-meaning report, but a bold statement and a tremendous message of confidence in the democratic potential of the Arab world, in the diversity of its non-governmental actors, in the strength of its civil society and in its culture. Furthermore, it states clearly the role that Europe must play: to support and promote local endogenous democratic processes and to remind them of the importance of human rights, but without ever imposing itself as a hegemonic power. This message may seem commonplace. It is, however, vital for a real alliance of civilisations since it finally makes the Arab world a partner in peace, a partner in development and in culture. Many reports emanating from this European Parliament describe the threats coming to us from the East. Mr Rocard has chosen to point out the reasons for hope, and I thank him for it. It is, however, a subject on which Mr Rocard has been incomplete. The report rightly mentions Europe’s responsibility towards Israel and its security. We accept this responsibility and we will continue to accept it, but it is inseparable from our responsibility with regard to Palestine, which is today going through an unprecedented crisis. We shall never be able to sacrifice one to the other. The Balfour Declaration, in 1917, already stated that ‘the establishment of a home for Jewish people in Palestine would not prejudice the rights of non-Jewish communities in Palestine’. Where have we got to a century after this declaration? That is why I support and strongly take up the demand not only of the Socialist Group in the European Parliament, but also of all those who have spoken this evening and said to us: the sanctions against Palestine must be lifted, we have to negotiate with its national unity government, which accepts the Arab peace initiative, which is also a tremendous guarantee for the security of Israel with regard to the Arab world. This is a leap forward; this is a rising hope. And it is rising for all those who, on both sides of the 1967 frontier, still believe in international justice and want to encourage hope. Therefore, in the name of these values, in the name of those just men on both sides of the frontier, what are we, in Europe, going to do? Wait? I say to you, ladies and gentlemen, and I say to the Council and to the Commission: let us wait no longer! Tomorrow it will be too late, and the crushing responsibility for that will be ours."@en4
"Señor Presidente, algunas personas han dicho, al leer este informe, que es extraño. Es extraño porque no menciona –o apenas menciona– la política regional e internacional en esta parte del mundo, los conflictos que asolan Oriente Próximo, el terrorismo, el islamismo radical o la inmigración ilegal. Tampoco menciona el pasado colonial de ciertas grandes potencias ni la influencia persistente que desean continuar ejerciendo. Por lo tanto, ¿cuál es el sentido de este bienintencionado informe, que, por cierto, es un verdadero antídoto contra las caricaturas de Mahoma? En primer lugar, no es un informe bienintencionado, sino una declaración enérgica y un mensaje tremendo de confianza en el potencial democrático del mundo árabe, en la diversidad de sus agentes no gubernamentales, en la fuerza de su sociedad civil y en su cultura. Asimismo, afirma claramente el papel que Europa debe desempeñar: apoyar y promover los procesos democráticos endógenos locales y recordarles la importancia de los derechos humanos, pero sin imponerse en ningún momento como potencia hegemónica. Este mensaje puede parecer un lugar común. No obstante, es vital para una verdadera alianza de civilizaciones, dado que finalmente hace del mundo árabe un socio en la paz, un socio en el desarrollo y en la cultura. Muchos informes emanados de este Parlamento Europeo describe las amenazas que nos llegan desde Oriente. El señor Rocard ha decidido señalar los motivos para tener esperanza y le doy las gracias por ello. No obstante, es un tema sobre el que el señor Rocard no ha dicho todo. El informe menciona con acierto la responsabilidad de Europa con respecto a Israel y su seguridad. Aceptamos esta responsabilidad y continuaremos aceptándola, pero es inseparable de nuestra responsabilidad con respecto a Palestina, que actualmente atraviesa una crisis sin precedentes. Nunca podremos sacrificar una en aras de la otra. La Declaración Balfour de 1917 ya señalaba que «el establecimiento de un hogar para el pueblo judío en Palestina no mermaría los derechos de las comunidades no judías de Palestina». ¿Dónde nos encontramos un siglo después de esta declaración? Esa es la razón por la que apoyo y defiendo resueltamente la exigencia, no solamente del Grupo Socialista en el Parlamento Europeo, sino también de todos aquellos que han hablado esta tarde y nos han dicho: es necesario levantar las sanciones contra Palestina, tenemos que negociar con su Gobierno de unidad nacional, que acepta la iniciativa de paz árabe, que es también una garantía tremenda para la seguridad de Israel con respecto al mundo árabe. Esto supone un paso adelante; es una esperanza creciente. Y está creciendo para todos aquellos que, a ambos lados de la frontera de 1967, todavía creen en la justicia internacional y quieren fomentar la esperanza. Por lo tanto, en nombre de estos valores, en nombre de los hombres justos que viven a ambos lados de la frontera, ¿qué vamos a hacer en Europa? ¿Esperar? Quiero decirles, Señorías, y quiero decir al Consejo y a la Comisión: ¡no esperemos más! Mañana será demasiado tarde y nosotros tendremos que cargar con una grave responsabilidad."@es21
"Monsieur le Président, certains ont dit, à la lecture de ce rapport, "comme c'est curieux". C'est curieux car ce rapport ne parle pas, ou si peu, de la politique régionale et internationale dans cette partie du monde, des conflits qui ravagent le Moyen-Orient, du terrorisme, de l'islamisme radical, de l'immigration illégale. Il se tait aussi sur le passé colonial de certaines grandes puissances et sur l'influence persistante qu'elles veulent continuer à exercer. Alors, à quoi sert ce rapport bienveillant, qui est d'ailleurs un véritable antidote aux caricatures de Mahomet? D'abord, ce n'est pas un rapport bienveillant, mais une prise de position audacieuse et un formidable message de confiance dans le potentiel démocratique du monde arabe, dans la diversité de ses acteurs non étatiques, dans la force de sa société civile et dans sa culture. Et il annonce clairement le rôle que l'Europe doit tenir: soutenir, appuyer des processus démocratiques locaux, endogènes, rappeler l'importance des droits de l'homme, mais sans jamais s'imposer comme puissance hégémonique. Ce message peut sembler banal. Il est pourtant essentiel pour une véritable alliance des civilisations puisqu'il fait finalement du monde arabe un partenaire de paix, un partenaire de développement et de culture. Nombre de rapports qui sortent de ce Parlement européen décrivent les menaces qui nous viennent de l'Orient. Michel Rocard a choisi d'éclairer les raisons d'espérer et je l'en remercie. Il est pourtant un thème sur lequel Michel Rocard a été incomplet. Le rapport évoque à juste titre la responsabilité de l'Europe vis-à-vis d'Israël et de sa sécurité. Cette responsabilité, nous la prenons et nous continuerons à la prendre, mais elle est inséparable de notre responsabilité à l'égard de la Palestine qui vit aujourd'hui une crise sans précédent. Nous ne pourrons jamais sacrifier l'une à l'autre. La déclaration de Balfour, en 1917, rappelait déjà que "l'établissement d'un foyer juif en Palestine ne pouvait causer aucun préjudice aux droits des communautés non juives en Palestine". Où en sommes-nous un siècle après cette déclaration? C'est pourquoi je soutiens et je reprends avec force l'exigence non seulement du parti socialiste européen, mais de tous ceux qui se sont exprimés ce soir pour nous dire: il faut lever les sanctions contre la Palestine, il faut traiter avec son gouvernement d'unité nationale, qui accepte l'initiative de paix arabe, qui est aussi une formidable garantie pour la sécurité d'Israël vis-à-vis du monde arabe. C'est un bond en avant, c'est un espoir qui se lève. Et il se lève pour tous ceux qui, de part et d'autre de la frontière de 1967, croient encore en la justice internationale et veulent cultiver l'espoir. Alors, au nom de ces valeurs, au nom de ces justes de part et d'autre de la frontière, qu'allons-nous faire, nous, en Europe? Attendre? Je vous le dis, chers collègues, et je le dis au Conseil et à la Commission: n'attendons plus! Demain, il sera trop tard et nous en porterons une responsabilité écrasante."@et5
"Arvoisa puhemies, jotkut ovat todenneet tämän mietinnön luettuaan, että se on outo. Se on, koska siinä ei mainita tai mainitaan tuskin lainkaan tässä maailmanosassa harjoitettavaa alueellista ja kansainvälistä politiikkaa, Lähi-itää tuhoavia konflikteja, terrorismia, radikaalia islamismia tai laitonta maahanmuuttoa. Siinä ei myöskään mainita tiettyjen suurvaltojen siirtomaamenneisyyttä tai sitä, miten sinnikkäästi ne edelleen haluavat vaikuttaa asioihin. Mitä sitten tavoitellaan tällä hyvää tarkoittavalla mietinnöllä, joka on muuten todellinen vastamyrkky Muhammed-sarjakuville? Ensinnäkin se ei ole hyvää tarkoittava mietintö vaan rohkea lausunto ja valtaisa luottamuksenosoitus arabimaailman demokraattisia mahdollisuuksia, hallituksesta riippumattomien toimijoiden monimuotoisuutta, sen kansalaisyhteiskunnan voimaa ja sen kulttuuria kohtaan. Lisäksi siinä todetaan selvästi, mikä asema Euroopan unionilla on oltava: sen on tuettava ja edistettävä maiden sisäisiä demokraattisia prosesseja ja muistutettava niitä ihmisoikeuksien tärkeydestä asettamatta kuitenkaan koskaan itseään hegemoniseen asemaan. Viestimme voi vaikuttaa arkiselta. Se on kuitenkin ensisijaisen tärkeä todelliselle kulttuurien liitolle, sillä näin arabimaailmasta tulisi lopultakin kumppanimme rauhan, kehityksen ja kulttuurin aloilla. Monissa Euroopan parlamentin laatimissa mietinnöissä kuvaillaan niitä asioita, jotka uhkaavat meitä idästä. Jäsen Rocard on päättänyt korostaa asioita, jotka herättävät toivoa, ja kiitän häntä siitä. Jäsen Rocard ei ole kuitenkaan käsitellyt tätä asiaa kattavasti. Mietinnössä mainitaan oikeutetusti Euroopan unionin vastuu Israelista ja sen turvallisuudesta. Hyväksymme tämän vastuun ja kannamme vastuumme jatkossakin, mutta sitä ei voida erottaa vastuustamme Palestiinaa kohtaan, joka käy parhaillaan läpi ennennäkemätöntä kriisiä. Emme voi koskaan uhrata toista toisen vuoksi. Jo vuonna 1917 annetussa Balfourin julistuksessa todettiin, että "kansallisen kodin perustamisella juutalaisille Palestiinaan ei ole vaikutusta muiden kuin juutalaisten yhteisöjen oikeuksiin Palestiinassa". Mitä olemmekaan tehneet vuosisata tämän julistuksen antamisen jälkeen? Siksi kannatan ja puolustan voimakkaasti paitsi Euroopan parlamentin sosialidemokraattisen ryhmän esittämää vaatimusta myös kaikkien niiden vaatimuksia, jotka ovat puhuneet tänä iltana ja sanoneet meille: Palestiinan vastaiset pakotteet on purettava ja meidän on neuvoteltava Palestiinan kansallisen yhteishallituksen kanssa, sillä se hyväksyy arabimaiden rauhanaloitteen, mikä on merkittävä tae myös Israelin turvallisuudelle arabimaailman osalta. Se olisi harppaus eteenpäin, ja se herättäisi toivoa. Se herättäisi toivoa kaikissa niissä, jotka molemmin puolin vuonna 1967 vahvistettuja rajoja uskovat edelleen kansainväliseen oikeuteen ja haluavat valaa toivoa. Siksi kysyn näiden arvojen ja rajan eri puolilla toimivien oikeamielisten henkilöiden nimissä, mitä me aiomme tehdä Euroopan unionissa? Odottaako? Sanon teille hyvät parlamentin jäsenet, ja sanon tämän myös neuvostolle ja komissiolle, emme saa odottaa enää kauempaa! Huomenna on jo liian myöhäistä, ja me saamme kantaa siitä musertavan vastuun."@fi7
"Monsieur le Président, certains ont dit, à la lecture de ce rapport, "comme c'est curieux". C'est curieux car ce rapport ne parle pas, ou si peu, de la politique régionale et internationale dans cette partie du monde, des conflits qui ravagent le Moyen-Orient, du terrorisme, de l'islamisme radical, de l'immigration illégale. Il se tait aussi sur le passé colonial de certaines grandes puissances et sur l'influence persistante qu'elles veulent continuer à exercer. Alors, à quoi sert ce rapport bienveillant, qui est d'ailleurs un véritable antidote aux caricatures de Mahomet? D'abord, ce n'est pas un rapport bienveillant, mais une prise de position audacieuse et un formidable message de confiance dans le potentiel démocratique du monde arabe, dans la diversité de ses acteurs non étatiques, dans la force de sa société civile et dans sa culture. Et il annonce clairement le rôle que l'Europe doit tenir: soutenir, appuyer des processus démocratiques locaux, endogènes, rappeler l'importance des droits de l'homme, mais sans jamais s'imposer comme puissance hégémonique. Ce message peut sembler banal. Il est pourtant essentiel pour une véritable alliance des civilisations puisqu'il fait finalement du monde arabe un partenaire de paix, un partenaire de développement et de culture. Nombre de rapports qui sortent de ce Parlement européen décrivent les menaces qui nous viennent de l'Orient. Michel Rocard a choisi d'éclairer les raisons d'espérer et je l'en remercie. Il est pourtant un thème sur lequel Michel Rocard a été incomplet. Le rapport évoque à juste titre la responsabilité de l'Europe vis-à-vis d'Israël et de sa sécurité. Cette responsabilité, nous la prenons et nous continuerons à la prendre, mais elle est inséparable de notre responsabilité à l'égard de la Palestine qui vit aujourd'hui une crise sans précédent. Nous ne pourrons jamais sacrifier l'une à l'autre. La déclaration de Balfour, en 1917, rappelait déjà que "l'établissement d'un foyer juif en Palestine ne pouvait causer aucun préjudice aux droits des communautés non juives en Palestine". Où en sommes-nous un siècle après cette déclaration? C'est pourquoi je soutiens et je reprends avec force l'exigence non seulement du parti socialiste européen, mais de tous ceux qui se sont exprimés ce soir pour nous dire: il faut lever les sanctions contre la Palestine, il faut traiter avec son gouvernement d'unité nationale, qui accepte l'initiative de paix arabe, qui est aussi une formidable garantie pour la sécurité d'Israël vis-à-vis du monde arabe. C'est un bond en avant, c'est un espoir qui se lève. Et il se lève pour tous ceux qui, de part et d'autre de la frontière de 1967, croient encore en la justice internationale et veulent cultiver l'espoir. Alors, au nom de ces valeurs, au nom de ces justes de part et d'autre de la frontière, qu'allons-nous faire, nous, en Europe? Attendre? Je vous le dis, chers collègues, et je le dis au Conseil et à la Commission: n'attendons plus! Demain, il sera trop tard et nous en porterons une responsabilité écrasante."@hu11
"Signor Presidente, qualcuno leggendo questa relazione l’ha trovata strana. Strana perché non fa menzione o quasi della politica regionale e internazionale in questa parte del mondo, i conflitti che devastano il Medio Oriente, il terrorismo, l’islamismo radicale, l’immigrazione illegale. Tace anche sul passato coloniale di certe grandi potenze e sulla persistente influenza che vogliono continuare a esercitare. A cosa serve allora questa benevola relazione, che, tra l’altro, è un vero antidoto alle vignette su Maometto? Innanzi tutto, non è una relazione benevola, ma una presa di posizione coraggiosa e un formidabile messaggio di fiducia nel potenziale democratico del mondo arabo, nella varietà dei suoi attori non governativi, nella forza della sua società civile e nella sua cultura. Inoltre, indica chiaramente il ruolo che l’Europa deve svolgere: sostenere e appoggiare i processi democratici locali, endogeni, e ricordare l’importanza dei diritti dell’uomo, ma senza mai imporsi come potenza egemonica. Questo messaggio può sembrare banale. Tuttavia è essenziale per una vera alleanza tra civiltà, poiché finalmente fa del mondo arabo un di pace, un di sviluppo e di cultura. Molte delle relazioni prodotte dal Parlamento europeo descrivono le minacce che ci giungono dall’Oriente. L’onorevole Rocard ha scelto di mettere in evidenza le ragioni di speranza e di questo lo ringrazio. Tuttavia, è un tema che l’onorevole Rocard non ha approfondito. La relazione menziona giustamente la responsabilità dell’Europa nei confronti di Israele e della sua sicurezza. Accettiamo questa responsabilità e continueremo ad accettarla, ma essa è inseparabile dalla nostra responsabilità nei confronti della Palestina, che sta attraversando oggi una crisi senza precedenti. Non potremo mai sacrificare l’una all’altra. La dichiarazione di Balfour, nel 1917, già affermava che “la costituzione in Palestina di un focolare nazionale per il popolo ebraico […] non recherebbe alcun pregiudizio ai diritti delle comunità non ebraiche in Palestina”. A che punto siamo arrivati un secolo dopo questa dichiarazione? Per queste ragioni sostengo e ribadisco con forza la richiesta non solo del gruppo socialista al Parlamento europeo, ma anche di tutti coloro che si sono espressi questa sera per dirci: occorre revocare le sanzioni contro la Palestina, dobbiamo trattare con il suo governo di unità nazionale, che accetta l’iniziativa di pace araba, che è inoltre una formidabile garanzia per la sicurezza d’Israele nei confronti del mondo arabo. Si tratta di un salto in avanti; è una speranza che sorge per tutti coloro che, da entrambe le parti della frontiera del 1967, credono ancora nella giustizia internazionale e vogliono coltivare la speranza. Dunque, in nome di questi valori, in nome di questi uomini giusti da entrambe le parti della frontiera, che cosa intendiamo fare in Europa? Aspettare? Lo dico a voi, onorevoli colleghi, e al Consiglio e alla Commissione: non aspettiamo oltre! Domani sarà troppo tardi e ne porteremo una responsabilità schiacciante."@it12
"Monsieur le Président, certains ont dit, à la lecture de ce rapport, "comme c'est curieux". C'est curieux car ce rapport ne parle pas, ou si peu, de la politique régionale et internationale dans cette partie du monde, des conflits qui ravagent le Moyen-Orient, du terrorisme, de l'islamisme radical, de l'immigration illégale. Il se tait aussi sur le passé colonial de certaines grandes puissances et sur l'influence persistante qu'elles veulent continuer à exercer. Alors, à quoi sert ce rapport bienveillant, qui est d'ailleurs un véritable antidote aux caricatures de Mahomet? D'abord, ce n'est pas un rapport bienveillant, mais une prise de position audacieuse et un formidable message de confiance dans le potentiel démocratique du monde arabe, dans la diversité de ses acteurs non étatiques, dans la force de sa société civile et dans sa culture. Et il annonce clairement le rôle que l'Europe doit tenir: soutenir, appuyer des processus démocratiques locaux, endogènes, rappeler l'importance des droits de l'homme, mais sans jamais s'imposer comme puissance hégémonique. Ce message peut sembler banal. Il est pourtant essentiel pour une véritable alliance des civilisations puisqu'il fait finalement du monde arabe un partenaire de paix, un partenaire de développement et de culture. Nombre de rapports qui sortent de ce Parlement européen décrivent les menaces qui nous viennent de l'Orient. Michel Rocard a choisi d'éclairer les raisons d'espérer et je l'en remercie. Il est pourtant un thème sur lequel Michel Rocard a été incomplet. Le rapport évoque à juste titre la responsabilité de l'Europe vis-à-vis d'Israël et de sa sécurité. Cette responsabilité, nous la prenons et nous continuerons à la prendre, mais elle est inséparable de notre responsabilité à l'égard de la Palestine qui vit aujourd'hui une crise sans précédent. Nous ne pourrons jamais sacrifier l'une à l'autre. La déclaration de Balfour, en 1917, rappelait déjà que "l'établissement d'un foyer juif en Palestine ne pouvait causer aucun préjudice aux droits des communautés non juives en Palestine". Où en sommes-nous un siècle après cette déclaration? C'est pourquoi je soutiens et je reprends avec force l'exigence non seulement du parti socialiste européen, mais de tous ceux qui se sont exprimés ce soir pour nous dire: il faut lever les sanctions contre la Palestine, il faut traiter avec son gouvernement d'unité nationale, qui accepte l'initiative de paix arabe, qui est aussi une formidable garantie pour la sécurité d'Israël vis-à-vis du monde arabe. C'est un bond en avant, c'est un espoir qui se lève. Et il se lève pour tous ceux qui, de part et d'autre de la frontière de 1967, croient encore en la justice internationale et veulent cultiver l'espoir. Alors, au nom de ces valeurs, au nom de ces justes de part et d'autre de la frontière, qu'allons-nous faire, nous, en Europe? Attendre? Je vous le dis, chers collègues, et je le dis au Conseil et à la Commission: n'attendons plus! Demain, il sera trop tard et nous en porterons une responsabilité écrasante."@lt14
"Monsieur le Président, certains ont dit, à la lecture de ce rapport, "comme c'est curieux". C'est curieux car ce rapport ne parle pas, ou si peu, de la politique régionale et internationale dans cette partie du monde, des conflits qui ravagent le Moyen-Orient, du terrorisme, de l'islamisme radical, de l'immigration illégale. Il se tait aussi sur le passé colonial de certaines grandes puissances et sur l'influence persistante qu'elles veulent continuer à exercer. Alors, à quoi sert ce rapport bienveillant, qui est d'ailleurs un véritable antidote aux caricatures de Mahomet? D'abord, ce n'est pas un rapport bienveillant, mais une prise de position audacieuse et un formidable message de confiance dans le potentiel démocratique du monde arabe, dans la diversité de ses acteurs non étatiques, dans la force de sa société civile et dans sa culture. Et il annonce clairement le rôle que l'Europe doit tenir: soutenir, appuyer des processus démocratiques locaux, endogènes, rappeler l'importance des droits de l'homme, mais sans jamais s'imposer comme puissance hégémonique. Ce message peut sembler banal. Il est pourtant essentiel pour une véritable alliance des civilisations puisqu'il fait finalement du monde arabe un partenaire de paix, un partenaire de développement et de culture. Nombre de rapports qui sortent de ce Parlement européen décrivent les menaces qui nous viennent de l'Orient. Michel Rocard a choisi d'éclairer les raisons d'espérer et je l'en remercie. Il est pourtant un thème sur lequel Michel Rocard a été incomplet. Le rapport évoque à juste titre la responsabilité de l'Europe vis-à-vis d'Israël et de sa sécurité. Cette responsabilité, nous la prenons et nous continuerons à la prendre, mais elle est inséparable de notre responsabilité à l'égard de la Palestine qui vit aujourd'hui une crise sans précédent. Nous ne pourrons jamais sacrifier l'une à l'autre. La déclaration de Balfour, en 1917, rappelait déjà que "l'établissement d'un foyer juif en Palestine ne pouvait causer aucun préjudice aux droits des communautés non juives en Palestine". Où en sommes-nous un siècle après cette déclaration? C'est pourquoi je soutiens et je reprends avec force l'exigence non seulement du parti socialiste européen, mais de tous ceux qui se sont exprimés ce soir pour nous dire: il faut lever les sanctions contre la Palestine, il faut traiter avec son gouvernement d'unité nationale, qui accepte l'initiative de paix arabe, qui est aussi une formidable garantie pour la sécurité d'Israël vis-à-vis du monde arabe. C'est un bond en avant, c'est un espoir qui se lève. Et il se lève pour tous ceux qui, de part et d'autre de la frontière de 1967, croient encore en la justice internationale et veulent cultiver l'espoir. Alors, au nom de ces valeurs, au nom de ces justes de part et d'autre de la frontière, qu'allons-nous faire, nous, en Europe? Attendre? Je vous le dis, chers collègues, et je le dis au Conseil et à la Commission: n'attendons plus! Demain, il sera trop tard et nous en porterons une responsabilité écrasante."@lv13
"Monsieur le Président, certains ont dit, à la lecture de ce rapport, "comme c'est curieux". C'est curieux car ce rapport ne parle pas, ou si peu, de la politique régionale et internationale dans cette partie du monde, des conflits qui ravagent le Moyen-Orient, du terrorisme, de l'islamisme radical, de l'immigration illégale. Il se tait aussi sur le passé colonial de certaines grandes puissances et sur l'influence persistante qu'elles veulent continuer à exercer. Alors, à quoi sert ce rapport bienveillant, qui est d'ailleurs un véritable antidote aux caricatures de Mahomet? D'abord, ce n'est pas un rapport bienveillant, mais une prise de position audacieuse et un formidable message de confiance dans le potentiel démocratique du monde arabe, dans la diversité de ses acteurs non étatiques, dans la force de sa société civile et dans sa culture. Et il annonce clairement le rôle que l'Europe doit tenir: soutenir, appuyer des processus démocratiques locaux, endogènes, rappeler l'importance des droits de l'homme, mais sans jamais s'imposer comme puissance hégémonique. Ce message peut sembler banal. Il est pourtant essentiel pour une véritable alliance des civilisations puisqu'il fait finalement du monde arabe un partenaire de paix, un partenaire de développement et de culture. Nombre de rapports qui sortent de ce Parlement européen décrivent les menaces qui nous viennent de l'Orient. Michel Rocard a choisi d'éclairer les raisons d'espérer et je l'en remercie. Il est pourtant un thème sur lequel Michel Rocard a été incomplet. Le rapport évoque à juste titre la responsabilité de l'Europe vis-à-vis d'Israël et de sa sécurité. Cette responsabilité, nous la prenons et nous continuerons à la prendre, mais elle est inséparable de notre responsabilité à l'égard de la Palestine qui vit aujourd'hui une crise sans précédent. Nous ne pourrons jamais sacrifier l'une à l'autre. La déclaration de Balfour, en 1917, rappelait déjà que "l'établissement d'un foyer juif en Palestine ne pouvait causer aucun préjudice aux droits des communautés non juives en Palestine". Où en sommes-nous un siècle après cette déclaration? C'est pourquoi je soutiens et je reprends avec force l'exigence non seulement du parti socialiste européen, mais de tous ceux qui se sont exprimés ce soir pour nous dire: il faut lever les sanctions contre la Palestine, il faut traiter avec son gouvernement d'unité nationale, qui accepte l'initiative de paix arabe, qui est aussi une formidable garantie pour la sécurité d'Israël vis-à-vis du monde arabe. C'est un bond en avant, c'est un espoir qui se lève. Et il se lève pour tous ceux qui, de part et d'autre de la frontière de 1967, croient encore en la justice internationale et veulent cultiver l'espoir. Alors, au nom de ces valeurs, au nom de ces justes de part et d'autre de la frontière, qu'allons-nous faire, nous, en Europe? Attendre? Je vous le dis, chers collègues, et je le dis au Conseil et à la Commission: n'attendons plus! Demain, il sera trop tard et nous en porterons une responsabilité écrasante."@mt15
"Mijnheer de Voorzitter, bij de lezing van dit verslag zeiden sommigen: "hoe vreemd". Het is vreemd omdat dit verslag het niet of nauwelijks heeft over het regionale en internationale beleid in dat deel van de wereld, over de conflicten die het Midden-Oosten verwoesten, over het terrorisme, het radicale islamisme en de illegale immigratie. Het rept ook met geen woord over het koloniale verleden van sommige grootmachten en over de aanhoudende invloed die ze nog steeds willen uitoefenen. Waartoe dient dan dit milde verslag, dat trouwens een echt tegengif is voor de spotprenten van Mohammed? Eerst en vooral is het geen mild verslag, maar een gedurfd standpunt en een fantastische boodschap van vertrouwen in het democratische potentieel van de Arabische wereld, in de diversiteit van de niet-gouvernementele actoren, in de kracht van het maatschappelijk middenveld en in zijn cultuur. Het omschrijft duidelijk de rol die Europa moet spelen: plaatselijke, endogene democratische processen ruggensteunen en ondersteunen, het belang van de rechten van de mens in herinnering roepen, maar zonder zich ooit op te werpen als overheersende macht. Die boodschap kan banaal klinken. Toch is ze essentieel voor een daadwerkelijke alliantie van beschavingen, aangezien ze eindelijk de Arabische wereld beschouwt als een partner in vrede, een partner in ontwikkeling en cultuur. Heel wat verslagen die in dit Europees Parlement de deur uitgaan, beschrijven de bedreigingen die ons vanuit het Oosten tegemoet komen. De heer Rocard heeft ervoor gekozen om een licht te werpen op de redenen die ons mogen doen hopen, en ik ben er hem dankbaar voor. Toch is er een thema waarover Michel Rocard niet volledig was. Het verslag vermeldt terecht de verantwoordelijkheid van Europa voor Israël en zijn veiligheid. Die verantwoordelijkheid nemen we, en zullen we blijven nemen, maar ze is onafscheidelijk verbonden met onze verantwoordelijkheid voor Palestina, dat vandaag een crisis zonder weerga beleeft. We kunnen nooit het ene voor het andere opofferen. De verklaring van Balfour uit 1917 wees er reeds op dat “de oprichting van een joodse thuishaven in Palestina in geen enkel geval schade mag berokkenen aan de rechten van de niet-joodse gemeenschappen in Palestina”. Waar staan we een eeuw na deze verklaring? Daarom ondersteun ik en herhaal ik krachtig de eis die niet alleen door de Sociaal-democratische Fractie uitgesproken werd, maar door al degenen die vandaag gesproken hebben en ons gezegd hebben dat de sancties tegen Palestina opgeheven moeten worden, dat er onderhandeld moet worden met de Palestijnse regering van nationale eenheid en dat het Arabische vredesvoorstel moet worden aanvaard. Dat voorstel is immers ook een ongelooflijke garantie voor de veiligheid van Israël ten opzichte van de Arabische wereld. Het is een sprong voorwaarts, een nieuwe hoop. Het is een nieuwe hoop voor al degenen die, aan deze of gene zijde van de grens van 1967, nog geloven in de internationale rechtvaardigheid en die hoop willen aanmoedigen. Daarom vraag ik, in naam van deze waarden, in naam van deze rechtvaardige mensen aan deze en gene zijde van de grens, wat wij, Europa, gaan doen. Afwachten? Ik richt mij tot u, beste collega’s, tot de Raad en de Commissie en zeg: laten we niet meer afwachten! Morgen is het te laat en wij zullen er een verpletterende verantwoordelijkheid voor dragen."@nl3
"Monsieur le Président, certains ont dit, à la lecture de ce rapport, "comme c'est curieux". C'est curieux car ce rapport ne parle pas, ou si peu, de la politique régionale et internationale dans cette partie du monde, des conflits qui ravagent le Moyen-Orient, du terrorisme, de l'islamisme radical, de l'immigration illégale. Il se tait aussi sur le passé colonial de certaines grandes puissances et sur l'influence persistante qu'elles veulent continuer à exercer. Alors, à quoi sert ce rapport bienveillant, qui est d'ailleurs un véritable antidote aux caricatures de Mahomet? D'abord, ce n'est pas un rapport bienveillant, mais une prise de position audacieuse et un formidable message de confiance dans le potentiel démocratique du monde arabe, dans la diversité de ses acteurs non étatiques, dans la force de sa société civile et dans sa culture. Et il annonce clairement le rôle que l'Europe doit tenir: soutenir, appuyer des processus démocratiques locaux, endogènes, rappeler l'importance des droits de l'homme, mais sans jamais s'imposer comme puissance hégémonique. Ce message peut sembler banal. Il est pourtant essentiel pour une véritable alliance des civilisations puisqu'il fait finalement du monde arabe un partenaire de paix, un partenaire de développement et de culture. Nombre de rapports qui sortent de ce Parlement européen décrivent les menaces qui nous viennent de l'Orient. Michel Rocard a choisi d'éclairer les raisons d'espérer et je l'en remercie. Il est pourtant un thème sur lequel Michel Rocard a été incomplet. Le rapport évoque à juste titre la responsabilité de l'Europe vis-à-vis d'Israël et de sa sécurité. Cette responsabilité, nous la prenons et nous continuerons à la prendre, mais elle est inséparable de notre responsabilité à l'égard de la Palestine qui vit aujourd'hui une crise sans précédent. Nous ne pourrons jamais sacrifier l'une à l'autre. La déclaration de Balfour, en 1917, rappelait déjà que "l'établissement d'un foyer juif en Palestine ne pouvait causer aucun préjudice aux droits des communautés non juives en Palestine". Où en sommes-nous un siècle après cette déclaration? C'est pourquoi je soutiens et je reprends avec force l'exigence non seulement du parti socialiste européen, mais de tous ceux qui se sont exprimés ce soir pour nous dire: il faut lever les sanctions contre la Palestine, il faut traiter avec son gouvernement d'unité nationale, qui accepte l'initiative de paix arabe, qui est aussi une formidable garantie pour la sécurité d'Israël vis-à-vis du monde arabe. C'est un bond en avant, c'est un espoir qui se lève. Et il se lève pour tous ceux qui, de part et d'autre de la frontière de 1967, croient encore en la justice internationale et veulent cultiver l'espoir. Alors, au nom de ces valeurs, au nom de ces justes de part et d'autre de la frontière, qu'allons-nous faire, nous, en Europe? Attendre? Je vous le dis, chers collègues, et je le dis au Conseil et à la Commission: n'attendons plus! Demain, il sera trop tard et nous en porterons une responsabilité écrasante."@pl16
"Senhor Presidente, houve quem comentasse, depois de ler este relatório, "é muito curioso". É curioso porque não fala - ou fala muito pouco - da política regional e internacional naquela parte do mundo, dos conflitos que devastam o Médio Oriente, do terrorismo, do islamismo radical, da imigração clandestina. E cala-se também sobre o passado colonial de algumas grandes potências e sobre a influência persistente que querem continuar a exercer. Então, para que serve um relatório indulgente, que constitui aliás um verdadeiro antídoto para as caricaturas de Maomé? Em primeiro lugar, não se trata de um relatório indulgente, mas sim de uma tomada de posição audaciosa e de uma formidável mensagem de confiança no potencial democrático do mundo árabe, na diversidade dos seus actores não estatais, na força da sua sociedade civil e na sua cultura. E anuncia claramente o papel que a Europa deve desempenhar: apoiar processos democráticos locais, endógenos, recordar a importância dos direitos humanos, mas sem nunca se impor como potência hegemónica. Esta mensagem pode parecer banal. No entanto, é essencial para uma verdadeira aliança das civilizações pois considera finalmente o mundo árabe como um parceiro de paz, um parceiro de desenvolvimento e de cultura. Muitos relatórios elaborados por este Parlamento Europeu descrevem as ameaças que nos vêm do Oriente. Michel Rocard optou por salientar as razões para termos esperança, e agradeço-lhe por isso. No entanto, há um assunto sobre o qual Michel Rocard foi incompleto. O relatório refere, com razão, a responsabilidade da Europa perante Israel e a sua segurança. Assumimos e continuaremos a assumir essa responsabilidade, que no entanto é inseparável da nossa responsabilidade perante a Palestina, que vive agora uma crise sem precedentes. Nunca poderemos sacrificar uma à outra. A Declaração de Balfour recordava já, em 1917, que "a criação de um lar judeu na Palestina não podia prejudicar de forma nenhuma os direitos das comunidades não judias na Palestina". Qual é o ponto da situação um século depois dessa Declaração? Eis a razão por que apoio e retomo com força a exigência não só do Grupo Socialista no Parlamento Europeu, mas também de todos aqueles que se manifestaram esta noite para nos dizer: há que levantar as sanções contra a Palestina, há que tratar com o seu governo de unidade nacional, que aceita a iniciativa de paz árabe, que constitui também uma formidável garantia para a segurança de Israel face ao mundo árabe. Trata-se de um salto em frente, trata-se de uma esperança que surge. Surge para todos aqueles que, de um lado e do outro da fronteira de 1967, ainda acreditam na justiça internacional e querem cultivar a esperança. Então, em nome destes valores, em nome dos justos de ambos os lados da fronteira, o que é que vamos fazer, nós, na Europa? Esperar? Afirmo, caros colegas, e afirmo ao Conselho e à Comissão: não devemos esperar mais! Amanhã será demasiado tarde, e a nossa respectiva responsabilidade será esmagadora."@pt17
"Monsieur le Président, certains ont dit, à la lecture de ce rapport, "comme c'est curieux". C'est curieux car ce rapport ne parle pas, ou si peu, de la politique régionale et internationale dans cette partie du monde, des conflits qui ravagent le Moyen-Orient, du terrorisme, de l'islamisme radical, de l'immigration illégale. Il se tait aussi sur le passé colonial de certaines grandes puissances et sur l'influence persistante qu'elles veulent continuer à exercer. Alors, à quoi sert ce rapport bienveillant, qui est d'ailleurs un véritable antidote aux caricatures de Mahomet? D'abord, ce n'est pas un rapport bienveillant, mais une prise de position audacieuse et un formidable message de confiance dans le potentiel démocratique du monde arabe, dans la diversité de ses acteurs non étatiques, dans la force de sa société civile et dans sa culture. Et il annonce clairement le rôle que l'Europe doit tenir: soutenir, appuyer des processus démocratiques locaux, endogènes, rappeler l'importance des droits de l'homme, mais sans jamais s'imposer comme puissance hégémonique. Ce message peut sembler banal. Il est pourtant essentiel pour une véritable alliance des civilisations puisqu'il fait finalement du monde arabe un partenaire de paix, un partenaire de développement et de culture. Nombre de rapports qui sortent de ce Parlement européen décrivent les menaces qui nous viennent de l'Orient. Michel Rocard a choisi d'éclairer les raisons d'espérer et je l'en remercie. Il est pourtant un thème sur lequel Michel Rocard a été incomplet. Le rapport évoque à juste titre la responsabilité de l'Europe vis-à-vis d'Israël et de sa sécurité. Cette responsabilité, nous la prenons et nous continuerons à la prendre, mais elle est inséparable de notre responsabilité à l'égard de la Palestine qui vit aujourd'hui une crise sans précédent. Nous ne pourrons jamais sacrifier l'une à l'autre. La déclaration de Balfour, en 1917, rappelait déjà que "l'établissement d'un foyer juif en Palestine ne pouvait causer aucun préjudice aux droits des communautés non juives en Palestine". Où en sommes-nous un siècle après cette déclaration? C'est pourquoi je soutiens et je reprends avec force l'exigence non seulement du parti socialiste européen, mais de tous ceux qui se sont exprimés ce soir pour nous dire: il faut lever les sanctions contre la Palestine, il faut traiter avec son gouvernement d'unité nationale, qui accepte l'initiative de paix arabe, qui est aussi une formidable garantie pour la sécurité d'Israël vis-à-vis du monde arabe. C'est un bond en avant, c'est un espoir qui se lève. Et il se lève pour tous ceux qui, de part et d'autre de la frontière de 1967, croient encore en la justice internationale et veulent cultiver l'espoir. Alors, au nom de ces valeurs, au nom de ces justes de part et d'autre de la frontière, qu'allons-nous faire, nous, en Europe? Attendre? Je vous le dis, chers collègues, et je le dis au Conseil et à la Commission: n'attendons plus! Demain, il sera trop tard et nous en porterons une responsabilité écrasante."@ro18
"Monsieur le Président, certains ont dit, à la lecture de ce rapport, "comme c'est curieux". C'est curieux car ce rapport ne parle pas, ou si peu, de la politique régionale et internationale dans cette partie du monde, des conflits qui ravagent le Moyen-Orient, du terrorisme, de l'islamisme radical, de l'immigration illégale. Il se tait aussi sur le passé colonial de certaines grandes puissances et sur l'influence persistante qu'elles veulent continuer à exercer. Alors, à quoi sert ce rapport bienveillant, qui est d'ailleurs un véritable antidote aux caricatures de Mahomet? D'abord, ce n'est pas un rapport bienveillant, mais une prise de position audacieuse et un formidable message de confiance dans le potentiel démocratique du monde arabe, dans la diversité de ses acteurs non étatiques, dans la force de sa société civile et dans sa culture. Et il annonce clairement le rôle que l'Europe doit tenir: soutenir, appuyer des processus démocratiques locaux, endogènes, rappeler l'importance des droits de l'homme, mais sans jamais s'imposer comme puissance hégémonique. Ce message peut sembler banal. Il est pourtant essentiel pour une véritable alliance des civilisations puisqu'il fait finalement du monde arabe un partenaire de paix, un partenaire de développement et de culture. Nombre de rapports qui sortent de ce Parlement européen décrivent les menaces qui nous viennent de l'Orient. Michel Rocard a choisi d'éclairer les raisons d'espérer et je l'en remercie. Il est pourtant un thème sur lequel Michel Rocard a été incomplet. Le rapport évoque à juste titre la responsabilité de l'Europe vis-à-vis d'Israël et de sa sécurité. Cette responsabilité, nous la prenons et nous continuerons à la prendre, mais elle est inséparable de notre responsabilité à l'égard de la Palestine qui vit aujourd'hui une crise sans précédent. Nous ne pourrons jamais sacrifier l'une à l'autre. La déclaration de Balfour, en 1917, rappelait déjà que "l'établissement d'un foyer juif en Palestine ne pouvait causer aucun préjudice aux droits des communautés non juives en Palestine". Où en sommes-nous un siècle après cette déclaration? C'est pourquoi je soutiens et je reprends avec force l'exigence non seulement du parti socialiste européen, mais de tous ceux qui se sont exprimés ce soir pour nous dire: il faut lever les sanctions contre la Palestine, il faut traiter avec son gouvernement d'unité nationale, qui accepte l'initiative de paix arabe, qui est aussi une formidable garantie pour la sécurité d'Israël vis-à-vis du monde arabe. C'est un bond en avant, c'est un espoir qui se lève. Et il se lève pour tous ceux qui, de part et d'autre de la frontière de 1967, croient encore en la justice internationale et veulent cultiver l'espoir. Alors, au nom de ces valeurs, au nom de ces justes de part et d'autre de la frontière, qu'allons-nous faire, nous, en Europe? Attendre? Je vous le dis, chers collègues, et je le dis au Conseil et à la Commission: n'attendons plus! Demain, il sera trop tard et nous en porterons une responsabilité écrasante."@sk19
"Monsieur le Président, certains ont dit, à la lecture de ce rapport, "comme c'est curieux". C'est curieux car ce rapport ne parle pas, ou si peu, de la politique régionale et internationale dans cette partie du monde, des conflits qui ravagent le Moyen-Orient, du terrorisme, de l'islamisme radical, de l'immigration illégale. Il se tait aussi sur le passé colonial de certaines grandes puissances et sur l'influence persistante qu'elles veulent continuer à exercer. Alors, à quoi sert ce rapport bienveillant, qui est d'ailleurs un véritable antidote aux caricatures de Mahomet? D'abord, ce n'est pas un rapport bienveillant, mais une prise de position audacieuse et un formidable message de confiance dans le potentiel démocratique du monde arabe, dans la diversité de ses acteurs non étatiques, dans la force de sa société civile et dans sa culture. Et il annonce clairement le rôle que l'Europe doit tenir: soutenir, appuyer des processus démocratiques locaux, endogènes, rappeler l'importance des droits de l'homme, mais sans jamais s'imposer comme puissance hégémonique. Ce message peut sembler banal. Il est pourtant essentiel pour une véritable alliance des civilisations puisqu'il fait finalement du monde arabe un partenaire de paix, un partenaire de développement et de culture. Nombre de rapports qui sortent de ce Parlement européen décrivent les menaces qui nous viennent de l'Orient. Michel Rocard a choisi d'éclairer les raisons d'espérer et je l'en remercie. Il est pourtant un thème sur lequel Michel Rocard a été incomplet. Le rapport évoque à juste titre la responsabilité de l'Europe vis-à-vis d'Israël et de sa sécurité. Cette responsabilité, nous la prenons et nous continuerons à la prendre, mais elle est inséparable de notre responsabilité à l'égard de la Palestine qui vit aujourd'hui une crise sans précédent. Nous ne pourrons jamais sacrifier l'une à l'autre. La déclaration de Balfour, en 1917, rappelait déjà que "l'établissement d'un foyer juif en Palestine ne pouvait causer aucun préjudice aux droits des communautés non juives en Palestine". Où en sommes-nous un siècle après cette déclaration? C'est pourquoi je soutiens et je reprends avec force l'exigence non seulement du parti socialiste européen, mais de tous ceux qui se sont exprimés ce soir pour nous dire: il faut lever les sanctions contre la Palestine, il faut traiter avec son gouvernement d'unité nationale, qui accepte l'initiative de paix arabe, qui est aussi une formidable garantie pour la sécurité d'Israël vis-à-vis du monde arabe. C'est un bond en avant, c'est un espoir qui se lève. Et il se lève pour tous ceux qui, de part et d'autre de la frontière de 1967, croient encore en la justice internationale et veulent cultiver l'espoir. Alors, au nom de ces valeurs, au nom de ces justes de part et d'autre de la frontière, qu'allons-nous faire, nous, en Europe? Attendre? Je vous le dis, chers collègues, et je le dis au Conseil et à la Commission: n'attendons plus! Demain, il sera trop tard et nous en porterons une responsabilité écrasante."@sl20
"Herr talman! Vissa sa när de läste detta betänkande att det är konstigt. Det är konstigt eftersom det inte nämner, eller knappt nämner, den regionala och internationella politiken i denna del av världen, konflikterna i Mellanöstern, terrorismen, den radikala islamismen eller olaglig invandring. Vissa stormakters förflutna som kolonialmakter nämns inte heller, eller det ständiga inflytande som de vill fortsätta att utöva. Vad är då poängen med detta välmenta betänkande, som förresten är ett verkligt motgift till Muhammedkarikatyrerna? Till att börja med är det inte ett välment betänkande, utan ett djärvt uttalande och ett fantastiskt budskap om förtroende för arabvärldens demokratiska potential, dess mångfald och dess icke-statliga aktörer, för styrkan hos dess civila samhälle och dess kultur. Vidare anges tydligt vilken roll EU måste spela: EU måste stödja och främja lokala endogena demokratiska processer och påminna dem om vikten av mänskliga rättigheter, men utan att någonsin tvinga sig på arabländerna som en ledarskapsmakt. Detta budskap kan tyckas banalt. Det är dock avgörande för en verklig allians mellan civilisationerna, eftersom det äntligen gör arabvärlden till en partner för fred, utveckling och kultur. I många betänkanden från Europaparlamentet beskrivs hoten mot oss från öster. Michel Rocard har valt att påpeka att vi har skäl att hysa förhoppningar, och det tackar jag honom för. Det är dock ett ämne som Rocard inte har behandlat fullständigt. I betänkandet nämns med rätta Europas skyldigheter mot Israel och dess säkerhet. Vi accepterar denna skyldighet och kommer att fortsätta att acceptera den, men den är oskiljaktig från vår skyldighet mot Palestina, som i dag genomgår en kris utan motstycke. Vi kommer aldrig att kunna offra den ena för den andra. Redan i Balfourdeklarationen från 1917 angavs att ”inrättandet av ett hem för judar i Palestina inte får inverka på rättigheterna för icke-judiska grupper i Palestina”. Vart har vi nått ett sekel efter denna deklaration? Därför stöder jag och instämmer bestämt i begäran från inte bara socialdemokratiska gruppen i Europaparlamentet, men också från alla de som har talat här i kväll, som har sagt att sanktionerna mot Palestina måste avskaffas och att vi måste förhandla med Palestinas nationella unionsregering, som godkänner det arabiska fredsinitiativet, vilket också är en oerhörd garanti för Israels säkerhet med hänsyn till arabvärlden. Detta är ett steg framåt och en växande förhoppning. Det är en växande förhoppning för personer från båda sidor av gränsen 1967 som fortfarande tror på internationell rättvisa och vill uppmuntra hoppet. Vad kommer vi i Europa därför att göra, i dessa värderingars namn, och på de rättfärdiga mäns vägnar som deltog på båda sidor av gränsen? Vänta? Jag säger er, mina damer och herrar, och jag säger till rådet och kommissionen: låt oss sluta att vänta! I morgon är det för sent, och vi kommer att bära det förkrossande ansvaret för det."@sv22
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"Véronique De Keyser (PSE ). –"18,5,20,15,1,19,14,16,11,13

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