Local view for "http://purl.org/linkedpolitics/eu/plenary/2006-04-04-Speech-2-224"

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"Madame le Président, vous êtes une éminente spécialiste du Japon ancien de l’époque Tokugawa, au cours de laquelle on conservait le peuple volontairement dans l’ignorance des lois classées secret d’état et dont la connaissance était réservée à un petit nombre de grands seigneurs, car l’on pensait qu’ainsi, le peuple était maintenu dans un respect beaucoup plus grand de normes dont il ignorait tout. Eh bien, je me demande parfois si nous ne nous inspirons pas effectivement de cette législation japonaise ancienne. En réalité, mes chers collègues, je crois que la complexité du droit européen est l’effet pervers d’une dynamique de groupe dont nous sommes intégralement partie prenante. De quoi s’agit-il? Premièrement, l’initiative appartient à la Commission, mais derrière chaque commissaire, se cachent évidemment la direction générale et les fonctionnaires qui la composent. Ensuite, cela passe au Conseil. Théoriquement, le Conseil est composé des ministres. Ceux-ci se mettent d’accord sur un texte, à condition que chacune de leur bureaucratie respective y retrouve l’intégralité des normes qui doivent figurer dans le projet commun, puis le texte est transmis au Parlement et le Parlement nomme un rapporteur. Et, naturellement, le rapporteur - c’est bien légitime - veut laisser son nom dans l’histoire. Or il laissera bien davantage un nom s’il ajoute des normes plutôt que s’il en supprime, sans parler des collègues qui déposent des amendements, du rôle important des lobbies, etc. C’est ainsi, Mesdames et Messieurs, que nous arrivons à un véritable monstre normatif. Cela fait dix-sept ans que je suis dans ce Parlement et, dès la première année où j’ai siégé ici un débat sur la simplification du droit communautaire se tenait déjà. J’ai l’impression qu’on en est absolument au même point qu’il y a dix-sept ans, à cette exception près que la situation s’est encore aggravée. Alors que faut-il? Il faut s’entendre sur le sens des termes. Il faudrait un véritable dictionnaire de droit communautaire, un code comme le Code civil, ou le Code de commerce ou le Code pénal, qui soit rationnellement organisé, divisé en parties, en sous-parties, en chapitres, en sections et en articles, de telle façon que, quand nous travaillons sur un texte, nous sachions à l’avance que nous allons modifier tel ou tel article. Bref, il faut un grand effort de simplification. Je crains que malgré les bonnes volontés exprimées par les rapporteurs, nous n’en soyons pas tout à fait là. Je vous remercie."@fr8
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"Madame le Président, vous êtes une éminente spécialiste du Japon ancien de l'époque Tokugawa, au cours de laquelle on conservait le peuple volontairement dans l'ignorance des lois classées secret d'état et dont la connaissance était réservée à un petit nombre de grands seigneurs, car l'on pensait qu'ainsi, le peuple était maintenu dans un respect beaucoup plus grand de normes dont il ignorait tout. Eh bien, je me demande parfois si nous ne nous inspirons pas effectivement de cette législation japonaise ancienne. En réalité, mes chers collègues, je crois que la complexité du droit européen est l'effet pervers d'une dynamique de groupe dont nous sommes intégralement partie prenante. De quoi s'agit-il? Premièrement, l'initiative appartient à la Commission, mais derrière chaque commissaire, se cachent évidemment la direction générale et les fonctionnaires qui la composent. Ensuite, cela passe au Conseil. Théoriquement, le Conseil est composé des ministres. Ceux-ci se mettent d'accord sur un texte, à condition que chacune de leur bureaucratie respective y retrouve l'intégralité des normes qui doivent figurer dans le projet commun, puis le texte est transmis au Parlement et le Parlement nomme un rapporteur. Et, naturellement, le rapporteur − c'est bien légitime − veut laisser son nom dans l'histoire. Or il laissera bien davantage un nom s'il ajoute des normes plutôt que s'il en supprime, sans parler des collègues qui déposent des amendements, du rôle important des lobbies, etc. C'est ainsi, Mesdames et Messieurs, que nous arrivons à un véritable monstre normatif. Cela fait dix-sept ans que je suis dans ce Parlement et, dès la première année où j'ai siégé ici un débat sur la simplification du droit communautaire se tenait déjà. J'ai l'impression qu'on en est absolument au même point qu'il y a dix-sept ans, à cette exception près que la situation s'est encore aggravée. Alors que faut-il? Il faut s'entendre sur le sens des termes. Il faudrait un véritable dictionnaire de droit communautaire, un code comme le Code civil, ou le Code de commerce ou le Code pénal, qui soit rationnellement organisé, divisé en parties, en sous-parties, en chapitres, en sections et en articles, de telle façon que, quand nous travaillons sur un texte, nous sachions à l'avance que nous allons modifier tel ou tel article. Bref, il faut un grand effort de simplification. Je crains que malgré les bonnes volontés exprimées par les rapporteurs, nous n'en soyons pas tout à fait là. Je vous remercie."@cs1
"Fru formand, De er en fremragende specialist i det gamle Japan i Tokugawaperioden, hvor man frivilligt holdt befolkningen i uvidenhed om statens hemmeligstemplede love, og hvor kun et begrænset antal adelsmænd kendte til dem, for man mente, at befolkningen således ville have meget større respekt for bestemmelserne, hvis de ikke kendte til dem. Og jeg spørger ofte mig selv, om vi egentlig ikke er inspireret af denne gamle japanske form for lovgivning. Kære kolleger, jeg tror faktisk, at kompleksiteten i den europæiske lovgivning er den skadelige virkning af dynamikken fra en gruppe, som vi alle er en del af. Hvad drejer det sig om? Initiativet kommer fra Kommissionen, men bag hver kommissær gemmer der sig naturligvis generaldirektoratet og de embedsmænd, der arbejder der. Dernæst går det videre til Rådet. Teoretisk set består Rådet af ministre. De bliver enige om en tekst under forudsætning af, at alle fra deres respektive bureaukratier kan finde alle de bestemmelser i teksten, som bør medtages i det fælles udkast, og derefter kommer teksten til Europa-Parlamentet, og Europa-Parlamentet udnævner en ordfører. Og naturligvis vil ordføreren - og det er helt berettiget - gerne have sit navn i historien. Men han huskes langt snarere, hvis han tilføjer bestemmelser end ophæver dem, for slet ikke at nævne de kolleger, der indgiver ændringsforslag, lobbyernes vigtige rolle osv. Mine damer og herrer, det er således, at vi skaber et sandt lovgivningsuhyre. Jeg har været i Europa-Parlamentet i 17 år og lige siden det første år, hvor jeg har været med, har der været en debat om en forenkling af EU-lovgivningen. Jeg har indtryk af, at man er på nøjagtig samme sted som for 17 år siden med undtagelse af, at situationen nu er blevet endnu værre. Men hvad skal der ske? Vi må blive enige om betydningen af bestemmelserne. Vi har brug for en egentlig ordbog over fællesskabslovgivningen, et lov som civilloven, handelsloven eller straffeloven, som bliver fornuftigt inddelt, delt i afdelinger, underafdelinger, kapitler, sektioner og artikler, så vi således, når vi arbejder med en tekst, på forhånd ved, at vi skal ændre en given artikel. Vi har kort sagt brug for en meget kraftig forenkling. Jeg frygter, at vi på trods af den gode vilje, som ordførerne har givet udtryk for, endnu ikke er nået helt dertil. Tak."@da2
"Frau Präsidentin! Sie sind eine eminente Spezialistin des Altjapanischen der Tokugawa-Epoche, in der man das Volk bewusst in Unkenntnis der als Staatsgeheimnis geltenden Gesetze hielt, deren Kenntnis nur einer Handvoll hoher Herren vorbehalten war, denn man dachte, dass das Volk Gesetzesnormen, die es überhaupt nicht kannte, viel größere Achtung entgegenbringen würde. Manchmal frage ich mich, ob wir uns nicht in der Tat von dieser altjapanischen Gesetzgebung leiten lassen. In Wirklichkeit, so denke ich, meine Damen und Herren, ist die Komplexität des Europarechts die widersinnige Auswirkung einer Gruppendynamik, an der wir voll und ganz beteiligt sind. Worum handelt es sich? Erstens, das Initiativrecht liegt bei der Kommission, doch hinter jedem Kommissar steht natürlich die entsprechende Generaldirektion mit den dazugehörigen Beamten. Dann kommt die Vorlage zum Rat. Theoretisch besteht der Rat aus Ministern. Diese einigen sich auf einen Text unter der Voraussetzung, dass jede der entsprechenden Bürokratien darin sämtliche Vorschriften findet, die in dem gemeinsamen Entwurf enthalten sein sollen. Dann wird der Text dem Parlament übermittelt, und dieses ernennt einen Berichterstatter. Und natürlich will der Berichterstatter – das ist ganz verständlich –, dass sein Name in die Geschichte eingeht. Das wird allerdings eher der Fall sein, wenn er Vorschriften hinzufügt, als wenn er welche streicht, ganz zu schweigen von den Abgeordneten, die Änderungsanträge einbringen, von der bedeutenden Rolle der Lobbygruppen usw. Und so, meine Damen und Herren, kommen wir zu einem wahrhaften Regelwust. Ich bin seit 17 Jahren in diesem Parlament, und bereits im ersten Jahr, in dem ich hier saß, fand schon eine Aussprache über die Vereinfachung des Gemeinschaftsrechts statt. Ich habe den Eindruck, dass wir in diesen 17 Jahren keinen Schritt vorwärts gekommen sind, sondern dass sich die Lage im Gegenteil noch verschlimmert hat. Was ist angesichts dessen zu tun? Es ist erforderlich, sich über die Bedeutung der verwendeten Begriffe zu einigen. Wir brauchten ein wirkliches Lexikon des Gemeinschaftsrechts, ein Gesetzbuch wie das Zivilgesetzbuch, das Handelsgesetzbuch oder das Strafgesetzbuch, das rationell aufgebaut ist, in Teile, Unterteile, Kapitel, Abschnitte und Artikel unterteilt ist, so dass wir, wenn wir an einem Text arbeiten, im Voraus wissen, dass wir den und den Artikel ändern. Kurz, wir brauchen umfassende Vereinfachungsbestrebungen. Ich befürchte jedoch, dass wir trotz aller von den Berichterstattern zum Ausdruck gebrachten guten Vorsätze noch weit davon entfernt sind. Ich danke Ihnen."@de9
"Κυρία Πρόεδρε, είστε διαπρεπής ειδικός για την αρχαία Ιαπωνία της εποχής Tokugawa, κατά τη διάρκεια της οποίας οι άνθρωποι αφήνονταν σκόπιμα στην άγνοια των νόμων που θεωρούνταν κρατικά μυστικά, η γνώση των οποίων περιοριζόταν σε μικρό αριθμό μεγάλων φεουδαρχών, επειδή πίστευαν ότι με τον τρόπο αυτόν ο λαός θα διατηρούσε μεγαλύτερο σεβασμό για πρότυπα για τα οποία δεν γνώριζαν τίποτε. Αναρωτιέμαι, λοιπόν, ορισμένες φορές μήπως και εμείς αντλούμε, όντως, την έμπνευσή μας από αυτήν την αρχαία ιαπωνική νομοθεσία. Στην πραγματικότητα, κυρίες και κύριοι, πιστεύω ότι η πολυπλοκότητα του ευρωπαϊκού δικαίου είναι το διεστραμμένο αποτέλεσμα μιας δυναμικής της ομάδας στην οποία όλοι συμμετέχουμε. Τι συμβαίνει; Πρώτον, η πρωτοβουλία ανήκει στην Επιτροπή, αλλά πίσω από κάθε Επίτροπο υπάρχει, φυσικά, η γενική διεύθυνση και οι αξιωματούχοι που αποτελούν τμήμα της. Στη συνέχεια, περνάει στο Συμβούλιο. Στη θεωρία, το Συμβούλιο απαρτίζεται από υπουργούς. Αυτοί καταλήγουν σε συμφωνία επί ενός κειμένου, υπό τον όρο ότι εκάστη από τις αντίστοιχες γραφειοκρατίες τους αναγνωρίζει σε αυτό όλα τα πρότυπα που πρέπει να περιέχονται στο κοινό κείμενο, έπειτα το κείμενο έρχεται στο Κοινοβούλιο και το Κοινοβούλιο ορίζει εισηγητή. Φυσικά, ο εισηγητής, όπως είναι απόλυτα νόμιμο, θέλει το όνομά του να μείνει στην ιστορία. Το όνομά του είναι πολύ πιθανότερο να μην λησμονηθεί αν προσθέσει πρότυπα παρά αν αφαιρέσει, και αυτό χωρίς να αναφέρω τους βουλευτές που καταθέτουν τροπολογίες, τον σημαντικό ρόλο των ομάδων πίεσης και ούτω καθεξής. Με τον τρόπο αυτόν, κυρίες και κύριοι, καταλήγουμε σε ένα πραγματικό ρυθμιστικό τέρας. Βρίσκομαι σε αυτό το Κοινοβούλιο επί 17 χρόνια και, από την πρώτη κιόλας ημέρα που κάθισα στα έδρανα της Αίθουσας αυτής, γινόταν ήδη συζήτηση σχετικά με την απλοποίηση του ευρωπαϊκού δικαίου. Έχω την εντύπωση ότι δεν έχουμε προχωρήσει περισσότερο από όσο είχαμε προχωρήσει 17 χρόνια πριν, με τη μόνη διαφορά ότι η κατάσταση έχει επιδεινωθεί. Tι πρέπει, λοιπόν, να γίνει; Πρέπει να συμφωνήσουμε σχετικά με την έννοια των όρων που χρησιμοποιούνται. Χρειαζόμαστε ένα πραγματικό λεξικό κοινοτικού δικαίου, έναν κώδικα όπως ο Αστικός Κώδικας, ή ο Εμπορικός Κώδικας ή ο Ποινικός Κώδικας, που θα είναι οργανωμένος ορθολογικά και θα χωρίζεται σε μέρη, μικρότερα μέρη, κεφάλαια, παραγράφους και άρθρα, έτσι ώστε, όταν εργαζόμαστε πάνω σε ένα κείμενο, να γνωρίζουμε εκ των προτέρων ότι θα τροποποιήσουμε το τάδε και το δείνα άρθρο. Εν ολίγοις, προς την κατεύθυνση της απλοποίησης χρειάζεται να καταβάλουμε μεγάλη προσπάθεια. Φοβάμαι ότι, παρά τις καλές προθέσεις που εξέφρασαν οι εισηγητές, δεν έχουμε φθάσει ακόμη στο ποθούμενο αποτέλεσμα. Σας ευχαριστώ."@el10
"Madam President, you are an eminent specialist on the ancient Japan of the Tokugawa era, during which people were deliberately kept in ignorance of laws deemed to be state secrets, knowledge of which was restricted to a small number of great lords, because it was thought that in this way people would retain far greater respect for standards about which they knew nothing. Well, I sometimes wonder whether we do not, in fact, draw our inspiration from this ancient Japanese legislation. In reality, ladies and gentlemen, I think that the complexity of European law is the perverse effect of a group dynamic to which we are all party. What is it all about? Firstly, the initiative rests with the Commission, but behind every Commissioner, there is, of course, the general management and the officials who are part of it. Next, it passes to the Council. In theory, the Council is composed of ministers. They reach agreement on a text, provided that each of their respective bureaucracies recognises in it all of the standards that are to feature in the joint text, then the text is passed to Parliament and Parliament appoints a rapporteur. Naturally, the rapporteur, as is perfectly legitimate, wants his name to go down in history. His name is much more likely to be remembered if he adds standards rather than removes them, and that is without mentioning the Members who table amendments, the important role of lobbies and so on. Thus it is, ladies and gentlemen, that we arrive at a real regulatory monster. I have been in this Parliament for 17 years and, right from the very first year of my taking up my seat here, there was already a debate being held on the simplification of European Community law. I have the impression that we are no farther forward with this than we were 17 years ago, the only difference being that the situation has got even worse. What is to be done then? We have to agree on the meaning of the terms used. We need a proper dictionary of Community law, a code like the Civil Code, or the Commercial Code or the Penal Code, which is organised rationally and divided into parts, sub-parts, chapters, sections and articles, in such a way that, when we are working on a text, we know in advance that we are going to amend such and such an article. In short, we need to make a great effort towards simplification. I fear that, despite the good intentions expressed by the rapporteurs, we are not quite there yet. Thank you."@en4
"Señora Presidenta, es usted una eminente especialista en el Japón antiguo de la era Tokugawa, durante la cual se mantenía al pueblo deliberadamente en la ignorancia de las leyes consideradas secreto de Estado, cuyo conocimiento se reservaba a un reducido número de grandes señores, pues se pensaba que de esta manera el pueblo observaría un respeto mucho mayor por unas normas que ignoraba por completo. Pues bien, a veces me pregunto si no nos inspiramos en esta antigua legislación japonesa. En realidad, Señorías, creo que la complejidad del Derecho europeo es el efecto perverso de una dinámica de grupo en la que participamos todos. ¿En qué consiste? En primer lugar, la iniciativa corresponde a la Comisión, pero detrás de cada Comisario se encuentran evidentemente la Dirección General y los funcionarios que la integran. Después, se pasa al Consejo. Teóricamente, el Consejo está integrado por Ministros. Estos se ponen de acuerdo en torno a un texto, a condición de que cada una de sus burocracias respectivas encuentren en él todas las normas que deben figurar en el proyecto común, y después el texto se remite al Parlamento y el Parlamento designa a un ponente. Naturalmente, el ponente, como es perfectamente legítimo, quiere que su nombre pase a la historia. Ahora bien, su nombre tendrá más posibilidades de ser recordado si añade normas que si las quita, por no hablar de los diputados que presentan enmiendas, del importante papel que desempeñan los grupos de presión, etc. Así concebimos, Señorías, un verdadero monstruo de normativa. Hace 17 años que estoy en este Parlamento y desde el primer año que ocupé un escaño había ya un debate sobre la simplificación del Derecho comunitario. Tengo la impresión de que estamos exactamente en el mismo punto que hace 17 años, con la única excepción de que la situación se ha agravado aún más. ¿Qué hace falta entonces? Debemos ponernos de acuerdo sobre el sentido de los términos que empleamos. Sería necesario un verdadero diccionario de Derecho comunitario, un código como el Código Civil, el Código Mercantil o el Código Penal, que esté organizado racionalmente, dividido en títulos, subtítulos, capítulos, secciones y artículos, de modo que cuando trabajemos sobre un texto sepamos de antemano que vamos a modificar tal o cual artículo. En resumen, hace falta un gran esfuerzo de simplificación. Me temo que a pesar de la buena voluntad expresada por los ponentes, no estemos ni mucho menos allí. Muchas gracias."@es20
"Madame le Président, vous êtes une éminente spécialiste du Japon ancien de l'époque Tokugawa, au cours de laquelle on conservait le peuple volontairement dans l'ignorance des lois classées secret d'état et dont la connaissance était réservée à un petit nombre de grands seigneurs, car l'on pensait qu'ainsi, le peuple était maintenu dans un respect beaucoup plus grand de normes dont il ignorait tout. Eh bien, je me demande parfois si nous ne nous inspirons pas effectivement de cette législation japonaise ancienne. En réalité, mes chers collègues, je crois que la complexité du droit européen est l'effet pervers d'une dynamique de groupe dont nous sommes intégralement partie prenante. De quoi s'agit-il? Premièrement, l'initiative appartient à la Commission, mais derrière chaque commissaire, se cachent évidemment la direction générale et les fonctionnaires qui la composent. Ensuite, cela passe au Conseil. Théoriquement, le Conseil est composé des ministres. Ceux-ci se mettent d'accord sur un texte, à condition que chacune de leur bureaucratie respective y retrouve l'intégralité des normes qui doivent figurer dans le projet commun, puis le texte est transmis au Parlement et le Parlement nomme un rapporteur. Et, naturellement, le rapporteur − c'est bien légitime − veut laisser son nom dans l'histoire. Or il laissera bien davantage un nom s'il ajoute des normes plutôt que s'il en supprime, sans parler des collègues qui déposent des amendements, du rôle important des lobbies, etc. C'est ainsi, Mesdames et Messieurs, que nous arrivons à un véritable monstre normatif. Cela fait dix-sept ans que je suis dans ce Parlement et, dès la première année où j'ai siégé ici un débat sur la simplification du droit communautaire se tenait déjà. J'ai l'impression qu'on en est absolument au même point qu'il y a dix-sept ans, à cette exception près que la situation s'est encore aggravée. Alors que faut-il? Il faut s'entendre sur le sens des termes. Il faudrait un véritable dictionnaire de droit communautaire, un code comme le Code civil, ou le Code de commerce ou le Code pénal, qui soit rationnellement organisé, divisé en parties, en sous-parties, en chapitres, en sections et en articles, de telle façon que, quand nous travaillons sur un texte, nous sachions à l'avance que nous allons modifier tel ou tel article. Bref, il faut un grand effort de simplification. Je crains que malgré les bonnes volontés exprimées par les rapporteurs, nous n'en soyons pas tout à fait là. Je vous remercie."@et5
"Arvoisa puhemies, olette vanhan japanilaisen Tokugawa-aikakauden huomattava asiantuntija. Tuolloin ihmiset pidettiin tarkoituksella tietämättöminä laista, jota pidettiin valtiosalaisuutena ja jonka tunsi ainoastaan pieni joukko ylimyksiä. Ajateltiin, että tällä tavoin ihmiset suhtautuisivat paljon kunnioittavammin normeihin, joista he eivät tienneet mitään. Joskus minusta vaikuttaa siltä, kuin mekin saisimme vaikutteita tästä ikivanhasta japanilaisesta lainsäädännöstä. Hyvät kollegat, todellisuudessa EU:n lainsäädännön sekavuus johtuu mielestäni vääristyneestä ryhmädynamiikasta, jossa olemme kaikki mukana. Mistä tässä kaikessa on kyse? Ensinnäkin komissiolla on aloiteoikeus, mutta jokaisen komission jäsenen taustalla on tietenkin yleinen hallintokoneisto siihen kuuluvine virkamiehineen. Seuraavaksi lakiehdotus siirtyy neuvostolle. Teoriassa neuvosto koostuu ministereistä. He pääsevät yksimielisyyteen tekstistä sillä edellytyksellä, että kunkin virkakoneisto katsoo sen täyttävän yhteiselle tekstille asetetut vaatimukset. Sen jälkeen teksti siirtyy parlamentille, ja parlamentti nimittää esittelijän. Esittelijä haluaa tietenkin aivan oikeutetusti nimensä historiankirjoihin. Hänen nimensä muistetaan paljon todennäköisemmin, jos hän pikemminkin lisää vaatimuksia kuin poistaa niitä, eikä tässä ole vielä otettu huomioon tarkistuksia esittäviä parlamentin jäseniä, painostusryhmien merkitystä ja muita asiaan liittyviä seikkoja. Hyvät kollegat, niinpä tuloksena on varsinainen säädöshirviö. Olen kuulunut Euroopan parlamenttiin 17 vuotta, ja jo heti ensimmäisestä edustajavuodestani alkaen käytiin keskustelua Euroopan yhteisön lainsäädännön yksinkertaistamisesta. Minusta tuntuu siltä, että emme ole 17 vuodessa edistyneet tässä asiassa mihinkään. Ainoa ero on se, että tilanne on vain pahentunut. Mitä siis pitäisi tehdä? Meidän on päästävä yhteisymmärrykseen käytettyjen termien merkityksestä. Tarvitsemme kunnollisen yhteisön oikeuden sanakirjan, siviili-, kauppa- ja rikoslainsäädännön kaltaisen lakikokoelman, joka on loogisen järjestyksen mukaisesti jaettu kohtiin, alakohtiin, lukuihin, pykäliin ja artikloihin siten, että käsitellessämme tiettyä tekstiä tiedämme etukäteen, että aioimme tarkistaa määrättyä artiklaa. Lyhyesti sanoen meidän on toteutettava määrätietoisia yksinkertaistamistoimia. Pelkään, että esittelijöiden hyvistä aikomuksista huolimatta emme ole vielä aivan pystyneet siihen."@fi7
"Madame le Président, vous êtes une éminente spécialiste du Japon ancien de l'époque Tokugawa, au cours de laquelle on conservait le peuple volontairement dans l'ignorance des lois classées secret d'état et dont la connaissance était réservée à un petit nombre de grands seigneurs, car l'on pensait qu'ainsi, le peuple était maintenu dans un respect beaucoup plus grand de normes dont il ignorait tout. Eh bien, je me demande parfois si nous ne nous inspirons pas effectivement de cette législation japonaise ancienne. En réalité, mes chers collègues, je crois que la complexité du droit européen est l'effet pervers d'une dynamique de groupe dont nous sommes intégralement partie prenante. De quoi s'agit-il? Premièrement, l'initiative appartient à la Commission, mais derrière chaque commissaire, se cachent évidemment la direction générale et les fonctionnaires qui la composent. Ensuite, cela passe au Conseil. Théoriquement, le Conseil est composé des ministres. Ceux-ci se mettent d'accord sur un texte, à condition que chacune de leur bureaucratie respective y retrouve l'intégralité des normes qui doivent figurer dans le projet commun, puis le texte est transmis au Parlement et le Parlement nomme un rapporteur. Et, naturellement, le rapporteur − c'est bien légitime − veut laisser son nom dans l'histoire. Or il laissera bien davantage un nom s'il ajoute des normes plutôt que s'il en supprime, sans parler des collègues qui déposent des amendements, du rôle important des lobbies, etc. C'est ainsi, Mesdames et Messieurs, que nous arrivons à un véritable monstre normatif. Cela fait dix-sept ans que je suis dans ce Parlement et, dès la première année où j'ai siégé ici un débat sur la simplification du droit communautaire se tenait déjà. J'ai l'impression qu'on en est absolument au même point qu'il y a dix-sept ans, à cette exception près que la situation s'est encore aggravée. Alors que faut-il? Il faut s'entendre sur le sens des termes. Il faudrait un véritable dictionnaire de droit communautaire, un code comme le Code civil, ou le Code de commerce ou le Code pénal, qui soit rationnellement organisé, divisé en parties, en sous-parties, en chapitres, en sections et en articles, de telle façon que, quand nous travaillons sur un texte, nous sachions à l'avance que nous allons modifier tel ou tel article. Bref, il faut un grand effort de simplification. Je crains que malgré les bonnes volontés exprimées par les rapporteurs, nous n'en soyons pas tout à fait là. Je vous remercie."@hu11
"Signora Presidente, lei è una eminente esperta dell’antico Giappone dell’epoca Tokugawa, durante la quale si teneva deliberatamente il popolo nell’ignoranza delle leggi, considerate segreto di Stato, e la conoscenza delle quali era riservata a una cerchia ristretta di grandi signori, perché si pensava che in quel modo il popolo avrebbe mantenuto un maggior rispetto di norme di cui ignorava tutto. Ebbene, mi chiedo talvolta se di fatto non ci ispiriamo a questa antica legislazione giapponese. In realtà, onorevoli colleghi, credo che la complessità del diritto europeo sia l’effetto perverso di una dinamica di gruppo di cui tutti facciamo parte. Di che cosa si tratta? In primo luogo, l’iniziativa spetta alla Commissione, ma dietro ogni Commissario si nascondono evidentemente la direzione generale e i funzionari che la compongono. Poi passa al Consiglio. In teoria, il Consiglio è composto dai ministri. Questi raggiungono un accordo su un testo, purché ciascuna delle loro rispettive burocrazie vi ritrovi tutte le norme che devono figurare nel progetto comune, poi il testo è trasmesso al Parlamento e il Parlamento nomina un relatore. Naturalmente, il relatore, come è del tutto legittimo, vuole che il suo nome passi alla storia. Il suo nome sarà ricordato con maggiore probabilità se aggiunge norme anziché sopprimerle, senza parlare dei colleghi che presentano emendamenti, dell’importante ruolo dei gruppi d’interessi e via dicendo. E’ così, onorevoli colleghi, che arriviamo a un vero mostro normativo. Sono 17 anni che siedo in quest’Aula e ricordo che proprio il primo anno in cui ho preso posto qui era in corso un dibattito sulla semplificazione del diritto comunitario. Ho l’impressione che siamo assolutamente allo stesso punto di 17 anni fa, con la sola differenza che la situazione si è ulteriormente aggravata. Allora cosa dobbiamo fare? Dobbiamo intenderci sul significato dei termini utilizzati. Occorrerebbe un vero dizionario del diritto comunitario, un codice come il Codice civile, o il Codice di commercio o il Codice penale, che sia organizzato razionalmente, diviso in parti, sottoparti, capitoli, sezioni e articoli, in modo che, quando lavoriamo su un testo, sappiamo in anticipo che modificheremo questo o quell’articolo. In breve, occorre un grande sforzo di semplificazione. Temo che malgrado le buone intenzioni espresse dai relatori, ne siamo ancora lontani. Vi ringrazio."@it12
"Madame le Président, vous êtes une éminente spécialiste du Japon ancien de l'époque Tokugawa, au cours de laquelle on conservait le peuple volontairement dans l'ignorance des lois classées secret d'état et dont la connaissance était réservée à un petit nombre de grands seigneurs, car l'on pensait qu'ainsi, le peuple était maintenu dans un respect beaucoup plus grand de normes dont il ignorait tout. Eh bien, je me demande parfois si nous ne nous inspirons pas effectivement de cette législation japonaise ancienne. En réalité, mes chers collègues, je crois que la complexité du droit européen est l'effet pervers d'une dynamique de groupe dont nous sommes intégralement partie prenante. De quoi s'agit-il? Premièrement, l'initiative appartient à la Commission, mais derrière chaque commissaire, se cachent évidemment la direction générale et les fonctionnaires qui la composent. Ensuite, cela passe au Conseil. Théoriquement, le Conseil est composé des ministres. Ceux-ci se mettent d'accord sur un texte, à condition que chacune de leur bureaucratie respective y retrouve l'intégralité des normes qui doivent figurer dans le projet commun, puis le texte est transmis au Parlement et le Parlement nomme un rapporteur. Et, naturellement, le rapporteur − c'est bien légitime − veut laisser son nom dans l'histoire. Or il laissera bien davantage un nom s'il ajoute des normes plutôt que s'il en supprime, sans parler des collègues qui déposent des amendements, du rôle important des lobbies, etc. C'est ainsi, Mesdames et Messieurs, que nous arrivons à un véritable monstre normatif. Cela fait dix-sept ans que je suis dans ce Parlement et, dès la première année où j'ai siégé ici un débat sur la simplification du droit communautaire se tenait déjà. J'ai l'impression qu'on en est absolument au même point qu'il y a dix-sept ans, à cette exception près que la situation s'est encore aggravée. Alors que faut-il? Il faut s'entendre sur le sens des termes. Il faudrait un véritable dictionnaire de droit communautaire, un code comme le Code civil, ou le Code de commerce ou le Code pénal, qui soit rationnellement organisé, divisé en parties, en sous-parties, en chapitres, en sections et en articles, de telle façon que, quand nous travaillons sur un texte, nous sachions à l'avance que nous allons modifier tel ou tel article. Bref, il faut un grand effort de simplification. Je crains que malgré les bonnes volontés exprimées par les rapporteurs, nous n'en soyons pas tout à fait là. Je vous remercie."@lt14
"Madame le Président, vous êtes une éminente spécialiste du Japon ancien de l'époque Tokugawa, au cours de laquelle on conservait le peuple volontairement dans l'ignorance des lois classées secret d'état et dont la connaissance était réservée à un petit nombre de grands seigneurs, car l'on pensait qu'ainsi, le peuple était maintenu dans un respect beaucoup plus grand de normes dont il ignorait tout. Eh bien, je me demande parfois si nous ne nous inspirons pas effectivement de cette législation japonaise ancienne. En réalité, mes chers collègues, je crois que la complexité du droit européen est l'effet pervers d'une dynamique de groupe dont nous sommes intégralement partie prenante. De quoi s'agit-il? Premièrement, l'initiative appartient à la Commission, mais derrière chaque commissaire, se cachent évidemment la direction générale et les fonctionnaires qui la composent. Ensuite, cela passe au Conseil. Théoriquement, le Conseil est composé des ministres. Ceux-ci se mettent d'accord sur un texte, à condition que chacune de leur bureaucratie respective y retrouve l'intégralité des normes qui doivent figurer dans le projet commun, puis le texte est transmis au Parlement et le Parlement nomme un rapporteur. Et, naturellement, le rapporteur − c'est bien légitime − veut laisser son nom dans l'histoire. Or il laissera bien davantage un nom s'il ajoute des normes plutôt que s'il en supprime, sans parler des collègues qui déposent des amendements, du rôle important des lobbies, etc. C'est ainsi, Mesdames et Messieurs, que nous arrivons à un véritable monstre normatif. Cela fait dix-sept ans que je suis dans ce Parlement et, dès la première année où j'ai siégé ici un débat sur la simplification du droit communautaire se tenait déjà. J'ai l'impression qu'on en est absolument au même point qu'il y a dix-sept ans, à cette exception près que la situation s'est encore aggravée. Alors que faut-il? Il faut s'entendre sur le sens des termes. Il faudrait un véritable dictionnaire de droit communautaire, un code comme le Code civil, ou le Code de commerce ou le Code pénal, qui soit rationnellement organisé, divisé en parties, en sous-parties, en chapitres, en sections et en articles, de telle façon que, quand nous travaillons sur un texte, nous sachions à l'avance que nous allons modifier tel ou tel article. Bref, il faut un grand effort de simplification. Je crains que malgré les bonnes volontés exprimées par les rapporteurs, nous n'en soyons pas tout à fait là. Je vous remercie."@lv13
"Madame le Président, vous êtes une éminente spécialiste du Japon ancien de l'époque Tokugawa, au cours de laquelle on conservait le peuple volontairement dans l'ignorance des lois classées secret d'état et dont la connaissance était réservée à un petit nombre de grands seigneurs, car l'on pensait qu'ainsi, le peuple était maintenu dans un respect beaucoup plus grand de normes dont il ignorait tout. Eh bien, je me demande parfois si nous ne nous inspirons pas effectivement de cette législation japonaise ancienne. En réalité, mes chers collègues, je crois que la complexité du droit européen est l'effet pervers d'une dynamique de groupe dont nous sommes intégralement partie prenante. De quoi s'agit-il? Premièrement, l'initiative appartient à la Commission, mais derrière chaque commissaire, se cachent évidemment la direction générale et les fonctionnaires qui la composent. Ensuite, cela passe au Conseil. Théoriquement, le Conseil est composé des ministres. Ceux-ci se mettent d'accord sur un texte, à condition que chacune de leur bureaucratie respective y retrouve l'intégralité des normes qui doivent figurer dans le projet commun, puis le texte est transmis au Parlement et le Parlement nomme un rapporteur. Et, naturellement, le rapporteur − c'est bien légitime − veut laisser son nom dans l'histoire. Or il laissera bien davantage un nom s'il ajoute des normes plutôt que s'il en supprime, sans parler des collègues qui déposent des amendements, du rôle important des lobbies, etc. C'est ainsi, Mesdames et Messieurs, que nous arrivons à un véritable monstre normatif. Cela fait dix-sept ans que je suis dans ce Parlement et, dès la première année où j'ai siégé ici un débat sur la simplification du droit communautaire se tenait déjà. J'ai l'impression qu'on en est absolument au même point qu'il y a dix-sept ans, à cette exception près que la situation s'est encore aggravée. Alors que faut-il? Il faut s'entendre sur le sens des termes. Il faudrait un véritable dictionnaire de droit communautaire, un code comme le Code civil, ou le Code de commerce ou le Code pénal, qui soit rationnellement organisé, divisé en parties, en sous-parties, en chapitres, en sections et en articles, de telle façon que, quand nous travaillons sur un texte, nous sachions à l'avance que nous allons modifier tel ou tel article. Bref, il faut un grand effort de simplification. Je crains que malgré les bonnes volontés exprimées par les rapporteurs, nous n'en soyons pas tout à fait là. Je vous remercie."@mt15
"Mevrouw de Voorzitter, u weet alles over het oude Japan van het Tokugawa-tijdperk, een periode waarin het volk bewust onkundig werd gelaten van de wet, die als staatsgeheim beschouwd werd; slechts een kleine groep landsheren mocht van de inhoud van de wetten kennis nemen, omdat men dacht dat het volk de regels veel strikter in acht zou nemen als het de inhoud daarvan niet kende. Soms vraag ik me af of we het voorbeeld van die Japanse wetgeving uit oude tijden niet aan het volgen zijn. Feit is, dames en heren, dat de complexiteit van het Europese recht het onbedoelde effect is van een groepsproces waaraan wij allemaal deelnemen. Wat bedoel ik daarmee? Het begint bij de Commissie; die heeft het recht van initiatief, maar achter iedere commissaris gaat uiteraard een directoraat-generaal met alle bijbehorende ambtenaren schuil. Dan gaat de hele zaak naar de Raad. Theoretisch gezien bestaat de Raad uit een aantal ministers die het eens moeten zien te worden over een tekst. Voorwaarde is wel dat ieder ambtenarenapparaat van iedere afzonderlijke minister alle noodzakelijk geachte regels in het gemeenschappelijk voorstel terugvindt. Vervolgens wordt de tekst doorgestuurd naar het Parlement, dat een rapporteur benoemt. Zo'n rapporteur wil er natuurlijk graag zijn of haar stempel op drukken - daar is ook niets op tegen - en een stempel ergens op drukken gaat nu eenmaal beter wanneer je regels toevoegt dan wanneer je regels schrapt. En dan laat ik een aantal zaken nog buiten beschouwing, zoals collega's die amendementen indienen, de grote rol die lobbygroepen spelen, enzovoort. En zo, dames en heren, creëren we met ons allen een normatief monstrum. Ik ben al zeventien jaar lid van dit Parlement, en zeventien jaar geleden, in het eerste jaar waarin ik hier rondliep, vond er al een debat plaats over vereenvoudiging van het Gemeenschapsrecht. Ik heb de indruk dat we in die zeventien jaar geen stap verder zijn gekomen, en dat het enige verschil is dat de situatie zelfs verslechterd is. Wat moet er gebeuren? We moeten ervoor zorgen dat we het eens zijn over de betekenis van de termen. Er zou een echt woordenboek van het Gemeenschapsrecht moeten komen, een soort wetboek zoals het burgerlijk wetboek, het wetboek van koophandel of het wetboek van strafrecht. Dat wetboek zou logisch opgebouwd moeten zijn en moeten bestaan uit delen, subdelen, hoofdstukken, afdelingen en artikelen, zodat we bij de behandeling van een tekst op voorhand weten welk artikel gewijzigd gaat worden. Het gaat kortom om een grote vereenvoudigingsoperatie. Ik vrees dat dat doel nog niet echt in zicht is, ondanks de goede wil van de rapporteurs. Dank u wel voor uw aandacht."@nl3
"Madame le Président, vous êtes une éminente spécialiste du Japon ancien de l'époque Tokugawa, au cours de laquelle on conservait le peuple volontairement dans l'ignorance des lois classées secret d'état et dont la connaissance était réservée à un petit nombre de grands seigneurs, car l'on pensait qu'ainsi, le peuple était maintenu dans un respect beaucoup plus grand de normes dont il ignorait tout. Eh bien, je me demande parfois si nous ne nous inspirons pas effectivement de cette législation japonaise ancienne. En réalité, mes chers collègues, je crois que la complexité du droit européen est l'effet pervers d'une dynamique de groupe dont nous sommes intégralement partie prenante. De quoi s'agit-il? Premièrement, l'initiative appartient à la Commission, mais derrière chaque commissaire, se cachent évidemment la direction générale et les fonctionnaires qui la composent. Ensuite, cela passe au Conseil. Théoriquement, le Conseil est composé des ministres. Ceux-ci se mettent d'accord sur un texte, à condition que chacune de leur bureaucratie respective y retrouve l'intégralité des normes qui doivent figurer dans le projet commun, puis le texte est transmis au Parlement et le Parlement nomme un rapporteur. Et, naturellement, le rapporteur − c'est bien légitime − veut laisser son nom dans l'histoire. Or il laissera bien davantage un nom s'il ajoute des normes plutôt que s'il en supprime, sans parler des collègues qui déposent des amendements, du rôle important des lobbies, etc. C'est ainsi, Mesdames et Messieurs, que nous arrivons à un véritable monstre normatif. Cela fait dix-sept ans que je suis dans ce Parlement et, dès la première année où j'ai siégé ici un débat sur la simplification du droit communautaire se tenait déjà. J'ai l'impression qu'on en est absolument au même point qu'il y a dix-sept ans, à cette exception près que la situation s'est encore aggravée. Alors que faut-il? Il faut s'entendre sur le sens des termes. Il faudrait un véritable dictionnaire de droit communautaire, un code comme le Code civil, ou le Code de commerce ou le Code pénal, qui soit rationnellement organisé, divisé en parties, en sous-parties, en chapitres, en sections et en articles, de telle façon que, quand nous travaillons sur un texte, nous sachions à l'avance que nous allons modifier tel ou tel article. Bref, il faut un grand effort de simplification. Je crains que malgré les bonnes volontés exprimées par les rapporteurs, nous n'en soyons pas tout à fait là. Je vous remercie."@pl16
"Senhora Presidente, a senhora é uma eminente especialista do Japão antigo da época Tokugawa, durante a qual se conservava o povo voluntariamente na ignorância das leis classificadas como segredo de Estado e cujo conhecimento era reservado a um pequeno número de grandes senhores, pois pensava-se que, assim, o povo era mantido num respeito muito maior de normas de que ignorava tudo. Pois bem, pergunto por vezes a mim próprio se não nos inspiramos efectivamente nessa antiga legislação japonesa. Na realidade, caros colegas, penso que a complexidade do direito europeu representa o efeito perverso de uma dinâmica de grupo de que somos integralmente partes interessadas. O que é que está em causa? Em primeiro lugar, a iniciativa cabe à Comissão mas, por detrás de cada Comissário, escondem-se evidentemente a Direcção-geral e os funcionários que a compõem. Em seguida, passa para o Conselho. Teoricamente, o Conselho é composto por Ministros. Estes chegam a acordo sobre um texto, desde que cada uma das burocracias respectivas nele encontrem integralmente as normas que devem figurar no projecto comum. Depois, o texto é transmitido ao Parlamento e este nomeia um relator. E, naturalmente, o relator – o que é perfeitamente legítimo – pretende deixar o seu nome para a História. Ora, isso acontecerá muito mais se acrescentar normas em vez de as suprimir, sem falar dos colegas que apresentam alterações, do papel importante dos grupos de pressão, etc. É assim, Senhoras e Senhores Deputados, que chegamos a um verdadeiro monstro normativo. Há dezassete anos que estou neste Parlamento e, logo no primeiro ano em que cá estive, teve lugar um debate sobre a simplificação do direito comunitário. Tenho a impressão de que estamos precisamente no mesmo ponto do que há dezassete anos, excepto que a situação se agravou ainda mais. Então, que é preciso? Temos de nos entender sobre o sentido dos termos. Seria preciso um verdadeiro dicionário de direito comunitário, um código como o Código Civil, ou o Código de Comércio ou o Código Penal, racionalmente organizado, dividido em partes, em sub-partes, em capítulos, secções e artigos, de tal forma que, quando trabalhamos sobre um texto, saibamos antecipadamente que vamos modificar este ou aquele artigo. Em resumo, é preciso um grande esforço de simplificação. Temo que, apesar das boas vontades expressas pelos relatores, não estejamos ainda totalmente aí. Muito obrigado."@pt17
"Madame le Président, vous êtes une éminente spécialiste du Japon ancien de l'époque Tokugawa, au cours de laquelle on conservait le peuple volontairement dans l'ignorance des lois classées secret d'état et dont la connaissance était réservée à un petit nombre de grands seigneurs, car l'on pensait qu'ainsi, le peuple était maintenu dans un respect beaucoup plus grand de normes dont il ignorait tout. Eh bien, je me demande parfois si nous ne nous inspirons pas effectivement de cette législation japonaise ancienne. En réalité, mes chers collègues, je crois que la complexité du droit européen est l'effet pervers d'une dynamique de groupe dont nous sommes intégralement partie prenante. De quoi s'agit-il? Premièrement, l'initiative appartient à la Commission, mais derrière chaque commissaire, se cachent évidemment la direction générale et les fonctionnaires qui la composent. Ensuite, cela passe au Conseil. Théoriquement, le Conseil est composé des ministres. Ceux-ci se mettent d'accord sur un texte, à condition que chacune de leur bureaucratie respective y retrouve l'intégralité des normes qui doivent figurer dans le projet commun, puis le texte est transmis au Parlement et le Parlement nomme un rapporteur. Et, naturellement, le rapporteur − c'est bien légitime − veut laisser son nom dans l'histoire. Or il laissera bien davantage un nom s'il ajoute des normes plutôt que s'il en supprime, sans parler des collègues qui déposent des amendements, du rôle important des lobbies, etc. C'est ainsi, Mesdames et Messieurs, que nous arrivons à un véritable monstre normatif. Cela fait dix-sept ans que je suis dans ce Parlement et, dès la première année où j'ai siégé ici un débat sur la simplification du droit communautaire se tenait déjà. J'ai l'impression qu'on en est absolument au même point qu'il y a dix-sept ans, à cette exception près que la situation s'est encore aggravée. Alors que faut-il? Il faut s'entendre sur le sens des termes. Il faudrait un véritable dictionnaire de droit communautaire, un code comme le Code civil, ou le Code de commerce ou le Code pénal, qui soit rationnellement organisé, divisé en parties, en sous-parties, en chapitres, en sections et en articles, de telle façon que, quand nous travaillons sur un texte, nous sachions à l'avance que nous allons modifier tel ou tel article. Bref, il faut un grand effort de simplification. Je crains que malgré les bonnes volontés exprimées par les rapporteurs, nous n'en soyons pas tout à fait là. Je vous remercie."@sk18
"Madame le Président, vous êtes une éminente spécialiste du Japon ancien de l'époque Tokugawa, au cours de laquelle on conservait le peuple volontairement dans l'ignorance des lois classées secret d'état et dont la connaissance était réservée à un petit nombre de grands seigneurs, car l'on pensait qu'ainsi, le peuple était maintenu dans un respect beaucoup plus grand de normes dont il ignorait tout. Eh bien, je me demande parfois si nous ne nous inspirons pas effectivement de cette législation japonaise ancienne. En réalité, mes chers collègues, je crois que la complexité du droit européen est l'effet pervers d'une dynamique de groupe dont nous sommes intégralement partie prenante. De quoi s'agit-il? Premièrement, l'initiative appartient à la Commission, mais derrière chaque commissaire, se cachent évidemment la direction générale et les fonctionnaires qui la composent. Ensuite, cela passe au Conseil. Théoriquement, le Conseil est composé des ministres. Ceux-ci se mettent d'accord sur un texte, à condition que chacune de leur bureaucratie respective y retrouve l'intégralité des normes qui doivent figurer dans le projet commun, puis le texte est transmis au Parlement et le Parlement nomme un rapporteur. Et, naturellement, le rapporteur − c'est bien légitime − veut laisser son nom dans l'histoire. Or il laissera bien davantage un nom s'il ajoute des normes plutôt que s'il en supprime, sans parler des collègues qui déposent des amendements, du rôle important des lobbies, etc. C'est ainsi, Mesdames et Messieurs, que nous arrivons à un véritable monstre normatif. Cela fait dix-sept ans que je suis dans ce Parlement et, dès la première année où j'ai siégé ici un débat sur la simplification du droit communautaire se tenait déjà. J'ai l'impression qu'on en est absolument au même point qu'il y a dix-sept ans, à cette exception près que la situation s'est encore aggravée. Alors que faut-il? Il faut s'entendre sur le sens des termes. Il faudrait un véritable dictionnaire de droit communautaire, un code comme le Code civil, ou le Code de commerce ou le Code pénal, qui soit rationnellement organisé, divisé en parties, en sous-parties, en chapitres, en sections et en articles, de telle façon que, quand nous travaillons sur un texte, nous sachions à l'avance que nous allons modifier tel ou tel article. Bref, il faut un grand effort de simplification. Je crains que malgré les bonnes volontés exprimées par les rapporteurs, nous n'en soyons pas tout à fait là. Je vous remercie."@sl19
"Fru talman! Ni är en framstående specialist på det forntida Japan under Tokugawa-eran, då folket avsiktligt hölls i ovetskap om lagarna som ansågs vara statshemligheter. Kunskapen om dem begränsades till ett litet antal stora herrar eftersom man trodde att på så sätt skulle folk hysa mycket större respekt för normer som de inte visste något om. Ja, ibland undrar jag om vi inte hämtar vår inspiration från denna urgamla japanska lagstiftning. I själva verket, mina damer och herrar, anser jag att komplexiteten i den europeiska lagstiftningen är en pervers följd av en gruppdynamik som vi alla är delaktiga i. Vad är det egentligen frågan om? För det första ligger initiativet hos kommissionen, men bakom varje kommissionsledamot finns naturligtvis den allmänna förvaltningen och de tjänstemän som ingår i den. Sedan går det till rådet. Teoretiskt sett består rådet av ministrar. De kommer överens om en text, förutsatt att var och en av deras respektive myndigheter erkänner den enligt alla standarder som ska ingå i den gemensamma texten, sedan går texten till parlamentet och parlamentet utser en föredragande. Naturligtvis vill de föredragande, vilket är helt rimligt, att deras namn ska gå till historien. Det är mycket troligare att deras namn blir ihågkomna om de lägger till standarder i stället för att ta bort dem, och då har jag inte ens nämnt ledamöterna som lägger fram ändringsförslag eller den viktiga roll som påtryckningsgrupper har och så vidare. Följaktligen, mina damer och herrar, får vi ett riktigt regleringsmonster. Jag har varit i detta parlament i 17 år, och redan från och med det allra första året då jag intog min plats här pågick en debatt om förenkling av gemenskapsrätten. Jag har intrycket att vi inte har kommit längre i denna fråga än vad vi hade för 17 år sedan; den enda skillnaden är att läget har förvärrats ytterligare. Vad ska vi då göra åt saken? Vi måste komma överens om betydelsen av de termer som används. Vi behöver ett riktigt lexikon för gemenskapsrätten, en kodex som civillagen, eller handelslagen eller brottsbalken, som är rationellt uppbyggd och indelad i avdelningar, underavdelningar, kapitel, avsnitt och artiklar på ett sådant sätt att vi, när vi arbetar med en text, i förväg vet att vi ska ändra just den artikeln. Kort sagt, vi måste göra en stor insats för förenkling. Jag fruktar att trots de goda avsikter som föredragandena har gett uttryck för är vi inte riktigt där än. Tack så mycket."@sv21
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"Bruno Gollnisch (NI ). –"5,19,15,1,18,14,16,11,13

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